‹ Recueil gradué de thèmes latinsChapitre 121 sur 194 · Diogène · texte numérisé non relu

Diogène

Diogène aperçut un jour une souris qui courait gaillardement de côté et d'autre, sans craindre que la nuit la surprît, sans se mettre en peine de chercher une chambre pour se loger, et même sans songer à ce qu'elle mangerait. Cela le consola de sa misère; il résolut de vivre tranquillement sans se contraindre1, et de se passer de toutes les choses qui ne seraient point absolument nécessaires pour s'empêcher de mourir. Il doubla son manteau, afin que, en s'enveloppant dedans, il lui pût servir de lit et de couvert ure; il n'avait pour tout meuble qu'un bâton, une besace et une écuelle. Il ne marchait jamais sans porter tout cet équipage avec lui; mais il ne se servait de son bâton que quand il allait en campagne, ou bien lorsqu'il était incommodé. Il marchait toujours les pieds nus, sans jamais porter de sandales, non pas même lorsque la terre était couverte de neige. (Fénllon.)

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