‹ Recueil général des sottiesChapitre 20 sur 91 · I. — FRAGMENT D UNE SOTTIE · texte numérisé non relu

I. — FRAGMENT D UNE SOTTIE

Le Tiers,

Scenours, an Toneur Nostre Dame,

Ung noseau de pain, ou du vin! lo

Le Secont.

Voes tu quel desduit ?

Coquins ont le bruit.

Clament anbo :

Vive coquinage !

Le Premier,

Se que plus vous nuit

Est que sont anuit i5

Cochons sens plomage '.

Le Secont.

Di[s] tu, vantre bieu, A bel ostel Dieu? Je hi dors bel et bien.

Le Premier.

C'est ung moult freg lieu; Je ne l'ame rien.

Le Tiers.

[Sire], ung pou de vostre relieuf,

9-10 Ces deux vers, qui font suite à Vaddition, sont placés au bas de la page du manuscrit, mais un signe de renvoi indique qu'ils doivent être ici. — 10 vng noseau de pan ho de vin — 12 Comme il n'y a pas de blanc dans le matuiscrit entre les v. 8 et 11, le nom du personnage n'a pas été répété. — i3 viue viue coquinaille — i5 et quart tout anui — 20 // m. un vers rimant en ien.

I . Ce passage pourrait signifier : C'est le métier de coquin qui vous nuit le plus ; aujourd'hui les cochons sont sans plumage (sont échaudés ?).

Ou nom de la Vierge honnoree!

Le Secont.

C'est ung qui ha [blecié] le chief ; 25

Il porte la teste liée.

Le Tiers.

A Tonneur monseignor sainct Fiacre, Faites moy quelque cherité.

Le Secont.

Mes cuides tu de ce poacre '

Qu'i scet son benedicite ? 3o

Le Tiers.

A ung qui vient delà la mer, Tout fin droit de Jherusalam!

Le Secont.

Oncques ne de charmer

Quelque vin cleret de cet an.

Le Tiers.

Pour Dieu avisés ma personne, 35

Et panrés vouloir de bien fere.

Le Premier.

Vostre personne est belle et bonne ; L'on ne vous dit pas le contrere.

fol. 38 b Le Secont.

l'on finance

Que ja n'avoient ne croix ne pilha. 40

24 verges. — 5o qui scet tresbien — 33 oncques ne mainte (?) — 37 bonne et belle — 38 Ion ne vous an di — 39 II pouvait y avoir ici un vers tel que celui-ci :

A gens ne donra l'on finance.

I. Comme le mendiant se recommande de Saint Fiacre, qui guérissait les ulcères, son camarade le traite de pouacre (lat.fOda^rum), c'est-à-dire de rogneux.

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