‹ Recueil général des sottiesChapitre 15 sur 91 · Keller, p · texte numérisé non relu

Keller, p

INTRODUCTION XXVII

diques, ou comme prologueurs. En réalité, Ton ne peut citer qu'un petit nombre d'exemples de ces rôles de fous dans les pièces les plus anciennes ; mais, en Allemagne comme en France, il semble qu'on se soit dispensé de les écrire et que Tacteur ait eu la faculté d'improviser à sa guise.

Le début d'une pièce politique attribuée à Pamphilus Gengenbach prouve qu'en i545 ou 1546 les sots ouvraient ordinairement le spectacle :

Selten ein spil wirt gfangen an Das nit auch musz ein narren han, So ist es auch in diesem spil '. . .

Une pièce composée en Suisse entre i53o et iSyo, le Miles christianus, qui fait partie d'un recueil manuscrit de la bibliothèque de Berne, contient à ce sujet un passage également curieux :

Wenn kein narr har khommen war, Wurd der platz halb syn bliben lar '.

Dans une autre pièce qui se trouve dans le même recueil, et qui est également intitulée Miles christianus, on lit encore :

Es ist ein sprùchwort ail gemein Das kein spil jenen sig so klein In dem nitt ein narr mùsze syn; Da hab ich mich ergàben dryn Das ich in dem geystlichen spil Des narrs person vertreten wil.

Ich bin sonst gar ein witzig man '...

1. Pamphiliis Gengenbach, hrsgg. von Karl Goedeke (Hannover, i85G, în-8), p. 292.

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