Brantôme, éd. Lalanne, VII, p
3. La faiblessse des arguments développés par M. Emile Badel pour faire de Gringore un Lorrain {Pierre Gringore, poète français, etc.; Nancy, 1892, in-8) donnait déjà une force nouvelle aux documents réunis par l'abbé de La Rue sur les Gringore normands {Essais historiques sur les bardes., les jongleurs, etc., i834, III, p. 334); mais nous apprenons que M. Armand Benêt, archiviste du Calvados, doit publier dans les Titres féodaux du duché d'Harcourt des actes beaucoup plus précis.
Chasteau de Labour^ simple remaniement de l'Adresse de Povreté et de Richesse de Jehan Bruyant, fut achevé d'imprimer le 3i décembre 1499. Nous serions entraîné trop loin si nous voulions parler ici de ses poésies morales et historiques; nous rappellerons seulement les dates de sa carrière dramatique.
i5oi (25 novembre). — Jehan Marchand, charpentier de la Grande Coignée, et Pierre Gringore, compositeur, font représenter un mystère au Châtelet de Paris, lors de l'entrée de l'archiduc Philippe d'Autriche. Ils reçoivent de la ville pour leurs peines et frais, une indemnité de 100 livres '.
i5o2 (février). — Les mêmes personnages organisent un mystère au même lieu lors de l'entrée du cardinal légat, Georges d'Amboise. Ils reçoivent de nouveau cent livres \
i5o4 (19 novembre). — Les mêmes personnages organisent le mystère représenté à la porte du Châtelet lors de l'entrée de la reine Anne de Bretagne ^ Ils reçoivent de la ville de Paris, une première fois cinquante livres, une seconde fois cent livres \
i5i2(25 février). — Jeu du Prince des sot\^ représenté à Paris.
1 5 14 (décembre). — Jehan Marchand, charpentier, et Pierre Grégoire [sic], historien et facteur, organisent le mystère représenté à la porte du Châtelet lors de l'en-