I. Sans doute « être pendu
Ces arbres cy, et pour ovrir L^s esprîs qu'a mortiffiés.
Monde.
Touu ceulx qu'en toy se sont fiez,
Deffiés Se sont trouves par fin de compte.
Ta maistresse a maintz gens ncyis.
Dont n'ayés Metz que tu diz d'en fere conte,
Qu'en mesconte Ne se trouve par tes propos ; Et qui sur loy par apuy monte
A grant honte Vient il pour certain en depoz.
Asuz.
!•* Vielbesse mea de tieulx compoz
En tes potz Pour te donner merencolie.
Tu resves. Entendz tes suppotz.
Atropos Desja de son lyen te lye.
Hé, Monde, laisse tet folye.
Cherc et lye Te donré, se lu me veulx croire.
Ta pensée est toute amollie,
Hors saillie De tout bon propos et mémoire.
Monde.
Est il donc vray?
Aboz.
C'est tout notoire.
Pauvre homme, tu te vas mourir
M te dorerre — gs donc tst suppléé
A faulte de te secourir.
Vault il pas mieulx prandre plaisance, 95
Gaudir, jouer, fouyr nuysance?
Ha! croys moy que tu as esté
En quelque lieu a cest esté
Ou l'en t'a tourné ton serveau.
Monde.
Quel remède ?
Abuz
Fol. Aiiij Quel? Bon et beau. 100
Le Monde.
Mon amy, je le veulx sçavoir.
Car, affin de te dire veoir, Je ne veulx pas si tost mourir.
Abuz.
Monde, il te fault endormir
Et reposer ta fantasye. io5
Couche toy cy, et mélodie
Ouyras, te donnant salut.
Tromper, trompant, trompe, trompé!
Mon son n'est que bien atrempé
Pour devenir à mes actaintes '. no
Vez la mon villain éndormy ;
Maintenant n'aray hom qui grougne.
Il me convient mectre en besoigne
Affin de cueulhir quelques fruyct
Des arbres que J'avoys construict. 1 15
Je croy que le fruict est dedans;
Mais, de mes braz, piez, mains ou dens,
Ou a bon cop de ce sarpeau,
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