Œuvres, éd. Queux de Saint-Hilairc et Raynaud, I, p
2. Le Mystère des trois Doms, joué à Romaus en MDIX^ publié par feu Paul-Emile Giraud et Ulysse Chevalier (Lyon,
1887, in-4), p. 847.
7 novembre 1495. « Après tout recueil et aultre bienvenue faicte, vint devers luy ledit maistre Andry de La Vigne lequel il avoit commis a coucher et mettre par escript ce présent voyage, comme il appert; qui a sa bienvenue luy apporta entre aultres choses faictes et composées par luy le rondeau qui s'ensuyt :
« Bien venu soit le second Alixandre, L'autre César, Theritier Charlemaigne... » \
1496. — Au début de cette année, le poète s'occupa sans doute de compléter, puis de faire recopier et imprimer son journal de l'expédition d'Italie, qu'il intitula d'abord La Ressource de la Chrestienté, puis Le Vergier d'honneur '. La première édition dut être imprimée dans la ville d'Angoulême, par Pierre Alain et André Chauvin'. Nous ignorons si André de La Vigne y mêla ses vers à ceux d'Octavien de Saint- Gelais. L'évêque fit son entrée solennelle à Angoulême au retour de l'expédition d'Italie, par conséquent en 1496. On doit donc admettre que la publication fut faite sous ses yeux.
Dans les éditions dont il nous est parvenu des exemplaires complets, éditions dont le prototype est celle de Vérard, le titre porte les deux noms d'Octavien de Saint-Gelais et d'André de La Vigne, bien que le recueil ne contienne qu'une seule pièce sortie de la plume du prélat : la Complaincte et Epiiaphe du feu roy Charles^ dernier trespassé. Tout le reste du volume est occupé
1. Le Vergier d'honneur, éd. de Philippe le Noir, in-fol. goth., fol. / V '«'.
2. Les manuscrits de la Bibliothèque nationale (fr. 16S7 et 1699) sont intitulés La Ressource de la chrestienté .
3. Un fragment de i5 fF. appartenant à une édition exécutée avec les caractères de ces imprimeurs est conservé à la Bibliothèque nationale. Voy. L. Delisle, Mélanges de paléographie et de bibliographie, p. 3 18.
par des ballades, des rondeaux, des acrostiches et même par une moralité dont le seul auteur est André de La Vigne'. Vérard fondit de même avec un ouvrage d'Octavien de Saint-Gelais, La Chasse et le Départ d'amours, les poésies de Charles d'Orléans, remaniées cette fois par Biaise d'Auriol '. Le fait qu'André de La Vigne compléta la traduction des Épîtres d'Ovide entreprise par Tévêque d'Angoulême, nous fait croire qu'il avait entre les mains les papiers d'Octavien et qu'il lui avait servi de secrétaire \
Au mois d'octobre de l'année 1496, André de La Vigne fît représenter à Seurre, en Bourgogne, trois pièces dont le texte nous est parvenu : le Mistere de saint Martin, la Moralité de V Aveugle et du Boiteux et la Farce du Munyer. Un procès- verbal joint au manuscrit nous donne de curieux détails sur la représentation '. On a déjà vu que dans ce procès- verbal notre