CoquiUart cite dans VEnqueste entre ta simple et la nuée
Valentine rirregullere, Religieuse de FroiTaolx, Abbetee de Haultoculicns, Prieuse de Longuebraiere * Ou diocèse de Bordeaulx.
(Éd. d'Héricanlt, II, p. it5.)
Et porteray ma chappe exquile, Aussi chaulde que vent de bise ; Pour moy vous ne demourereds.
L'Abbé de Plate Bourgs.
v® Plate Bourcé et FrcvaulxavréB iSo
Tout maintenant,' n'Ayee soitey* ^ '
Le ni.
Plat d*argent 1
Le Seigneur du Plat.
Holla ! me vecy Bien empesché, n^ea doubtez point.
Car je metz le logis a point De ces seigneurs et ces prelatz ; 1 85
Tout en est tàntost hault et bas Quasi plain.
Le Premier.
Le prince des Sotz • , » A voulu et venir ses suppostz Traicter, ainsi qu'il appartfent.
Le Seigneur i>U Plat.
Mot, mot ! Le vecy; ou il vient. 1 90
Prenez bon courage, mes hostes.
Il ^- it ••.» '• Il
' Le Prince dés Sô-tz.'"
Honneur, Dieu gard, les sotz et sottes!
JBci?cii*cf te, que i'çn yoy !
Le Seigneur de Gâyecte.
Hz sont par troppeaulx et par bottes.
179 6 demourrez
t>AR PIBRRE GiaN<H>RE : 145
Le. Pr^nos des Sotz.
Honneufr Dieu gardyles sotz et sottes! ^
Le Seigneur de Oayegtb;* '
FoLAviij Arrière, bigotz et bigottes !
Nous n'en voulons point, par ma foy .
Le Prince.
Honneur, Dieu gard, les sotz et sottesl Benedicitey qae j'en voy!
J*ay tous jours Gayecte avec inoy 200
Comme mon cher filz tresaym'éV
Gayecte.
Prince par sus tou^ estimé, . Non obstaiit que vous soyez vieulx, Tousjours estes gay et joyeulx,' En despitde voz ennemys, 2o5
Et croy que Pieu vous a tcapsmys Pour pugnir meffaitz exécrables.
' : Le PRiifçx.
^ J'ayVea4es choses merveiilables En moq teinps.
Le Premier.
Tresredoubté prince.
Qui entretenez la province • 210
Des Sotz en paix et en silence, Vos suppostz vous font révérence.
Le .II.
Vecy voz subgectz, voz vassaulx, Délibérez de vous complaire, Et, a qui que en vueille desplaire^ 21 5
V Au jour d^huy diront motz nouveaulx.
aiS^quenyueille
146 XI. — SOTTIE CONTRfi ËB PAPE JULES II
Le .111. '
' ' Vo^ princes, seigneurs et vàissaulk Ont fait urie grande assemblée :
Pourveu qu'elle ne sqit tropbfee^, •. . ^ .
A les veoir vous prendre? souU^^. 220
LePm^ibr.
. .^ Voz prelatz ne sont point ingratg, Quelque chose qu'on en babille ; Ilz ont fait durant les fours gras.
Bançquetz, bignetz et telz fatras-^ Aux mignonnes de ceste ville. 225
Le Prince de Nates.
Ou est Tabbé de I^i^ Çpurtille?
Qu'il vienne, sur peine d\aniiç;ide!
GayectÉ'. .
Je cuyde qu'il est àû coociUe '•
Le .II.
Peult estre, car il est habille
Respondre a ce qu^on hiy. demande. 23o
L*ABBé DE Plate Bb^idEl.
Je vueil bien que chascun entende, Et qui vouldra courcer s'en cource, Que tiens La Çourtille. en commande *.
Le .111.
Le corps bieu ! c^est autre viande.
323 ^ ces iours — 22S b mignotte3 — 23o a resppndre
1. Montaiglon voit ici une allusion au concile de Latran convoqué en i5ii par Jules II; Fournier pense, au contraire, qu*il s'agit du concile national de Tours, où Louis XII prépara celui de Pise, qui devait assigner le pape. La première hypothèse nous parait la plus vraisemblable.
2, C'est-à-dire « que je suis abbééommendatairedeLa Çourtille ».
PAit PUntU GRINGOKS I47
Fol. Bi L'ABBljb DB Pf«ATE BOURGB.
.Au inoins les deniers ea enbource. 235
Je^^uis ab^é de Plate Bourcc Et dé La Cqurtille.
L*Abbé de Plats.Bqqrcb. X
Je courus pltts.tost que la cource, ■En posle.'
.Le 'Pkince; .:
^' I . ^ ^ Raison pourquoy?
L'Âbbé de Plàtb Boui^cê.
Pour ce:
Tel n*est ïnort qui réssucita. 240
Gaybcts.
Et ou est Frevauix?
VAbbè de Frevaulx.
Mevellal
Par déviant vous yueil comparestre •
J'ay despéttdtt, notez cela«
Et mengé parcy et par la
Tout le revenu de mon cloistre. 24S
Le Princjs. ; v. .
Vos moines 1
L'Amé.
Etl ib doivent estre y* Par les champs pour se pourchasser.
Bien souvent, quant cuident repaistre, Ilz ne sçayvent les dens ou mettre, Et sans soupper s'en vont coucher. 25o
241 b yoyla —- 342 ^ yeulz
1. Gringore aimait les proverbes et ce qu'il appelait les noiables. On peut comparer à ce nota les v. 343, 609, 649, e^j la pièce n* XIII, V. 10, 100, i32, etc.
148 XI. — SOTtm CONTRE LB PAPS JULBS II
GâyectèI
Et 1 Saînct i-îger ', Tibstré ïàdiy dier, Veult il laisser ses pteûlk dignes'"?
Le .II. • Quelque paîtra le temps passer, Car mieulx se congnoist a chasser Qu'il ^rië^laît^ a dire inati Aes . 255
Voz prelatz font ung tas de iqynéSy Ainsi que raoj^tiesxegulliers; Mais souvent, diessoubx les courtines Ont créatures fcmynîne? .
, ^n Jieu d'heures et.de psautiers. 260
« i LsPreic|£e»
Tant de prelatz irreguliers 1
' Le .Il.t Mais tajit 4p poynes iq)ostatz!
LE.ilI.
. L'EIglipte a, à^ maulvais piUiers. .
LbPrbuibr.
' Il 7 a ung grant tas d'asniers Qui ont bénéfices a tas. 265
FolMij La Sottb commune.
Par Dieu, je ne m'en ttùray pAs :
Je voy que chascun se desrune.
On desciye florins et ducatz :
J>n parleray ; cela répugne. .
Le Prince.
Qui parle?
Gayecte.
La Sotte commune. 270
1 • Sainct Liger e»t cité plus loin (▼. 420) parmi les prélats grotesques.
PAR PIERRE GRINGORB . .140
La Sotte gom mms .
Et ! que ay je a faire de jia guerre,
Ne que a la chaire.de jMÛnt Pierre.
Soit assis ung fol ou uagMÎge,?
Que m'en •ohault il* ae VEgii»^ f r,rey r
Mais que paix soit en c^^e Dei;re2: . ajS
Jamais il ne vint bien d'oultraige^ .
Je suis asseitr en- moa TiUag^ ; .
Quand je vueil je souppe ^t desjeune.
Le Prince.
Qui pa rie?
Le Prehier^Sot.
La S ottie commune.
La Gommoke'.
Tant d'allées et tant de venuies, aSo
Tant d'entreprises incongnues,
Appoinctemens rompu?^, cassez
Traysons secrettes et coiignuesy
Mourir de fièvres continues,
Bruvaiges et boucons brassez ', 285
Blancz scellez en secret passez^
Faire feux et puis veoir rancune...
Le Prince.
Oui parle?
La Commune.
La Sotte commune.
283 ab secrettes incongneues. ** 285 6 et boissons brassez
I. Allusion aux poissons trop soavent employés .par certains princes italiens, surtout par les Borgia. Rabelais (l, ch. m) dit que Grandgousier avait « renfort de boutargues, provision de saulcisses, non de Bouloigne» car il craignoit ly houcon de Lombard, mais de Bigorre> etc. »
l50 XI. — SOTTIE CONTRE LE PAPE JULES II
Regardez moy bien hardiment :
Je parle sans sçavoir comment^ 290
A cella suis acoustumee ;
Mais a parler realemefit^
Ainsy qu'on dit communément, *.
Jamais rïe lut feti sans fumée.
Aucuns ont la guerre enflamee 295
Qui doibvent redoubler fortune. '
L< PitiitcE.
Qui p ar le? .
La Sotte.
. L:a.;Sott^ commune.
Le Premier Sot.
La Sotte commune^ aprochez.
Le SECONP Sot.
Qu'i a il ? Qu'esse que cerchez ?
FoLBiij La Commune.
Par mon ame, je n'en sçay rien. , 3oo
Je voy les plus grans empescbez
Et les autres se sont cachez :
Dieu vueille que tout vienne a bien.
Chascun n'a pas ce qui est sien ;
D'affaires d'aultruy on se mesle. 3o5
Le .III.
Tousjours la Commune. grumelle.
Lé Premier.
Commune, de quoy parles tu ?
Le .11.
Le prince est remply de venu.
289 Au dessus de ce vers a ajoute en vedette : La sotte, comme s'il s'agissait d'un personnage autre que La Commune. — 2^5 b cnflambee — 399 6 cherches • <'
PAR. PIBRRE GRIKOORE. . .. . l5l
Le .III.
Tu n*a8 ne guerre ne bataille.
Le PitKMisR, L'orgueil des sou a abat^. .. 3io
Le .il Il a selon droit combatu. ^ -
Le .III.
Mesmement a mys au bas taille *.
Le Premier.
Te vient on rober la ponlaille ?
Le .II.
Tu es en paix en ta maison.
Le .m.
Justice te preste Toreille '. 3 1 5
Tu as des biens tant que merveille Dont tu peux faire garnison.
Le .il
Je ne sçay pour quelle achoison A grumeller on te conseille.
I. Louis XII avait réduit la taille, et cependant, grâce à Thabile politique intérieure de Georges d'Amboise, le trésor royal avait pu fournir à des dépenses considérables. L*ambassadeur florentin en France, Alessandro Nasi, écrit, de Blois, le 1 1 novembre iSog, que les armements de Tannée précédente ont pu être faits « senza mettere qu.esto anno nuoyp una maglia più in sulle taglie deir ordinario ». (Abel Desjardins, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane ^ II, p. 437.)
3 . Une des préoccupations de Louis XII avait été Tamélioration de la justice. Le 1 1 juin i5io, il avait introduit certaines réformes dans le fonctionnement des corps judiciaires (Isambert, Recueil général des anciennes lois, françaises ^ XI, p. 579). Le 2x janvier suivant) il avait ordonné la révision et la publication des coutumaa proYii»dales.(i6iVf., pp^ 56o, 609).
lS2 XI. — SOTTIB CONTRE LE PAPE JULES II
Là Commune chante.
Faulte d'argent, c'est douleur non pareille % ' 320
Lb .11.
La Commune grumelera Sans cesser et se meslera De parler a tort a travers .
333 h a tort et travers
I. Cette chanson nous a été conservée dans le recueil intitulé : Plusieurs Mies chansons nouvelles (Paris, Alain Lotrian, i543, in-8goth., fol. 86*}; en voici le texte : '. .