‹ Recueil général des sotties (volume 4)Chapitre 41 sur 97 · CoquiUart cite dans VEnqueste entre ta simple et la nuée · texte numérisé non relu

CoquiUart cite dans VEnqueste entre ta simple et la nuée

Valentine rirregullere, Religieuse de FroiTaolx, Abbetee de Haultoculicns, Prieuse de Longuebraiere * Ou diocèse de Bordeaulx.

(Éd. d'Héricanlt, II, p. it5.)

Et porteray ma chappe exquile, Aussi chaulde que vent de bise ; Pour moy vous ne demourereds.

L'Abbé de Plate Bourgs.

v® Plate Bourcé et FrcvaulxavréB iSo

Tout maintenant,' n'Ayee soitey* ^ '

Le ni.

Plat d*argent 1

Le Seigneur du Plat.

Holla ! me vecy Bien empesché, n^ea doubtez point.

Car je metz le logis a point De ces seigneurs et ces prelatz ; 1 85

Tout en est tàntost hault et bas Quasi plain.

Le Premier.

Le prince des Sotz • , » A voulu et venir ses suppostz Traicter, ainsi qu'il appartfent.

Le Seigneur i>U Plat.

Mot, mot ! Le vecy; ou il vient. 1 90

Prenez bon courage, mes hostes.

Il ^- it ••.» '• Il

' Le Prince dés Sô-tz.'"

Honneur, Dieu gard, les sotz et sottes!

JBci?cii*cf te, que i'çn yoy !

Le Seigneur de Gâyecte.

Hz sont par troppeaulx et par bottes.

179 6 demourrez

t>AR PIBRRE GiaN<H>RE : 145

Le. Pr^nos des Sotz.

Honneufr Dieu gardyles sotz et sottes! ^

Le Seigneur de Oayegtb;* '

FoLAviij Arrière, bigotz et bigottes !

Nous n'en voulons point, par ma foy .

Le Prince.

Honneur, Dieu gard, les sotz et sottesl Benedicitey qae j'en voy!

J*ay tous jours Gayecte avec inoy 200

Comme mon cher filz tresaym'éV

Gayecte.

Prince par sus tou^ estimé, . Non obstaiit que vous soyez vieulx, Tousjours estes gay et joyeulx,' En despitde voz ennemys, 2o5

Et croy que Pieu vous a tcapsmys Pour pugnir meffaitz exécrables.

' : Le PRiifçx.

^ J'ayVea4es choses merveiilables En moq teinps.

Le Premier.

Tresredoubté prince.

Qui entretenez la province • 210

Des Sotz en paix et en silence, Vos suppostz vous font révérence.

Le .II.

Vecy voz subgectz, voz vassaulx, Délibérez de vous complaire, Et, a qui que en vueille desplaire^ 21 5

V Au jour d^huy diront motz nouveaulx.

aiS^quenyueille

146 XI. — SOTTIE CONTRfi ËB PAPE JULES II

Le .111. '

' ' Vo^ princes, seigneurs et vàissaulk Ont fait urie grande assemblée :

Pourveu qu'elle ne sqit tropbfee^, •. . ^ .

A les veoir vous prendre? souU^^. 220

LePm^ibr.

. .^ Voz prelatz ne sont point ingratg, Quelque chose qu'on en babille ; Ilz ont fait durant les fours gras.

Bançquetz, bignetz et telz fatras-^ Aux mignonnes de ceste ville. 225

Le Prince de Nates.

Ou est Tabbé de I^i^ Çpurtille?

Qu'il vienne, sur peine d\aniiç;ide!

GayectÉ'. .

Je cuyde qu'il est àû coociUe '•

Le .II.

Peult estre, car il est habille

Respondre a ce qu^on hiy. demande. 23o

L*ABBé DE Plate Bb^idEl.

Je vueil bien que chascun entende, Et qui vouldra courcer s'en cource, Que tiens La Çourtille. en commande *.

Le .111.

Le corps bieu ! c^est autre viande.

323 ^ ces iours — 22S b mignotte3 — 23o a resppndre

1. Montaiglon voit ici une allusion au concile de Latran convoqué en i5ii par Jules II; Fournier pense, au contraire, qu*il s'agit du concile national de Tours, où Louis XII prépara celui de Pise, qui devait assigner le pape. La première hypothèse nous parait la plus vraisemblable.

2, C'est-à-dire « que je suis abbééommendatairedeLa Çourtille ».

PAit PUntU GRINGOKS I47

Fol. Bi L'ABBljb DB Pf«ATE BOURGB.

.Au inoins les deniers ea enbource. 235

Je^^uis ab^é de Plate Bourcc Et dé La Cqurtille.

L*Abbé de Plats.Bqqrcb. X

Je courus pltts.tost que la cource, ■En posle.'

.Le 'Pkince; .:

^' I . ^ ^ Raison pourquoy?

L'Âbbé de Plàtb Boui^cê.

Pour ce:

Tel n*est ïnort qui réssucita. 240

Gaybcts.

Et ou est Frevauix?

VAbbè de Frevaulx.

Mevellal

Par déviant vous yueil comparestre •

J'ay despéttdtt, notez cela«

Et mengé parcy et par la

Tout le revenu de mon cloistre. 24S

Le Princjs. ; v. .

Vos moines 1

L'Amé.

Etl ib doivent estre y* Par les champs pour se pourchasser.

Bien souvent, quant cuident repaistre, Ilz ne sçayvent les dens ou mettre, Et sans soupper s'en vont coucher. 25o

241 b yoyla —- 342 ^ yeulz

1. Gringore aimait les proverbes et ce qu'il appelait les noiables. On peut comparer à ce nota les v. 343, 609, 649, e^j la pièce n* XIII, V. 10, 100, i32, etc.

148 XI. — SOTtm CONTRE LB PAPS JULBS II

GâyectèI

Et 1 Saînct i-îger ', Tibstré ïàdiy dier, Veult il laisser ses pteûlk dignes'"?

Le .II. • Quelque paîtra le temps passer, Car mieulx se congnoist a chasser Qu'il ^rië^laît^ a dire inati Aes . 255

Voz prelatz font ung tas de iqynéSy Ainsi que raoj^tiesxegulliers; Mais souvent, diessoubx les courtines Ont créatures fcmynîne? .

, ^n Jieu d'heures et.de psautiers. 260

« i LsPreic|£e»

Tant de prelatz irreguliers 1

' Le .Il.t Mais tajit 4p poynes iq)ostatz!

LE.ilI.

. L'EIglipte a, à^ maulvais piUiers. .

LbPrbuibr.

' Il 7 a ung grant tas d'asniers Qui ont bénéfices a tas. 265

FolMij La Sottb commune.

Par Dieu, je ne m'en ttùray pAs :

Je voy que chascun se desrune.

On desciye florins et ducatz :

J>n parleray ; cela répugne. .

Le Prince.

Qui parle?

Gayecte.

La Sotte commune. 270

1 • Sainct Liger e»t cité plus loin (▼. 420) parmi les prélats grotesques.

PAR PIERRE GRINGORB . .140

La Sotte gom mms .

Et ! que ay je a faire de jia guerre,

Ne que a la chaire.de jMÛnt Pierre.

Soit assis ung fol ou uagMÎge,?

Que m'en •ohault il* ae VEgii»^ f r,rey r

Mais que paix soit en c^^e Dei;re2: . ajS

Jamais il ne vint bien d'oultraige^ .

Je suis asseitr en- moa TiUag^ ; .

Quand je vueil je souppe ^t desjeune.

Le Prince.

Qui pa rie?

Le Prehier^Sot.

La S ottie commune.

La Gommoke'.

Tant d'allées et tant de venuies, aSo

Tant d'entreprises incongnues,

Appoinctemens rompu?^, cassez

Traysons secrettes et coiignuesy

Mourir de fièvres continues,

Bruvaiges et boucons brassez ', 285

Blancz scellez en secret passez^

Faire feux et puis veoir rancune...

Le Prince.

Oui parle?

La Commune.

La Sotte commune.

283 ab secrettes incongneues. ** 285 6 et boissons brassez

I. Allusion aux poissons trop soavent employés .par certains princes italiens, surtout par les Borgia. Rabelais (l, ch. m) dit que Grandgousier avait « renfort de boutargues, provision de saulcisses, non de Bouloigne» car il craignoit ly houcon de Lombard, mais de Bigorre> etc. »

l50 XI. — SOTTIE CONTRE LE PAPE JULES II

Regardez moy bien hardiment :

Je parle sans sçavoir comment^ 290

A cella suis acoustumee ;

Mais a parler realemefit^

Ainsy qu'on dit communément, *.

Jamais rïe lut feti sans fumée.

Aucuns ont la guerre enflamee 295

Qui doibvent redoubler fortune. '

L< PitiitcE.

Qui p ar le? .

La Sotte.

. L:a.;Sott^ commune.

Le Premier Sot.

La Sotte commune^ aprochez.

Le SECONP Sot.

Qu'i a il ? Qu'esse que cerchez ?

FoLBiij La Commune.

Par mon ame, je n'en sçay rien. , 3oo

Je voy les plus grans empescbez

Et les autres se sont cachez :

Dieu vueille que tout vienne a bien.

Chascun n'a pas ce qui est sien ;

D'affaires d'aultruy on se mesle. 3o5

Le .III.

Tousjours la Commune. grumelle.

Lé Premier.

Commune, de quoy parles tu ?

Le .11.

Le prince est remply de venu.

289 Au dessus de ce vers a ajoute en vedette : La sotte, comme s'il s'agissait d'un personnage autre que La Commune. — 2^5 b cnflambee — 399 6 cherches • <'

PAR. PIBRRE GRIKOORE. . .. . l5l

Le .III.

Tu n*a8 ne guerre ne bataille.

Le PitKMisR, L'orgueil des sou a abat^. .. 3io

Le .il Il a selon droit combatu. ^ -

Le .III.

Mesmement a mys au bas taille *.

Le Premier.

Te vient on rober la ponlaille ?

Le .II.

Tu es en paix en ta maison.

Le .m.

Justice te preste Toreille '. 3 1 5

Tu as des biens tant que merveille Dont tu peux faire garnison.

Le .il

Je ne sçay pour quelle achoison A grumeller on te conseille.

I. Louis XII avait réduit la taille, et cependant, grâce à Thabile politique intérieure de Georges d'Amboise, le trésor royal avait pu fournir à des dépenses considérables. L*ambassadeur florentin en France, Alessandro Nasi, écrit, de Blois, le 1 1 novembre iSog, que les armements de Tannée précédente ont pu être faits « senza mettere qu.esto anno nuoyp una maglia più in sulle taglie deir ordinario ». (Abel Desjardins, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane ^ II, p. 437.)

3 . Une des préoccupations de Louis XII avait été Tamélioration de la justice. Le 1 1 juin i5io, il avait introduit certaines réformes dans le fonctionnement des corps judiciaires (Isambert, Recueil général des anciennes lois, françaises ^ XI, p. 579). Le 2x janvier suivant) il avait ordonné la révision et la publication des coutumaa proYii»dales.(i6iVf., pp^ 56o, 609).

lS2 XI. — SOTTIB CONTRE LE PAPE JULES II

Là Commune chante.

Faulte d'argent, c'est douleur non pareille % ' 320

Lb .11.

La Commune grumelera Sans cesser et se meslera De parler a tort a travers .

333 h a tort et travers

I. Cette chanson nous a été conservée dans le recueil intitulé : Plusieurs Mies chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, i543, in-8goth., fol. 86*}; en voici le texte : '. .

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