‹ Recueil général des sotties (volume 4)Chapitre 60 sur 97 · M'amour n'arez vous mie · texte numérisé non relu

M'amour n'arez vous mie

De paour de déshonneur :

James jour de ma vie

Je n'aymé par amour,

Et si n*en sçay le tonr. » i5

4. — « Amyc, belle amye, Ne craingnés deebonnoari Car jamèa en ma vie

Nie letray vostre aaMMur*

James et a nul jour. » so

>• La l)eBe s'est soobzrise En disant : « Amy doulx, Si vous savez la guise Du jbly jeu d'amours, Sy m'en monstrez le tour. » 35

Pour les variaDtes, nous renvoyons à la p* 149 de l'édition citée*

Premier.

Je treuve par especial Que, quant ung prince est libéral Sans grande prodigalité, 285

Qu41 vivra en transquillité En despit de ses ennemys.

Le Second.

Cella est en cronique mis.

Le Tiers.

Vella ung nota non pareil.

La Mère.

A jeune prince viel conseil, 290

Mais qu'il soit bon, peult proffiter.

vo Le Quart.

En mon livre le vueil cotter.

Premier.

Tout prince qui ayme justice, Mectant sur le peuple police, Et commande a ses serviteurs 295

De pugnir les blasphémateurs^ Dieu luy gardera au ciel place.

CiNQUIESME.

Je Tescripray sans plus d'espace. .

La Mère.

Je treuve icy que nous avrons Planté de biens et que ferons 3 00

De rechef jouxtes et tournoys, Et que on rompra encor gros boys Pour Tamour des dames de brief .

Le Second.

Après deueil, couroux et meschief Il vient quelque bonne fortune. 3o5

3o2 romp

*t^2 XIII. — SOtYE NOUVELLE t)ES CRONIQUEURS

Le Quart.

Mes gentils croniqueurs, la lune Est tournée sans dessus dessoubz ; Mais le soleil avons pour nous, Duquel serons enluminez.

Le Tiers.

Nous avons esté fortunez 3io

Long temps durant.

La Mère.

N'en parlons plus, Car, tout fait, tout dit et concluz, Noblesse avra gouvernement Des princes, et en manyement Les deniers que souUoient avoir 3 1 5

Praticiens.

LrE Quart.

On peult savoir Que tout se portera donc bien.

Fol. 6i Premier.

De cella ne mentez en rien :

Gens d'Eglise Dieu serviront,

De guerre ne se mesleront, 3 20

Ne gens de guerre de l'Eglise.

Le Second.

On ne fera donc entreprise Qui ne soit bonne et raisonnable.

Premier.

Je treuve qu'il est convenable

Que retournons delà les mons 325

Affin que nous y recouvrons

Nostre honneur perdu puis naguère.

317 tous — 327 nagueres.

t>ÂR PIERRE GRINGORE 24?

Le Tiers,

On dit que c'est le cymetiere Des Françoys,

La Mère.

Se sont paraboUes Et toutes opinions folles. 33o

Se on y va par bonne conduicte, N'ayez doubte qu'on y prouffite Mieulx qu'on y proufEta jamais.

Le Qoart.

Nous eusmes terrible entremectz A Saint Jehan du Pié de Porc '.

La Mère.

Voire; 335

Mais il est certain et notoire Que trop de maistres y avoit.

Premier.

En ce temps la on ne sçavoit Auquel entendre.

La Mère.

Croniqueurs, De brief verres François vainqueurs.

La chance n'est qui ne retourne ; 340

)^ Mais est mal faict quant on séjourne

A suyvir la bonne fortune.

Vous en souvient il ?

C1NQUIESME .

C'est pour une.

I. Nous avons déjà parlé de Tinvasion de la Navarre par Ferdinand le Catholique (voy. la note sur le y. 168). Les Espagnols s'étaient emparés de Saint-Jean-Pied-de-Port au mois de septem~ bre i5i3.

244 2"* "^ SOTYB NOUVELLE DBS CRONIQUE0RS

La Mere.

Il suffisty sans plus de répliques.

Il fault recloser nos croniques, 34S

Et chanter bas, a voix série,

Par rhonneur de la seigneurie :

Alleluya I 347 Le copiste avait d'abord écrit : de la compaigoie

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