‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 122 sur 194 · Cambyse en Ethiopie · texte numérisé non relu

Cambyse en Ethiopie

Lorsque Cambyse envoya aux Ethiopiens, pour les surprendre, des ambassadeurs et des présents tels que lis Perses en donnaient, de la pourpre, des bracelets d'or et des compositions de parfums, ils se moquèrent de ces présents, aussi bien que des ambassadeurs, qu'ils prirent pour ce qu'ils étaient, c'est-à-dire pour des espions. Mais le roi voulut aussi faire un présent à sa mode au roi de Perse ; et, prenant en main un arc qu'un Perse eût à peine soutenu, loin de le pouvoir tirer, il le banda en présence des ambassadeurs, et leur dit : « Voici le conseil que le roi '.'Ethiopie donne au roi des Perses : quand les Perses pourront se servir aussi aisément que je viens de faire d'un arc de celte grandeur et de celte force, qu'ils viennent attaquer les Ethiopiens, et qu'ils amènent plus de troupes que n'en a Cambyse. En attendant2, qu'ils rendent grâces

1. C esl-â-dire : en ne s'embarrassant I 2. Intérim. de rien, en ne se tourmentant de rien. |

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nu\ dieux, qui n'uni pas mis dans le cœur des Ethiopiens le désir de B'étendre hors de leur pays. » Cela dit, il dé-

l 'umla l'arc cl le donna aux ambassadeurs. On ne peu! duo

quel lût été l'événement1 de la guerre. Cambyse, irrité de cette réponse, s'avança vers L'Ethiopie oomme un insensé, sans ordre, -ans convois, sans discipline, et fil périr Bon armée, rautede vivres, au milieu des sables, avant que d'approcher L'ennemi. (Bossobt.)

Îi9 — De quelques inventions inconnues aux anciens.

Anciennement Les cavaliers nese servaient point d'étriers. 11 fallait donc, quand l'âge les appesantissait, qu'ils se lissent mettre achevai par leurs écuyers, s'ils en avaient, ou qu'ils prissent l'avantagé1 d'un terrain plus élevé, ou do quelque pierre, ou d'un tronc d'arbre, Plularque observe que Gracehus lit mettre sur les grands chemins, d'espace en espace, des pierres pour aider les cavaliers à montera cheval. <>n est surpris avec raison que les anciens n'aii ni point employé le verre pour leurs fenêtres. Le verre cependant était en usage chez eux. Sans parler des glaces et des miroirs dont les chambres étaient parées, on employait le verre pour faire des vases, des tasses, des gobelets, qui imitaient parfaitement le cristal, et qui n'étaient pas un des moindres orneineuls des buffets. Quoi de plus facile que d'en faire des vitres3? Cependant les anciens ne s'en étaient point avisés. (Hollin.)

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