‹ Recueil politiqueChapitre 13 sur 63 · L'INDÉPENDANT · texte numérisé non relu

L'INDÉPENDANT

jVjESsiauBS , il est malheareus^Qent tr^ vrai que l'esUtence , la vie d'une natioa , c'est «ob. indépeadailcç poËtique. Je dû znalheareusement trop viw^. p^rce. que* ne possédant pas ce bien inappréciable , cette vérité nous conduit à envisager notre position sous son véritable point de vue ; et vous le savez cojpune mcà^ il n'en peut résulter que des réflexions tristes et des conjectures douloureuses.

Cependant tout n'est pas perdu. Le souverain qui a dit à son peuple z-Soi de tout autre pay» j'aurais désespéré i ce souverain a donné la mesure de sa confiance dans

( "9 ) Ténergie, la constance et la force delà nation. , , . j ... ( ;- "

Çest-à la contenance >de« représentât» é lui faire iToir qu'il a eM: raison dé ne pas déïfe^péref:,,. et à .prou^vejr a la naliob^elletnême qu'elle peut justifier les. espérances de son roi. .; : . .

Tout le monde est> tù^ai revenu 0ur. ces sentimens de déaiqtéressement , de géoé»

rosité, dephilanthropie dontop a cru lea alliés animés. L'expérience prouye qn'ila n'avaient, point; attaqué, le sceptix..de.féix qui pesait sur TËurope pour lebriset. .

Ceux ipêneç dont ItfS v«gtlK impies ont appelé, sur le sol de la patrie la pDéseiioe> hideuse des phalanges étprangères, n'oat:pas> anjourdl^ijj d'autrç; fajçoa de penser; aud leur compte que les brave.9 qui ontia coQn soilation d'i^iriii^r versé lei;ur sang pour ««lus en pré8^yjeij,;;,^si dcmCj^^^Qs vouloir ré^ veiller des animosilés que le malheur cpm-> mun doit t^vo^ détruit^, U s'agit d^.yoir quelle attitude nous devons, garder Vfeo les puissances alliées. .

Noua avtxa signé un traité. Koui avons consenti à des conditions aur lesquelles je m'abstiendrai d'entrer dàn^ aucune expli- • cation ; je le pourrai peut-être un jour ; mais , dans tous les cas, la postérité jugera ceuxqui lâs ont dictées.

C'est assez comme cela.Qu'on nous laisse maiiftenant nou» arra^ ger poury f air^ Ëice ; qu'on se contente d'absorber le fruit de nos doUktueux eJEForts , et qu'à l'infamie^d'ètre nos 'û(>pressenr8 , on ne joigne pas encore l'insultante cruauté de vouloir p&raïtre nqs tuteurs.

Cest cependant, IVCessieurs, la marche qu'on a prite ; et il me semble qu'on n'a pas encore fixé, comme- elle devrait l'être, la nature de: nos relations avec les gouvernemens coalisés. -

lie traité de paix semble nous prescrire la conduite que nous devons tenir avec eux.

Aussitôt que , violant tout ce qu'il y a de iacré parmi les hommes, c'est-à-dire, des promesses garanties par des manifestes, des

( i5i ) procUiAatioDs , des capitulations , i^ noua ont môiiti:^ I au Heu de î'oIiTier qu'ils noqs présentaient , le sabrQ du conquérant ^ en «^fuatle pacte de la violence contre l'épuit sèment* nous avons dû leur dire : a Nous consentons à voua livrer nos places fortes : les voilà; à entretenir, à nourrir iâo,ooo hommes i nous les ontretieadrons, nous les nourrirons ; à vous payer 700 milUons : nous vous les paierons; mais, après cela, nous devenons étrahgers les uns i^ux autres. Il n'y aura deEelatipïis entre > nous que celles qu'entraîne r-açeioQjplissemeut de.«es eouditionsi Nous prendrons, poury [ur* venir, tels moyens qui nous conviendront. Nous De tous deyçitsiiaujcun compte de tout ce.quë nous ferons pour cicatriser nos plèies;, pour remplir.nosengagemensypour parvenir au ternû de no^ misères.' Coa-r tentez -vousi dé récaeâlîrileJrttitde nos douleurs .et d'en savoiulcf lespectocle. Nous n'avons besoin ; ai . de votre intervontion ni de votre pitié.' Nous sommes -vos Mer timea et non point :V08 pupilles. »...

'Ce langage^ MéssieuM, éiait tiéim qmi lés alliés nous dictaieot eax-mêmest- ' No^ «U avbtià bepènd&nt tenu un toat opposé. On eût dit qu'il «tait stipule' fat le traité qu'ils ^rendraièirt'une part active à notre goiivemerfient : leur inflûemie a'ft même pas été mise en question ; oa il -parlé , ona-agi'c6n3in« û .c'était un fait orrétâ'Ot connu été tout le-nMtodëi

Ainsi, à toutes teâ- douleurs q»'i)« nocu hBpbsaiëïit, iI-afmufijoateroelfe'd« nous séntir-cDdduitspai'la main qoiiMHis .écrasait; de voir intervenir danis nc$ >tléli* bérationtf ia ' ptdsMncA qui nons^dévo-

rait.- ■■ ■■■'■■ ■'■'• -'- '■•■■[><■.: ■ '. -t r!-; ^-i'- ■ .

--'î^oïttteDrttttoai-ésilbuteslesfois'qu'il a^été question d'tinë meénre qui:n^inték%ff< sait ^e ûbuSj^ent'pUnianqtiédpcFuni^ d&'K^et qu'elle prodtârait sur laft^paiuance^ Altiéâsl Qiobfid il!^à|^i»Eiit!de l^xéoutiotlidil «AtotraS-po^é çntt»4»«oiiverain «t«an4>^UM pÎ6 ^'lôtl hbas citait enôoiicfles iiIliés.Qiniiift ctti Arou^ait linUtvr' ttoklibévtésy aU' heiii de M borner k en trouver lesiaisons dans sotrô

(135) aitnatîon inténeure ,,il ^aU gncorQ^me' ner les-alUés. Jln un mot, onnoti^ vecootmandait -d'éviter totit ce qui pourrait troitblep lenr tranquillifé, kur satiafacUon , et mêmecontrarierleur amour-propre. Ainsi, par cefi'bîzarres aci^upules, .les a]}iés ont esercé nne jnflueopp réejle sur nw d^bérations. Ainsi > il a fallu dans la stipulatioa de nos intérêts j dans les relations du sou- ' verain avec ses sujets, consulter, pour ainsi dire, le bon plaisir, la.volonté deceu:^ dont le bon plaisir est de nous épuiser et la- volonté de nous détruir&. •

En perdant la fierté qui convient au malîieor, nous aurions dû réfléchir davantage «ux iâconyéniens qui en résultaient.

Ces iuconvéniens sont graves et u« peu^ vent TOUS échapper.

Nous avons exagéré aux alliés le sentiment de leur force et de notre faiblesse. Nous leur avoiu fait croire ^ae notre exis'^ tence dépendait d'an caprice ou, d'un mpovemeat de mauvaise humeur de leur part, «t que leur généralissime , semblable au

( i54 ) Jupiter de l'Olympe , pouTaît d*an geste noos «néantir. Il semblerait que i5o,ooo Allemands , Russes ou Anglais peuvent décider quand il lei^r plaira du, sort de sS millions dlommes, quand ceshommes sont des Français ; que la rupture du traité na serait dangereuse que pour nous , et nuUement pour eux, tandis qu'ils doivent être bien persuadés que cette rupture entraînerait pour nous des maux incalculables , mais , pour eux , des désastres peut-être irréparables.

Outre tout cela , Messieurs , ri notre nation était une nation à se décourager, ne le serait-elle pas en voyant qu*onr a une aussi triste idée de sa force ? Si les Français ne se souvenaient pas d'avoir, pendant vingt ans, £cté des lois à tous ces peuples si fiers de leur ignoble triomphe, ils pourraient croire, en voyant une soumission si aveugle, qu'ils tic sont plus capables d^entrer en lice avec eux. Ah! rendons-nous plus de justice à nous-mêmes. Tous les élémens de la force et de la grandeur sont encore parmi nous.

( i35 > liSa restes de nos immortenes phalange»

snffîi'aient à eux seols pour faire trembler nos i5o,ooo gardiens, et un million de bras 'qui les seconderaieQt au besoin, potirrait encore humilier bien des superbes, et lEaira justice de bien des outrages.

Ne crânons pas, Messieurs, de proclamer ces vérités. Que les alliés se désabusent de ndée de leur toute-puissance et de notre anéantissement; qu'en considérant notxe position et la leur, ils nous sachent quelque gré de notre résignation et JiiB Aolre patience , et qu'ils ne croient pas surtout pouvoir tout se permettre avec noHs.

. Proclamons à la face de rjSurope qoe nous vonlons la paix , parce que nous en sentons le besoin; mais que si on nous formait à la guerre, cette lutte du. désespoir contre l'oppression pourrait encore être fatalp à ceux, qui la provoqueraient. Proclamons que nous vonlonsobserver le traité, parce que , plus scropnleux que bien d'antres, noua teaoEuà pas pramesses et à i^os

■ i>,Gooj^le

■( i56 ) engagemens ; mois disons aussi aux alliés qu'ils sont plus intéressés que nous à le maintenir , et que si une folle présomptioa le leurfaisaLÎt rompre > la France leur devrait peut-être des actions de grâces. Proclamons enfin que la nation > forte de ses souvenirs , de sa gloire , de ses ressources , de sa confiance dans son souverain et de Tamouc réciproque qui les unit, veut régler ellemême ses intérêts, et ne doit d'autres ménagemeus , d'autre condescendance à la coalition que Taccomplissement des traités.

Cest du cuactère éDÛnemment français qu'auront vos représentans ,que vous ieve* attendre cette conduite. Il faut que , dans ]eurs délibérations, vos députés oublient qu'il y a une armée étrangère sur nos frontières, qu'ils stipulent nos libertés , nos intérêts y nos droits j sans se soucier du mécontentemeutou de l'approbation des alliés, et qu'ils ne se souviennent d'eux qu'en discutant ' les moyens de faire face aux chaînes dont ils qous accablent -, qu'inac-r

cessible» à des teireUrs qu'un Frùiçais no doit pas connaître, animés .pour les étrangers des sentimens que nous leur deVona, ils ne se laissent pas plus séduire par leur officieuse soUicitnde , qu'intimider pat leurs menaces.

Tels seront, .je l'espère, ceux que vous choisirez : digues de représenter des Français , ils vous coaserveront la |>aix dont vous avez besoin , par cela même qu'ils n'auront pas l'air de tfnt redouter de la voir rompre. Ils réclameront ce qui sera utile et avEÛitageux à la nation , sans convoiter le vœux des alliés. Ce qu'ils auront dit à la tribune^ils le diront encore, s'ille faut, devant Jes baïonnettes, persuadés qu'ils seront que deux cent cinquiùate représentans du peuple français peuvent décider,^uand il leurplaira,dusortdecentcinquante mille étrangers, comme la nation elle-même peut encore décider du sort de l'Europe , si l'on l'y réduit; • ■ ' : " '

L'indépendant fut le dernier .qui parla. Je vis que persQqnè n'avait envie de le

(i58) Gonbredire , et an oontraÎM , Vair à*appn^ batîon de chacan annonçut nne entière adhésion à ses sentimens. Tont le monde se regardait sans paraître disposé à renouveler la disco^on. Qaelqnes-uDs iuéme paraissaient surpris de ne trouver rien à dire à Popinion de leurs voisins , quràqu'ils n'eussent pas entièrement parlé dans le même sens qu'eux.

^ Je fis remarquer à tnon ami le calme qui avait succédé à la dispute que nous avions trouvée si vivement engagée à notcp arrivée. Ce silence^ lui dis-je, dràt être regardé comme un accord tacite, et nos disputeurs vont bientôt en convenir euxmêmes.

J'élevai la voix, et , m'adressant à tout le cercle :

Messieurs, dis~je, on eût cru, en vous voyant disputer tout-à-l'heure, que vous étiez eutièrement divisés d'opinion; cependant, depuis que chacun dé vous s'est' expliqué., vous paraissez sorpris vousmêmes d'avoir pu supposer entre nous

(,>59) nne opposition qiii:n*e3Û3tait pas. Il est pro^ bable que s'il y a qneltiue difiërence dans les sentimens de Vimmense majorité des Français , elle n'existe qa'en apparence, et' qu'une explication claire et précise la ferait disparidtre : car, oi!i les intérêts sont les mêmes y les opinions doivent être les mêmes. Or, personne ne niera que" les intérêts du peuple français ne soient en ce moment tellement aniformes^, tellement reconnus, qu'il serait impossible de lui faire prendre le change , et de le faire sortir de la route pat laquelle le Roi veut le conduire an terme de ses malheurs. Si donc il par^t y avoir quelque difEi^ence dans les moti& secondaires qui le dirigent , ce sont , n'en doutez j)as, des nuances pea importantes qui vont se fondre dans une volonté générale.

' Votreexemple, Messieurs, vientàrappuî de ce que j'avance. Chacun de vous, suivant qu'il a été froissé dans ses intérêts, son opinion on son lunour-propre , désire , dfuis les représentai qu'il choisira > des

( 1*0 ) di^msilioiu xçuottraîres à celles qui ont &ît n^tre les abus dont il 5& plaint ; mab mmarquez qae tous ces vœux , nés dlntérdts difiërens , peuvent être satisfaits tous ensemble sans se nuire les -ons aux autres , et que le^ qualités que cbacon de toos exige dans un député .peuvent constituer un caractère liaiqae , qui remplisse toutes les intentions particulières en remplissant l'intentiongénérale. Je m'expliquerai avecplns de détails, Mesùeurs, car 7e sens que mes expresâons ne rendent qu'imparfaitement mon idée.

Le premisr de vous qni a parlé a mis en avant le désintéressement comme la. plus -éminente qualité qui paisse distinguer un homme appelé à représenter ses concitoyens ; et en effet elle sapposë une élévation de sealimens suis laquelle les plus heureux talens ne produiront jamais rien de 'grand et d'utile. Cest donc avec raison que vous rechercherez cette précieuse vertn dans vos représentans ,* celui qui la possédera , celui dont l'âme noble et élevée sera

p:h»Go©gle

( i40 étrangère aux petits coIcuIa de l'iotérêt pu«onaelj.ce]ui-là,, soyez en jsùr,,sera pénétré de sa dignité 'comme liomme , de ses dlrpits comme citoyen; il aimer^, U dé-^ tiendra ka iàstUpivms qu^ g^rauti^ent Vun «4 l'autre. Do oefc àttacl];eieï!nt.auiii. principes IibérftUK«t àJa çpnatiluUon découlent naturellenjenb léicaract^èi:^ »:)e» ^spifûofMt ]& inaniteej.de voir,, que.. QbaoïtQ de ygti& tleBre:ou!ïiédam!e.$W¥4nt ses. -'v»es partie oiéiitrêsi, ,siiiivàDC;lfr::pwi^!ï^-0^:.iJl s'e4 tn>Xkyiy..::v/:, y.'-h -tLi-'- ; -:r;''y:i; :■ ■■■ ' '■

^: Dès rindacS; qu'il '4imet>a la constitutioa par principes et par inclination « il d^n^ra iK»:pt3actp»n)fi«ttfi^utii.:Ain^ 1^ liberté de j»:pceSiK«t Ift'^il^é indtvjj|a«l|ijÇ Berapt da8ldcpi*»swJ3issos«fei;..iïq^^îî«^ttra.p.a¥ qq)ony:porte:a(tei^e>:.e);:8\il^^lheurdea temps }! rend] q{iie]ai}e9,.re4t4«^.i^Bnéces-T soires , du moins %'0.-tr)l efi^f^lp iCm'oti ne poisse jtfg«i,ijiP>*BiM>pr sur^^Â^^entions snpposéPSiiqi^Siâyfli up (^to^vg-d^Mliberté WiriHnesi4^4f>it Pfve etsjçmple..;- ,

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( M= ) aura ainsi signalé son amour ponr les lois f pour la JQstice et pour l'humanité ,- poisse être indifférent à la gloire dé son pays ? CroyezrTOùs que» sacrifiant & des préjugés jusqu'aux espérances de la 'patrie ^ il' veuille condamner la jeunesse à une grossièreigoorance, à une vie obscdre )et inutile/^ fermer devant elle la noble carrière oùsoa courage l'appelle ? qu'il consente à Tràt dans les prêtres les-soutietn de"l?Etat^'daiu de scandàleiïtes moméries^ le rétablisse^ ment des mœurs; da'os des déclamatïms absnrdes et furibondes^ le langage de la

Ah ! tel ne sera pas le «ikay<eti ^ne: mw vœux appellent et que j*ai comnleDcè à vous dépeindre. Tous lea 'se^timens iMiblé> se touchent, et l'amour de la patrie;%p

est le premier et le plus S^^'de tpus^ nd BauraiVîuî être' 'étranger.^ : "'ï'-^i -■' ■ -■- '■ '« Il respectera dono tout «é'^^Hpïiore son pays. ïl Voudïa que vos &la salent citoyens comme votifc. 'U aiméi*j"ii pr«rtégertt<iK religionf mââdl'seraîn€xdll^e'Sur'4ius

les abos que ses imnistres -voudraient rétablir. La naissance ne sera pour lui uu' objet de vénération ni d'anathêmes : il n'y. verra qu'une obligation de plos imposée' à oeux qui en sont rerétus ; il les jugera d'aprèa leur caractère y et non d'après leurs titres. Il sera sur ce sujet également éloigné de l'injustice qui proscrit* indistinctement, et de la bassdsse qui encense de même.'

Les. senrices rendus à la patrie et le mal^ héur qui en résulte , secont sacrés- k ses yeux. Sa loyauté Tempécheiu même de supposer qu'on p uisse les méconnaître. Non moiiis ennemi des hypocrites d'ofûnion que des hypocrites de religion-^ pénétré d'une juste horreur pour les délateurs > il né pec-* mettra pas que les emplois et les &voarf résarvés aux bons citoyens-, soient le prix de leurs in&mes manœuinresi' Enfin il ai^ niera sa patrie par-des»is tout. Ce mot suffit , Messieura , pour vous Ëiire juger de quel œil il pourra voir les étrangers, et quels sèntimena il aura pour eux.

Ainsi , diee un citoyen', tontes les verLiu

qui intérefts^Eit le bieâ public marchent ensemble , et sont, pour ainsi dire , -inséparables les unes des autres jainsîlesmémesbonimes peuvèpt aatisfairé .itous tos Yœxxx. Pénétrés de cette importante Térité> con-^ certez-vous bien; entre vous.,sur.le choLjti que Voti3 ferez. Binnis d'intérêts ,■ soyez-lé aussi de volonté. Né fititeç rïen légèrement; car., dans unacte aussi lip portant ^ les conséquences d'une, erreur sont' incalculables, et Toma. eu seriez comptables à 1k patrie. Pepnadez.- Vous bien -enfin que celui qui agirait contoesaconscience, ou. qui ae laisserait guider par desi motifs étrangers au biem ppblic, commettrait un crime envers l'Etat ,;enVe^ ses cot^cUoyens , envers lui-même..!^. : . . . .; ■•■■.y ..■ f i Heureuse Ja^naftion qui ,doluée d'assez de discËEDëmànt pour connaître 'âes intérêts^ d'assez de. fermeté pour les dë,&t^re:, ne sa. laisse poiotabattreparlemalbetir^et. trouva . dans son pn^évlti garantie de son avenir ! Français, vous êtes cette nation; Tout ce qui vous entoHrervous rappelle vos triom-

jillies i vos débris même attestent .vptr« gloire, «t tous DOS aDU^enirs , en foisRnt Kiaîtire des dottkun , doivient aussi r^veUllex . des espérances,

VingMrois années de cojiquétes et quatre années de malheurs ont retrempé tontes les âmes , ont formé parmi youb des hommes qui n'attendent qu'un signal pour paraître an grand jour. Cest votre confiance qui leur donnera ce signal. Honorés de votre choix, ils ne chercheraut qu'à le justifier. Alors, TOUS verrez que vos douleurs ne sont pas sans consolations, vos maux sans remède , votre misère sans ressource. Alors votre caractère, éprouvé par tant de traverses, paraîtra dégagé de ces nuages impurs dont la superstition et les préjugés avaient voulu Tobscurcir ; alors votre assemblée représentative, rejetant loin d'elle toutes ces doctrines anti-nationales dont la postérité rougira nn jour poar nous, ne s'occupera plus que de vous rendre la dignité ^ui convient au rang que vous avez occupé dans l'Europe, que défaire renaître Ift confiance

(146) %ae TOUS devcse avoir en rpas-mémea , W avec ceUe confiance l'énergie nationale q,bi réhabilitera votre indépendance, et votre gloire.

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