‹ Recueil méthodique de législation minéraleChapitre 82 sur 134 · MINES DE PLOMB, DE CUIVRE, ETC · texte numérisé non relu

MINES DE PLOMB, DE CUIVRE, ETC

Nous ne nous sommes occupés jusqu’ici que des mines de houille : cela tient à ce qu’on y observe presque tous les accidents que peuvent occasionner les différentes mines exploitées en France, et aussi d’autres qui leur sont spéciaux (explosions de grisou). Nous avons donc, par le fait, indiqué des préceptes pour tous les cas pouvant se présenter dans les difl'érentes mines. Ainsi, les accidents provenant d’éboulement (qui sont les plus fréquents) produisent des contusions, des plaies, des fractures ; or, ces contusions, plaies et fractures réclament les memes secours dans une mine de cuivre ou de fer que dans une mine de houille.

Nous n’avons à indiquer ici que les soins qui présentent un caractère d’urgence. Dans les mines de plomb, les ouvriers peuvent subir l’intoxication saturnine. Cependant c'est plutôt en traitant qu’en extrayant les minerais qu’ils sont exposés à l’intoxication. Toutefois, par l’altération a l’air, les minerais sont susceptibles de donner des sulfates pulvérulents, solubles, absorbables, par conséquent toxiques. Mais cette intoxication est généralement lente ; en tout cas, elle n’offre pas de danger immédiat et exige un traitement suivi, méthodique, que le médecin seul peut prescrire et diriger, et que nous n’avons pas à indiquer ici.

Nous ne parlerons pas non plus des moyens préventifs qu’on emploie dans ces exploitations, moyens divers, variés, qu’on s’ingénie sans cesse à rendre plus eflicaces, qui méritent d’être aujourd’hui recommandés, et demain, grâce au progrès, délaissés pour de meilleurs.

L’étude de ces questions de prophylaxie ne saurait être trop encouragée, mais elle n’entre pas dans le cadre de cette instruction.

Il en est de même pour les mines de cuivre : les minerais de cuivre, par l’altération à l’air, sont susceptibles de donner des sulfates solubles qui, en contact avec la peau, l’irritent et la corrodent. Ces inconvénients, analogues à ceux qu’on observe dans certaines houillères qui contiennent des pyrites de fer, sont peu graves et ne doivent pas nous arrêter.

Kn France et en Algérie, on n’exploite pas de mines de métaux éminemment toxiques, comme Tarsenic ou le nickel et le cobalt qui contiennent presque toujours des arséniures.

Il n’y a pas non plus de mines de mercure.

Nous donnons ici la composition de la boîte de secours et l’état des médicaments qui doivent se trouver près des mines.

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