‹ Recueil général des sotties (volume 4)Chapitre 40 sur 97 · I. Des Périers, éd. Lacour, II, p. i · texte numérisé non relu

I. Des Périers, éd. Lacour, II, p. i

Un to'q-à-rànë adressé à Marét verà 1533 aiîc Élltiston il Tanecdote du joueur de farce» et du cardinal bossu xomme lui, que rapporte Des Périers :

Celluy qui' court, qui chasse et corne' Le long du jour et rien ne prend Est comme escoli«r qui îi'apprén j j^ ' -' ' •' - ' Ce ditSoirgecretix'enproTerbe, • •

(Vay. €ontitgd(tt{. de Songecréiuxt éd* ck |533, fol. 27.)

Lequel, sans art magicque où herbe, A faict rèÀfôhtrer âieuib mofttÂigrteé. ■' ' Beda -et l«y semblent» deux ^uynesV- ' Quant se rencontrent doz a doz.

(Marot, éd. Guiftrey, III, pp. 25Î-235,)

: PAR PIBRKB ^RmOQRB . 121

de Frevaulx,,de Croullecul et.de La Courtille^ messeigneurs le prince des: Sots^ le prince de Nattes, le gênerai d'Enfance, le prince de La Coqueluche, Tabbé des C6natds,'leiirerdierdu Haulx^iet plusieurs autres .grands at>n<kables persùnnages... . !;» .r . .,.

- Il s^agit ici de* sots parisiens; âiais «piusicurs de c^i appellations ou 'des.iipipelletioiis analogues^ise; retrou? vaient ailleurs/* surtout dans ies.:yilles de. Picardie» de Flandre et d'Artois. Lille possédait un empereur de jeunéiaé, ua roi dé Porreté, u.n.priiice de. jPeu .^'ar- ^nt^;.Arrai avait un^abbé •d^^Hejsaç. ', etc. Il y avait aaQuesnûy^eix,i54&k'»o:abbé,du Platdi4rg!^at.> .

. Le Seigneur du Plat ^jul jouait. aux. côtiés dç, Piexre GriogaileietdeJehîin de'rSspine }k>Urrait. bien avoir éti^<unia!ete«i|rHabtt4iellenimit désigné $ou$ ce sobriquet. C'est à lui alors qti*3:arfiYÎeîidratt é'attriiMaef sjn petit XBCU£iirde;naëls:dohton nû comifdtqu'^n seul exem- {dhire sùalhctureusement inlcoinplet : . . .

Noelz nouveaux ifaitz sobs le titre Du Plat d'Argent, dont maint se .. :;.[çoyr^ou).se,

ï. Éd» Fbumkr, Variétés'^ historiques et littéraires^ HI, p. 141. Diverses éditions anciennes de la même pièce sont décrites au Catal. Rothschild (II, n« 1849) et dans les Ejcjùerpta.Colombiniana de M. H. Harrisse, p. 121.

- 2. Aràkives du Nord de /« France et du Midi de la Belgique ^ m* séfiîe, VI (1867), p. 10, : .

3. Annales archéologiques ^ VIII, p. i56*, At^ckivesdu Nord delà FrancCy III» série, VI, p. 1 1 .

4. Ménestrier, dans Leber, Collection^ IX, p. 325. — L*abbé du Plat d'argent, ou simplement du Plat, était un acteur qui figurait dans toutes les fêtes des fous. Un concile provincial tenu à Paris en i526 défendit ce genre de réjouissance et prohiba en particulier rérection d'un doyenné du Plat : « Prohibemus ne fiât deinceps festum fatuorum aut innocentium, neque erigatur deçànatus patellae (comme on le voit le jeu de mots n'a pu être traduit en latin). » Du Tillot, Mémoires pour servir à l'histoire de la fête des fous », 1741, in-4, pp. 35-36.

lii XI. — SOTtffi C^NTUB LE'PAFE JULBS II

Uiig^ofr; ati' cbuv«lit ttchàpTXtt Dès confceresr dé Plate Bottrce ' .

On a vu ci^essus que les joueurs, de-ifarcesscplai*saient à composer des traités de monde, xt qtib. Jehan Daniel, dit maître Mitou, avait, notammêiit Hni^'des noëls; rien ne s^oppotse donc à- ce qu'on attribue, ce$ rimes pieuses à Tun de. nos sots parisien»*... ; ...

La représéntattonidonnée par Grihgôre auxiiallesde Paris aviait lieu sur un grand théâtre formé d'édmfauds à plusieurs étages; les compartiments supérieurs étdent garnis dés suppôts du prince 'de^ sots^iqui successivement étaient invités à'descetidré; Il estprobablff^quelà scène était remplie d^un grand nombre- de personnages muets qui prenaient part à la bataille. • • ' ' * - "•

Nous ne reproduisons ici que la sottie;. imbis/ies réimpressions modernes de lamoralitéetide lafarx^liors rendent facile;nent accessibles.

1, On les vend en la rue sainçt Jacques, à renseigne S, Martin, par Jehan Olivier S. d. [vers i526], in-8, car. goth. ■ Pour la date roy. Fh. Renoiiard, Imprimeurs parûiieBS,^., i^^, p, 285. ' ■ ^ ç

-Cat. La Vallièrc, II. n» So8i, art. 8. — Cal. Pichcft, . :i869, p. 663. .')..■

' Deux aguHlenneufs tirés du recueil du Plat d'argent ont été réimprimés à la suite des Noëls de Lucas Le Moigne (Pari^* 1860, in-i6), pp. 167-172. ..

BIBLIOGRAPHIE

(t. |[ Le îeu du prince des sotz Et H mère sotte. || 4[ loue aux halles de paris le mardy [[ gras, Lan mil cinq cens et vnze. — [Au v» du dernier f . :] C. Fin du cryl sottie j moralité! et farce cô^\posenpar Pierre Gringotre dit mère sotte, f || Imprime pour icelux- S. t. n. d. [Paris, i5i2), in-8 de44 £f. non chiffr.de 26 lignes à la page, impr. en caract. goih., sign. A-F.

Le titre porte le boii de Mire Mtte, qui paraît avoir iti la marque perioniielle de Gringere. Noua en donnoni la reproduction

La aottie occupe le» ff. ^ 1 ?• — C 5 t*.

Biblloth. tut., Ye. iSry. Rés. — Dca copiea figurées aont conservées à la Biblioth. de l'Artenal, B.-L. F. 5o et 5o bis.

CK.efeuimp3(itKi»«(ioe.ct

mcwfotte. ^^ ^^^

b. Le ieu du Prince |[ des sotz : f de me||re Sotte, loue II aux halles de pis le mar|]dy gras, iiij . — [Au i° du dernier f. :] Nouuellemét imprime a Paris. S. d. [vers i5i3?], in-4 de 16 ff. de 39 lignes à la page, im'pr. en caract. goth. sur 2 col.

1 26 xi. — SOTTIE CONTRE LE PAPE JULES II

Le titre, imprimé en rouge et en noir, porte la marque de Mère sotte (Yoy. le fac-similé que nous donnons à la page précédente).

La même marque est répétée au y* du titre.

Nous donnons ci-contre un fac-similé du f. Aij r*; il permettra non seulement de juger de l'aspect de l'impression, mais il fera connaître aussi le « cry » qui précédait la représentation, pièce que nous n'avons pas cru devoir reproduire.

StMÊ» 9tn/i|ijti»tan8fttM|ttCiaicf(mme

Ao($6«r0iKM/c(ic«ii«M/e($enli(^* C^i)^(<)»

^[^éei(ft6f0ttt«ieiniw NonneffM |^3l^*i*^^i*^^^r*af*^^ m^iin/toatB^éfhV^Mt» 1QecoiiSiiolffeiit|)a»f»r«Caci

>9tce«tc(xa(M fat pane/ fatc^io C^iif vatSonft/ctfadtcefMMjp K«coit$etfmcf;ScM/$M||&a(tiMi(iw fltiWiCcw<ietfemftMig(«)8tà* mocty tttMiONCta CrpiinctcM]» iTMàiiftD^frottiitfÇ padiciie

«fevntdttitMmma* er<6d9 fM&i jiE«cqwefqoiigftiitfa fciiiM<itft i# !

ottda)nnentfeiijw««tt<rne»/e|Ba<î «>'rot5iafou;»fo^«M^ fe« |Mf|» C> ^p/i(fitffifE'on«m8MiDI f^wtiàdSafff^tnvmiMttatti^côni» patft<oip«6ieuci)pcii»crpact S«<<quiajtticntaftM|iinitcr(^8(i« ^5(6i<i>«x<(|Wfn»fiipp^ i!«t4fbif(e««aj0t»ar«fc»<9oit{9«cM etUmfMtvt^wMtnmttifkm Kmmfloti(tmtti«t9(tttt9 . -:JP»nbieew*«Qcomwf<f«i Jcitiac»MMd<oiimiCep»iaaii{»N iPefKcoptenebrpafrcvane

tte(teirrî;pà#ay9en(t6f«ot«(* QnQt^froppcaMtteeffinmcc* £«tmrc<fcifbMMk6otro»4rte« WikfçfMntfkttfilénmfm

laS XI. — SOTTIE CONTRE LE PAPE JULES II

Au vdu dernier f. est un boi* emprunté aux Folles Entreprise*, de Gringorei édition décrite au Catal. Rothschild [I, n* 495), fol. Giiij T*

Biblioth. Méjanes, k Aix-en-Provence, ancien fonds, n» 4834.

Exemplaire du duc de La Vallière revêtu d'une précieuie reliure à compartiments de moialque, signée de Derome (Cal. La Vallière, 1783, II, n* 3368).

Nous avons relevé les variantes qu'offire celte édition. 11 n'y en a qu'une seule qui ait de t'intéiéi, celle du vers 41.

PAR PIERRE GRINGORB I29

c. Collection de diiSerens ouvrages anciens, poésies et facéties [publiée par Caron. Paris, 1 798-1 808]. 1 1 vol. pet. in<-8, m 4, 58 ff. (réimpression complète du Jeu du prince des sot^) .

La reproduction de cette collection que le libraire Barraud a publiée, avec diverses additions, en 1872-1873, ne contient que la Farce.

d. Œuvres complètes de Gringore réunies pour la première fois par MM. Ch. d'Héricault et A. de Montaiglon [tome II : par MM. A. de Montaiglon et J. de Rothschild]. A Paris, che^ P. Janetj Libraire. [Tome II : Paul Daffis, éditeur -froprié" taire de la Bibliothèque el:^évirienney 7, rue Guénégaud.] MDCCCLVIII [1858.1877], 2 vol. in-iô.

Édition restée inachevée. La Sottie occupe les pp. 206-343 du t. L

e. Le Théâtre français avant la Renaissance, 1450i55o : mystères, moralités et farces. Précédé d'une introduction et accompagné de notes pour l'intelligence du texte, par M. Edouard Fournier; orné du portrait en pied colorié du principal personnage de chaque pièce, dessiné par MM. Maurice Sand, Allouard et Adrien Marie. Paris, Laplace, Sanche\ et O; éditeurs, 3, rue Séguier, 3. S. d. [1872], gr. in-8 à deux col.

Fournier n'a reproduit que la Sottie; elle occupe les pp. açS- 3o6.

»- il

EAfc -PIERRE; CaUNGORE

Personnages :

Lb tibks Sot,

Lz SEiaNEDR'OD'PONT AlIBTZ, I^ PKINOt DE NaTBS, ; (je SslGNKUK CE JOYE,

Lb Gbhbkal s'Enfamcs, ": Le 'Seiomeck 'DÎT Pu.T, ' '

Le Sbigneds bt ix LnHÊ, ' -' , L'Abbé de Fhevàclx, \ . '^

L'Abbé de Plate Bodrcb,

Lb Punçe des Sotz,

Le SitoiiEett. de Gi,Y2!ctE,

Là. Sottb cohhune,'

La Mbre Sotte,

Sottb Fiance,

Sotte Occasion,

Ceoclbcd.

i32 XI. -^ soTTor ccmrsB le fapb jvlbs ii

a. Fol^Aiju* Le dhoit 'PRfiiciEit Sot*

C'est trop joué de pas^se passée; - Il ne fault plus qu'on les menace ' :

Tous les jours ilz se fortifient.

Ceulx qui en promesse se fient Ne congnoissent pas la falace *• 5

C*est trop joué de passe passe.

L'ung paf{t>ëû^ e{ l!|jBi^(^| fricasse *; Argent entretient fung en grâce * ; Les autres flattent et pallient; Mais secrettement ilz se allient, lo

• Ûibr^qùelqU^àn f auir i>ftiîrâf^ biiaftsé^. C'est trop joué de passe passe.

Je voy, il suffit : on embrasse *,

I. Le premier sot expose à sa manière la situation de rEurope, et trouve quHl ne s'agit plus de menacer les puissances coalisées contre la France; qu'il faut les cÀin^attte ënër^(iuement. On lity au contraire, dans la moralité àff^^ir^Bééàu : >• ^

Y fkalt foner de passe pass^, '■'''

Mes en f ^dojriuit ^et^u* f spacf , . ^ ^ -i

Attendant le'teinps de jacUs. W !

(Fournier, Thè&frè frêhç, avant la "Rènaisst p. 88.)

3. Allusion aux promesses tnbn^ôiigèrés fdtes^^par le pape Jules II.

3. Les puissances qui font cette ipui«iaCi^tet4^«re: qui dirigent la coalition, sont le Saint-Siège et Venise. ^ . .

4. Les Suisses, à qui Louis XII avait refusé une légère augmentation de 'téur pension annuelle, «étaient passés dans le camp ennemi. - . . . '

5. Les puissances qui ont cette attitude h]D>acritb sokit TEspagne et TAngleterre. Ferdinao4 lç.CtthoHque,.pQur obtenir l'investiture du royaume de Naples, s'engage ,à soutenir secrètement le pape. Henri VIII, devenu le beau-frère du roi d'Espagne par son mariage avec Catherine d'Aragon, oublie les traités renouvelés par lui avec la France le 23 mars iSio, et lEivorise<le tout son .pouvoir les coalisés. • «•'»

6h On comprend. . ,

PAR Pt&ttRfi OteiHGÔttÉ l33

Par le corps bieu I en peu d'espace.

: Se de bien briefilss ne supplient • i5

Et leur Caulx vouloir muitipUent, Fondre les verrez comme glace \ C'est trop }oué de passe passe.

Le. n. Sot.

Qu'on rompe, qu'on brise, qu'on casse, Qu'on frappe a tort et a travers I 20

A bref, plus n'est requis qu'on face Fol. Aiij Le piteux; par Dieu, je me lasse D'ouyr tant de propos divers.

Le .m. Sot.

Sotz estranges si sont couvers

Et doublez durant la froidure 35

Pour cuyder estre recouvers;

Mais ilz ont esté descouvers

Et ont eu sentence bien dure.

Le Prbmibr.

Nostre prince est saige.

Lb .h.

Il endure.

Le .III.

Aussy paye quant payer fault. - 3o

Le Premier.

A Boullongne la grasse, injure Firent au prince; mais, j'en jure, Pugnis furent de leur deffault *.

3o ab Anaty il paye — 3i * la grosse

I. C'est-à-dire que la France, par une offensire résolue, saura triompher de tous ses ennemis.

3. Au commencement de Tannée iSii, Jules II, malade à Bologne, avait feint de vouloir traiter avec les Français^, mais il n'avait voulu que gagner du temps. Comme Charles d'Amboise,

l34 X^ — SOTT» COHTRB LB PAPB JULES II

LéVf •il»

Tousjoorsung trahistre à son sens fault;

Ce sont les communs vireletz. 35

le.iii:

Aussi on fist sur Tesçhaffiiiult Incontinent, fust frott ou chault, Pour tel cas, des rouges colietz '.

Le Premier.

Tant il y a de fins variez..

Le .il Tout chascun a son prouffit tend. 40

36 b leschauffault — 38 ^ de rouges

seigneur de Chaumdnt, était immobile à peu de distance de la ville, le pape avait trouvé le moyen d*y faire entrer des Vénitiens, des Turcs et des Espagnols, qui lui permirent de reprendre TofTensive. Six semaines plus tard Chaumont mourait; le maréchal de Trivulce, qui lui succéda, voulut venger l'affront de Bologne. Les Bolonais eux-m^mes^ lui ouvrirent leurs portes, et, dans un mouvement populaire, fondirent la statue de bronze que Michel- Ange avait élevée au pontife guerrier.

. I . Ces vers font saù& doute allusion à la fin tragique du cardinal Alldosi, légat du pape à Bologne, l^ commandant des troupes pontificales, Francesco Maria Délia Rovere, neveu de Jules II, avait insisté pour que la garnison de la place fût renforcée; Alidosi avait refusé tout renfort et avait ainsi rendu possible rentrée des Français. Francesco Maria, rendu furieux par ce qu'il appelait une trahison, poignarda lui-môme le prélat dans une rue de Ravenne. L*évènement était encore mal connu en France, où Ton croyait qu*Alidosi avait été • exécuté par le .bourreau. Humbert Velay (ap. Jean d'Auton, Chroniques^ éd. P. Lacroix, IV, pi 369) s'exprime ainsi : « Le cardinal de I^avie s'enfuyant fut pris et faict prisonnier par Françoys de La Rovere, duc d*Urbin, neveu du pape, et auquel devant le, logis du pape fut la teste tranchée. »

PAR PIEMB GRIlfGORE |3S

Le .III.

Espaignolss tendent leurs fillets '•

Le PtBMIEE.

Mais que font An^oys a Callais *?

Lb.II.

Le plus saige rien n'y entend.

Le .111.

Le prince des Sots ne prétend

Que donner paix a ses suppotz '. 45

LePremiei.

Pour ce que TEglise entreprent

42 b Mais que fait on au pon^ alais

I. Le roi d'Aragon, Ferdinand le Catholique, était un des soutiens du pape. Il espérait profiter des embarras de la France pour s'agrandir à ses dépens. Le 17 noveml>re i5ri, il avait signé avec le jeune roi d'Angleterre, Henri VIII, un traité secret qui avait pour objet une invasion en Guyenne.

3. On vient de voir que les Anglais s'étaient déclarés contre la France. Calais était le lieu où ils s'eîntendaient'avec les Bourguignons et les impériaux. « Margaret, duchés of Savoye, aunte to the yonge duke of Burgo3me [plus tard Charles- Quint], gaife to ail EngUsh men coates ofwhit and grene, red and yelowe; the white and grene for the kynge of England's liverye, the red and yelowe for the duke of Burgoyne's lyvery, and thés .iiij. colours werè medeled togethar. And [at] ser Edward Poyning's departure the yonge duke made d3rvars gentlemen of England knighu, as ser John Skott, ser John Norton, ser John Fogge, and ser James Derelle ; for our kynge sent the lorde Po3mings, chefe capitayne, withe thés .xv. hundered men, for to helpe the duke of Burgoyne agayne the duke of Gilder. They ail came backe to Calleys, and to ovar to England, the .xxv. of November. » The Chronicle of Calais in the reigns of Henry VU, and Henry VUI, to they^^r i540f edited by John Gough Nichols (London, Cambden Society, 1846, pet. in-4], p. 8.

3. Il ne fout pas oublier que le prince des Sots représente ici le roi de France.

1 36 XI. — SOftiB CONTRE LS PÀPB JULES II

Sur temporalité et prent, Nous ne pouons avoir propos.

Le .il

Briefy il n'y a point de propos» .

Le .HL Plusieurs au prince sont ingratz. 5o

Le Peemibr.

En fin perdront honneur et lotz.

Le .il

Et doit point le prince des Sotz Assister cy en ces jours gras 7

Fol. Aiv Le .111.

N*ayez peur, il n'y fauldra pas ;

Mais appeler fault le grant cours 55

Tous les seigneurs et les prelatz

Pour délibérer en son cas,

Car il veult tenir ses grans jours.

On luy a joué de fins tours.

Le .il

Il en a bien la congnoissance ; 6o

Mais il est si humain tousjours :

Quant on a devers luy recours, Jamais il ne use de vengeance .

Le .III.

Suppostz du prince, en ordonnance!

Pas n'est saison de sommeiller. 65

Le Seigneur du Pont Alletz.

Il ne me fault point resveiller :

sables

PAR PÏBBMB <HtINGOKB iSj

Je fais le guet de toutes pars Sur Espaigoolz et sur Lombars Qui ont mys leurs timbres foUetz '.

Le Premibr.

En basy seigneur du Pont Alletz! 70

Le Seioneub du Pokt Allez.

Gard me donne des Allemans ; Je voy ce que font les Flamens Et les Anglais dedans Callet^.

Le al En bas, seigneur du Pont Alletzl

Le Seigneur du Pont Allbtz.

Se on fait au prince quelque tort, jS

Je luy en feray le rapport :

L'ung suis de ses vrays sotteletz.

Le .IL

En bas, seigneur du Pont Alletzl Abrège toy tost et te hastes.

Le Seigneur du Pont Alletz.

Je y voys, je y voys.

Le Premier.

Prince de Nates ! 80

Le Prince de Nates * .

Qu'ella, qu'ella?

' 70 ^seigneurs

I. € Qui ont miftlean têtea folles, qui ont arboré les signes de leurs folies. • Montaiolom.

a. « Ce prince de Nates parait vouloir symboliser les banquets, les danses, toiite f6te pendant laquelle l'on semait sur les parquets des herbéB, des fleurs, en paquets, tressées, etc. Peut-être fait-il tout humbleinentaUusion aux tas de paille qui servaient

Le.il Seigneur de Joye !

Le Seigneur de Joye.

Me vecy auprès de la proye,

Passant temps au soir et matin,

Tousjours avec le femynin.

Vous sçavez que c'est mon usage* 85

Le .III.

Cela vient de honneste courage.

Le Prince de Nàtes.

FoL Av. Mainte belle dame matée

J*ay souvent, en chambre natee \ Sans luy demander : « Que fais tu ? »

Le Premier.

Vêla bien cogné le festu. 90

Le Seigneur de Joye.

No}>ces, convis, festes, bancquetz,

de tapis aux écoliers de Tuniversité écoutant les leçons des professeurs. Peut-être encore y a-t-il quelque souvenir du mot latin Nates, La première explication nous paraît d'autant plus vraisemblable que nous retrouvons, dans le Monologue des sot!( joyeulx {Poésies françoises, lU, p. 11), ce prince de Nates en compagnie du seigneur des Jonchées,

Soingneux vous servir d'herbe verte. »

MoHTAICLOlf.

I . Si l'on étudie notre ancienne architecture, on verra que, jusqu'au XVI* siècle, les murs intérieurs des habitations, même des habitations construites par les grands seigneurs, ne recevaient que rarement une décoration: on se bornait à les -recouvrir de tapisseries ou de nattes quand les chambres étaient occupées par des personnages démarque. Comme le rappelle Éd. Foumier, le berger dont il est question dans la LVII* des Cemt Nouvelles nouvelles dA9Aix qxCïi « estoit plus aise que ceulx qui ont leurs belles chambres verrees, nattées et pavées ......

. , PAR PIBRRS GMMGOKB I Sg

Beau babil et joyeulx caquetz Fais ;a^z dames, je m'y eppioye.

Le .il C*est tresbien fait, seigneur dé Joye.

Le Seigneur DE JoTE.

Fy de desplaisir, de tristesse l 95

Je ne demanda que lyesse ; Tousjonrs suis plaisant, ou que soye.

Le .IIL

Venez acoup, seigneur deJoye l Prince de liâtes, tdst en place 1

Le Prince de Natbs.

Je m'y en Yoys en peu d'espace, 100

Car j'entens que le prince y vient.

Le Seigneur de Joye.

Joyeuseté faire cpnvient

En ces jours gras : c*est l'ordinaire.

Le General d'Enfànce.

Quoy ! Voulez, vous vos esbatz faire

Sans moy ? Je suis de Taliance. . io5

Le Premier.

Approchez, gênerai d'Enfance; Appaisé serez d'ung hochet.

(Le General.

Hon hon ! Menmen ! Papa l Tetet !

Du lolo ! Au cheval: fondu !

Le .II.

Par Dieu, vêla bien respondu 1 1 o

En enfant. :

140 XI. — SOTTIB GOmntB LB PÀt>B MOLBS II

Le .III.

Descendez tost, tost I Vous avrez un mprceaa de rost !

Ou unç belle pomme cuyte.

Le prince, devant qu'il anujrte, Se rendra icy, gênerai. 1 1 5

Lb General.

Je m'y en voys. Ça, mon clieval, ' Mon moulinet, ma hallebarde !

Il n'est pas saison que je tarde.

, Je y voys sans houzeaulx et sans bottés.

Le Seigneur du Plat.

Honneur par tout! Dieu gard meshostesl 120 En vecy belle compaignie.

Je croy,.par la vierge Marie, Que j-en ay plusieurs hébergez.

FoLAvj. Le Premier.

Entre vous qui estes logez

Au Plat d'argent % faictes hommage iiS

I. Le « Plat d'étaiA » était une enseigne soavent choisie par nos anciens hôteliers ; les poètes comiques imaginèrent de lui donner pour pendant le « Plat d'ai^ent ». Watelet de tous mestiers nous dit : -

Je TOUS signifie, bonne gent, Que logé suis an Plst d*argent

(Montaiglon et Rothschild, RkuêU^ XII, p. 169.)

Maistre Hambrelin dit de même :

Qui a de Hambrelin affaire Pour son sçavoir ou son art gent.

Il est logé au Plat d'argent.

Ou se tient son train et 88 court .

Avec le seigneur d'Argent Coi^rt.

{Ibid,t XIII, p. i85 ; Picot et Nyrop, Nouveau Recueil defareu^ 18S0» p. 214.) Roger de CoUerye (éd. d*Héricaut, p. 31 5) reproduit la même facétie:

Et se de moy l'on se yeult enquérir . .

Au Plat d'argent Je fais ma résidence.

PAR PIERSB GUNOOIB 141

A Tostre hoste : il a ea iuajg4 De loger, tous ies (OuSreteux.

Le Sxukbdkdo Plat. ■ Pipeqxtjoaeus et hazardeux. :

Et geDs qui ne valent rien ff^9 Tiennent ayeç moy ordinaire, ; , , 1 3o

Et Dieu scet comme je les tr|Jç^:

L'ung-fiu iict, l'a^ttre a la coi^Iwnp '.• Il y en vient ung aLgrant tas Aucunesfois, n'en dou&tez pas, ParDIeù, iqûe ne les sçtty on' oiettre. i35

f-^ DeKe9dez,:CgrïiyQuslwltntre -:

Au conseil de prince.

Lb SstONEtmDO Plat. ^, ■ „ .. ,. "...Jïot/ ,/ ":, Puis qû!U veuU tenir sQn.eatf^,, ; J'y as^^isteray youlemlersi- ,

Li SnaNfCR jw la Lura.

Je y doy ,esije,!out des premiera. 140

Q.uelqu«,jc;biDs«,(iu'oti en. babîUc. . - S'on fait quelque chose subtîUe, ', F - Je.congnoJsJïiense elkrepugne^ V Lb.III.

" ■ Mignons qui tenez de la lune %,, ,

ii6(tfr 11 a devujge — laSt'jtyeUr --•■.':

Cette périphrase "loger au Plat d'argent «, employée pour dire: KÈlre pauvre», se retrouve dans XArrest du roy des Romaini, de Maiimien, qui date de iSog (Montaiglon, Recueil, VI, p. 143).

I. ■ Le lit était pour le maître; la coachetie, plus basse, et quelquefois s'agençant avec le lit comme un tiroir qu'on tirait la liait, ilalt pour le T«Iet. > Povanaui.

3. Cuti-dire, > qui êtes cliangeaAts, on qui' êtes Fous i. Cqtgtavfta recaellli lei aprtuioiu Utilr de la lune' ■ to bee incoo-

Faîctes luy hàrdîmèm libnhéar j; ' f; 145 C'est vostre naturel seigneur: *

Pour luy devez tenir la ttiùa.

Le Sei^ke^K é^ t;A Luiœ. :''^

Je suis hatîf, je sûîs sdûldaîti, Inconstant, prompt et variable^' Ligef^ d'esprit fort variable:'- '^^ /; Plusitui^s rieîe trtùVerit pte/bonV' ; 1 5o

Quant; \i .lune est :d^su^ . 39^rb!op, ♦

S*il y a quelqu'un en daiigier,

C'est assez pour le yendengier ' :

Entehdéz vous pas biéft le.téi'ihè'î ' '; 1 55

Le Sbighéur de la Lune

L'ung enclos, l'autre je deiferme.

Se fais ennùyt appoinctemept, .

Je le rômprây souidalÀeûient : ' \ Devant qu'il soht troié jetirs ^asbez.^

•• • ' * Lte".Iir"'^''''>^ Seigneur de la Lùiie, pensez 1 60

Que nous congnoissôûs vostré cas»

i486 hastif— ' i5o>ii6 despeiit -^^ et <fort muabli — i55 pas est supplié

stant, sickle, mutable, giddie, unsettled, wayering ;i ; avoir un quartier de la lune en ta teste^ «to beé halfk' frahticke, or haye a spice of lunacie » ; il y a de la lune^ « he is a foolith, humorousi hare-braind, giddi^-headed fellow »;

Comme le remarque Montaiglon, les « lunatiques » sont spécialement cités dans toutes lesénumérations de fous que ûuTillot {Mémoires pour servir à Phistoire de la fête des/oux, 1741, pp. 68 et suir.) a reproduites d'après les actes de Tlnfanterie dijonnaise. . 1. Montaiglon et Fournier ont vainement cherché le sens ide ce couplet; on pourrait en découvrir un en supposant que .Bourbon est mis ici pour le soleil. Quand la lune passe sur le soleil» réclipse présage un malheur. L'homme en danger serait le pape que la côlèire de Bourbon menacerait d'une ruine complète.

Lb Seigneur de là Lune.

// detcekd.

Le prince des Soiz ses estatz Veult tenir ; je m'y en voys rendre.

Fol. Avij L'Abbé de Frevaulx ' .

Comment? Youlez vous entreprendre

A faire sans moy cas nouveaux ? 1 65

Ha ! par Dieu !

Le .IIL

Abbé de Frevaulx, Je vous prie que ame ne se cource. .

L'Abbé de Plate Bource.

Ha, ha!

Le Premier.

Abbé de Plate Bource, Abrégez vous^ vers nous venez.

L'Abbé de Plate Bource.

Je viens de enluminer mon nez, 170

Non pas de ces vins vers nouveaulx.

Le .in. Or ça. Plate Bource et Frevaulx, Venez avec la seigneurie, Car je croy, par saincte Marie, Qu'il y avra compaignie grosse. 175

L'Abbé de Frevaulx.

Je m'y en voys avec ma crosse,

t66 àifpot Dttiû

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