Il faut peut-être voir ici un nom propre
Le iii^ Galant.
Que chascun tire son Cartier.
Posons ce qu'avons entreprins.
Le premier Galant.
Le mieulx faisant doibt avoir pris.
Y fault subtilement ouvrer Afin d'aulcun bien recouvrer io5
Du Monde. Hau la, je le voy.
Pleust a Dieu qu i n'y eust que moy A le gouverner, se mignon!
Comment? Y faict du compaignon ?
Il me semble plus éveillé i lo
Et nouvelement abillé Qu'aultre foys '.Je voys par delà.
Dieu gard, Monde.
Le Monde entre
Que faictz tu la?
Vienpar devant, vien par devant.
Le II" Galant, deriere le Monde Y a il personne ? Hola ! i ï 5
Dieu gard, Monde !
Le Monde.
Quefaictztula?
1 1 1 a baille. — 1 14 Vient par deuant, vien par deuant. — 116 Dieu gard le monde.
i.Le Monde était sans doute représenté par un personnage portant un costume de couleur éclatante. Cf. les v. i32, Soô-Sog, 3i3.
24 n. — FARCE JOYEUSE
Le iii^ Galant.
Je viens par derrière.
Le Monde.
Cela!
Mais d'où me vient ce poursuyvant ?
Le premier Galant.
Dieugard, Monde!
Le Monde.
Que faictz tu la?
Vienpardevant, vienpardevant. 120
Le ii^ Galant.
J'eusse bien dict : Dieu vous avant !
Mais c'eust esté faict en village '.
Le Monde.
v° Sy tu joue ton personnage,
Si le dy : t'ose tu monstrer ?
Le in« Galant.
J'ey grand désir de rencontrer i25
Le Monde ; y fault que j'y converse.
Je voys, je viens, puys je traverse
Pour cuyder venir a mes fins.
On dict qu'i fayt des tours sans fins, .
Et jamais n'en fust sy subtil. i3o