‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 111 sur 194 · Autorité des vieillards · texte numérisé non relu

Autorité des vieillards

Non seulemenl les pères, maia tous les vieillards, avaient une grande autorité chez les Israélites et chez tous les peuples de l'antiquité. Partout on a d'abord choisi 1rs ■ 1rs affaires particulières el 1rs conseillers du pulilic1 entre les hommes lès pin- âgés. De la vinrent à Home 1rs noms de Sénat et de Pères, et ce grand respect pour la vieillesse qu'ils * avaient pris «1rs Lacédémoniens. Rien n'est plus conforme à la nature. La jeunesse n'est propre qu'au mouvement et à l'action; la vieillesse sait instruire, conseiller et commander. « La gloire des jeu les cens est' lenr forcé, dit le Sage*, et la dignité des vieillards sont leurs cheveux blancs. » Il est difficile qu'en un jeune homme 1 étude on la bonté de l'esprit* supplée à l'expérience, et un vieillard, pourvu qu'il ait un bon sens naturel, est savant par l'expérience seule. Toutes les histoires finit foi que 1rs États les mieux gouvernés, ont été ceux où tes vieillards ont eu la principale autorité, et que les : des princes trop jeunes ont été les plus malheureux.

(Fleury.)

4G. — Lettre ou Boileau rend à quelques écrivains qu'il a attaqués la justice qui leur est due.

Je me contenterai d'avertir d'une chose dont il est bon qu'on soit instruit; c'est,; qu'en attaquant dans mes satires 1rs défauts de quantité d'écrivains de notre siècle, je

1. Cesl-à-dirt : île la république. 4. Cctt-à-dtre : Salomon, auteur de

1 lh désigne les Romains dont l'idée : ',„.,,» r,n u „■■ r\ *\^

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ô. C'al-ii-dire : cousisle dans, que j'aie attaque, je n'ai pas preteudu...

n'ai pas prétendu pour cela ôter à ces écrivains le. mérite et les lionnes qualités qu'ils peuvent avoir d'ailleurs. Je

n'ai pas prétendu, dis-je, que Chapelain, par exemple, quoique assez méchant poêle, n'ait pas fait autrefois, je ne sais comment, une assez belle ode, et qu'il n'y eût point d'esprit ni d'agrément dans les ouvrages de Quinault, quoique si éloignés do la perfection de Virgile. J'ajouterai même, sur ce dernier, que, dans le temps où j'écrivais contre lui, nous étions tous deux fort jeunes, et qu'il n'avait pas fait alors beaucoup d'ouvrages qui lui ont dans la suite acquis une juste réputation. Je veux bien aussi avouer qu'il y a du génie dans les écrits de Saint-Amand , de Brébœuf, de Scudéri, de Gotlin et de plusieurs autres que j'ai critiqués. (Bckleau.)

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