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i. C'est-à-dire : île >e pliir a
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- i . — Lettre de Racine pendant son séjour dans le Midi.
J'ai cru qu'Ovide vous faisait pitié quand vous songiez qu'un si galant1 homme que lui était obligé à parler Scythe2, lorsqu'il était relégué parmi ces barbares; cependant il s'en faut beaucoup qu'il fût si à plaindre que moi. Ovide possédait si bien toute l'élégance romaine, qu'il ne la pouvait jamais oublier; et, quand il serait revenu à Rome après un e\il de vingt années, il aurait toujours fait taire les plus beaux esprits de la cour d'Auguste; au lieu que, n'ayant qu'une petite teinture du bon français, je suis en danger de tout perdre en moins de six mois, et de n'être plus intelligible, si je reviens jamais à Paris. Quel plaisir aurez-vous, quand je serai devenu le plus grand paysan du monde? Vous ferez bien de m'entretenir un peu dans le langage qu'on parle à Paris : vos lettres' me tiendront lieu de livres et d'académie. (Racine.)
Marius et Sylla.
Marias, plébéien, grand homme de guerre, avec son éloquence militaire, et ses harangues séditieuses, où il ne cessait d'attaquer l'orgueil de la noblesse, réveilla la jalousie du peuple, et s'éleva par ce moyen aux plus grands honneurs. Sylla, patricien, se mit à la tête du parti contraire, et devint l'objet de la jalousie de Marius. Les brigues et la corruption peuvent alors tout dans Rome. L'amour de la patrie et le respect des lois s'y éteint. Pour comble de malheur, les guerres d'Asie apprennent le luxe aux Romains, et augmentent l'avarice. En ce temps, les généraux commencèrent à s'attacher leurs soldats, qui ne regardaient en eux jusqu'alors que le caractère de l'autorité publique3. Sylla, dans la guerre contre Mithridate, laissait enrichir*