‹ Recueil général des sotties (volume 4)Chapitre 22 sur 97 · temps perdras · texte numérisé non relu

temps perdras

1. Jeu de mots sur « le chat » (la forme gat est précisément usitée, à Toulouse) et. le «légat », Georges. d'Amboise.

2. En 1488, Pierre Du Mas^ abbé de Chézal-Benoît, dans ]^,diô- . cèse de Bourges, voyant que ses religieux s'étaient relâchés de leur règLe^ entreprit d^ les réformer. Il rédi{gea de nouveaux sta-* tuts qui furent approuvés par, les papes Innocent VIII et Alexàx^- , dre VI. Guillaume Alabat, abbé de Sain^-Sulpice de Bourges, suivit l'exemple de PierreDu Mas et obtint de lui des moines déjà soumis à la réforme (1497). Le cardinal Philippe de Luxembourg/, abbé de Saint^Vincent du Mans, adhéra, lui aussi, aux nouveaux statuts, et se démit, en. faveur de Jehan Le Roist, ancien abbé de Ch^zal-Benoit, parce. que les abbéa.ne deyaient plus rester en charge que trois ou six ans (i5oo). Jacques d'Amboise, évoque de Clermont, résigna de .m4me Tabbaye de Saint-Allire située dans sa ville épisco pale,, en faveur d'Yves Morisson; pials il con- . serva Fabbaye de Cluny (Dom Jacques Bouillart, Histoire de Vabbaye royale de Saint^Germain-des-Prei^ \ Paris, 1734, in-fol., pp. 177-178). Il semble que Vauteur fasse allusion à cette dernière démission qui lui était suspecte. Le cumul des bénéfices était un des abus contre lesquels les auteurs satiriques ne cessaient de protester. Cf. \ai Sottie de V Astrologue, t. I, p. 209,^ v. 1 36-141.

3. Comme notre sottie ne peut appartenir ni à Tannée i5oo, ni à Tannée i525, années où il y eut des jubilés univçrs^ls» nous . avons cru autrefois que cette mention d'un jubilé devait se rapr porter à Tex^liation de Léon X; mais, en y regardant. de plus près, il nous semble que l'auteur vise d'une façon générale les indulgences ou les jubilés que le roi est obligé d'acheter fort cher.

Veez cy la piesse Ypocasis * 665

Qui côustà troys s6k parîsis

A maiatz blgotz suivans la court.

Sot CORROMPU.

O que le roy a esté sourd -

Qu'il n'aye faict chancelier . Cil qui faict grand chance lyer, 670

Tant sainct, tant bon, tant sçavant homme, Tant plain de miracles de Rome ' :

Par mon serment, ce n^est pas Riz '.

665 piessa — 669 nay

I. Au V. 812 le poète interprète lui-mâme ce mot par « hypocrisie ». ' • ' '

3 . Le chancelier Ouy de Rochefort était mort att mois de janvier 1 507, et ie roi avait donné sa succession à Jehan dé Ganay, premier président du parlement de Paris (3 1- janvier iSoy). C'était, au dire de son épîtaphe, un « zélateur de la choke publique^ tkrdif a rire 'et prést à conseiller » (Lebeuf, Histoire de Paris, éd. Cbcherîs, III, p. 223). — Quel était le personnage à qùî notre auteur eût voulu voir confier les sceaux ? Il n'est pas facile dé répondre à cette question. Tous lès hommes marquants de ce téinps avaient été en Italie. Jehan de Ganay lui-même avait re'mpli une ïhission aupfès du pape Alexandre IV avec Estienne de Vesc, sénéchal de Beaucaire, et Pierre de Rohan, maréchal de Gié.

3. L'auteur joue probablement ici sur' le mot Ri!(, Il faut entendre : « Ce n'est pas rire » et c ce n'est pas Michel Ris ». Michèle Rizzio, appelé en France Ris, était un avocat de N'aplés, qui, après la prise de la ville, s*était attaché à Charles VII t. Le roi l'avait pourvu, le 10 février 1497 (n. s.), d'un office de conseiller au parlement de Bourgogne; mais, avant qu'il eût pu exercer cet office, il avait été nommé premier conseiller du sénat de Milan. En juin i5oi et en juillet i5o2, Michèle avait été appelé au parlement de Provence comme premier président; mais il n'avait pas pris possession de sa nouvelle charge. Le 3 juin i5o4, il avait été reçu conseiller au parlement de Paris. Deux ans après,il avait été fait maître des requêtes. En, i5o6 et 1507, l'avocat de Naples avait rempli d'importantes

SOTISE A HTJIT PERSONNAGES bj

Sot trompé.

Qui est ce légat de Paris ' ?

Pances tu qu'il en voulsîst estre? 675

Sot ignorant.

Sang bieu I il cuidoit mener paistre Le roy par simulation.

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