Voy. Montaiglon et Rothschild» Recfieil,,Zll, p
Xll. — LES SOTZ NOUVEAULX, FARCEZ, COUVEZ 1 77
Le Tiers.
Et si disoyent en leur langaige . Qu'ilz m Vf^cb^r<>y6nt le visaige, Les oreilles et les deux bras ; Eusse voplu estre a Arras (v. 240*243)1,
La sottie contient plusieurs autres détails intéressants« On y voit qu'elle a été jouée si;r un, théâtre où ïes représentations avaient lieu le. dimanche. Le secgnd Fol dit au début (y. 1 2) :
Et vous verrez des plus fins sotz Que vous ouystes puis dymencht^
Et Jle Tiers raconte, de son côté, qufil a rapporté «du fleuve, Jourdain »^ :
Une bestede grant essence ^ '
Qui fait sçavoir chascun dimenche Tout ce gue les içaunes ont fi(ict (y. 5o-52).
Dans un autre endroit (v. 2^1-2.2) le 'm£me personnage
se vante d'avoir pour mère Luhine :
J'ay esté couvé au pignon
Du four a ma niere Lubine.
Et il ajoute (v. 89) :
Je veulx qu'on m^appelle Mymin,> .
Maistre Mymin, mis au théâtre dans une farce célèbrej ; probablement contemporaine de Pathelin^ et dont nous ne possédons malheureusement qu'une suite très postérieure, avait en effet pour mère Lubine '.Ce
li Viollet-le-Duc, II, p^ 338; Fournier, p; 3x4.
1 78 XII. -- LES S0T2 NOUVEÀULX, FARCÉZ, COUVEZ
personnage fut populaire au théâtre pendant un siècle. En dehors de la pièce dont nous venons de parler, la Farce du Vendeur it livres nous apprend qu'on avait mis sur la scène vers rSro le Testament maistre Mymin^ comme on y mit le Testament de Pathetin '.
En 1 534 (?), Mymîn reparaît dans la Fàfce du Goût-teux *; mais déjà son nom avait passé dans la langue courante avec le setis de « niais ». C'est dans ce sens que le mot est pris ici et qu'on le ï*etroùve dans Les Trois GdlantSjyJ 190 ': Mimih a sonetes V ainsi que dans Les Trois Pèlerins et Malice * :
Comme' un trupeliii un fhjrWiifiy ^ Qui Vealt devenir Éemynîn. '"
' Au tnilieu dé k représlsntalioi^, les Ibus éhantîNit une chanson farcie de latin, dont nous p<Aiv6iis rà^*' procber diverses compositions analogues.^:
Venite tous,* noùveaulx sotînà, leunes ^folîétz, nouTeààlx poiinéus j Apportez plains flacons de vins ' ' Et Dofhinà jubitemus (V.'i09-ii2). '
Les Sot^ noùveaulx doivent appartenir au théâtre de Rouen. Le nom de cette ville est cité deux fois (v. 32, 92) et la pièce contient plusieurs tiiots obscurs ou rares, qui appartiennent sans doute A la Normandie : besarde{v. 244), boure (v. 212), choquartiy. iBj), cor» caillot^ (v. 9}, iîr2fl^e.(v. n\)yj!ergmdt (vi 6^)yjouen (v. 93), marcoux (y. 237).
I. lîè 'ftoux de Lincy-et Michel, II, n* 40, p. 3; Mabillê, II, pp. '191, 109.
:?.* VioUef*U-Puc, II, p. 176; Foufm^, p. 37p.