‹ Recueil politiqueChapitre 12 sur 63 · LE PLÉBÉIEN · texte numérisé non relu

LE PLÉBÉIEN

J B suis riche. Je -suis Tartisan de ma fortune. J'aucais pu, comme tant d'autres, me faire donner des titres; mais la £uitaine ne m'en est jamais venue.

Nous avons telleinent secoué le joug des . préjugés , nous sommes devenus tellement ' philosophes , que la naissance ne nous en impose plus. A travers Tétalage des titres , sous l'enveloppe &$tueuse des rubans, des crachats et des broderies , on va chercher l'homme ) et si cet homme ne soutient pas par son caractère les titres dont il est revêtu, on ne voit plus en lui qu'un &quîtt privilégié; et tout Téchafaudage de grandeur dont il s'entoure , sans inspirer ni res-

(96) pect ni comidération , ne sert qu'à fairtf ressortir sa petitesse réelle et son dé&ut de mérite. C'est cette tendance,à l'égalité prîtnitive que }*ai remarquée dans l'esprit du siècle , qui m'a fait renoncer à la démangeaison d'être noble aussi : car j'aurais pu , si je l'avais voulu, être chevalier, vicomte ou marquis, comme tant d'autres que je vois tous les jours , et qui me dégoûteraient de la noblesse si j'arais la sottise d'en être infatué.

Mai) j'ai pensé qae si j'étais un sot > la particule que je mettrais devant mon non» n'empêcherait pas qu'on ne me jugeât comme tel, et que si jo ne Téiais pas, je n'aurais pas besoin d'un titre pour obtenir la considération qu'on ne refuse pas à ceux en qui on découvre quelque espèce de Aiérite.

J'aurais même encore dans ce momentci un 'moyen d'illustrer ma famille. Je connais un marquis ruiné qui consentirait à se mésallier et à se charger de ma fille , Voulant bien faire entrer en compensation

(67) des parchemins qu'elle a de moins que lui ^ l'argent qu'elle a de plus; mais comme )è ne me soucie pas d'avoir' un gendre qui cnne ine faire trop d'hopbeur en me permettent de le tirer de la misère,' je malierai ma fille à un homme qui , par la ràisou qu'il sera infiniment supérieur aii marqûis^ ne croira pas valoir mieux qu'elle.

Or, Messieurs , celui auquel je ne con' Ëerai pas le bcHiheur de ma fille , je tje lui confierai pas non plus mes intérêts ', mon ' repos et mes droits : c'est vous déclarer, dût-on m'accuser de pousser les choses trop loin f qiie je ne donnerai ma voix qu'à un ' plébéien comme moi. '

La France est peut-être le premier pays qui ait offert l'exemple d'une assebiblée choisie par le peuple pour représenter le peuple, et qui n'ait agi , qui n'ait parlé que contre lepeiaple. Des hommes qui avaient consenti , qui avaient cherché même à être ses mandataires , ne se sont attachés qu'à verser le mépris sur lui , qu'à le représenter comme un monstre qu'il fallait enchaîner, ' 7.

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(98) et qui deTenait Q^^resetifr toutes les fois qu'il n'étaU pas cppriauf. Tout^ les voies étsiÂen,t ixxaiifi» p0ur parv:eiiir à ce résultat. C'était ^'fibo^d la terreur qu'il &llait établir par Ta^eçt des Iribuiiaux extraordi* naii'es, des cachots et des bourrMuxj puis après c^Ia, l'ig^^iwance .q#'ii &Uwt ramener sur |e9 pf^ 4e Ifi wper^tioo et du faiitttsme^eUétaientJesnioyemaùsâhumuns que politiques por lesquels on TÀolait cxair tenir cett^ Jiiydre redoutai.

Certes, si nous n'y missions été trop intéressés pour pouToir len rire , c'eût étéuns cJnosô plaisante qUe de voiridps hommes que le peuple avait charj^s de défendre ses droits, j iitstifîçr sa confiance , en ..criant que le peuple ne devait pds se mêler dos a^^reypu^iqpes; qu'il dey^il^êtie compté pour .riqn dftné [le jGouVeraepicaitj: qu'il faUfiit <revi»er, «baàger, corrifiqr Vceuvro de ^ WIJCâK 1 4u« eoQBaccùt lep jà'tnia en yei^u.d^aqn^sjÇBs mémos iioniunés.aniaient le privilège if^neittce ileur épitixou et leur ypte. ;4ussi, ou vit'toutes lB5.1i1>ertés stu-

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(99) pe;idues; on vit la nation outragée, calooiniéc pai Içs plus odieuses imputatiûiisj et ce pauvre peuple, qui avait cru si bonuepièat,que8esreprésentaus aUaieo};' le servir etl^ défendre , ne fut couimunéineat désigné que par les dénoininations les plus JiuiuiliatUea. Assurémeul, jamais le délire et l'absurdité, i^i'allàreat plus Jbin , et PEu ri^ie nous eût regardés sans doute comme 3a plus tçUe et la.plus extravagaute des nation, si çi^le eût pu .son gerque ces ^leptions, faites sous l'influence desba^onnettes étrangères et daiù la fièvre d'une révolution qui s'opérait , ne devient pas être considérées comme le vopu t|e la uation.

Mais aujourd'ihui , Messieurs, que' la mo' dératioAduB,(Ha rétabli le calme, jet qu'une loi salutaire nous laisse la pleine et entière faculté de ne;faice que des choix confovm^ à nos intérêts , il y: va de l'ifonneai^ de I4 gloire .d« la nation , de justifier l'estime que spn souVeraiu lui a témoignée en Ifiji^^nt digciQ de i^ceToir c^tte jloi ^iQftQée de sa «agesse. • .

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( îoo )

■ Cest du choix que tous ^Ilez fiûre qur dépendra l'opinion que l'£urope aura de Vous.

Si , négligeant les leçons de l'exjpérience , nous nous imposons encore pour repré* Benlans ceux qui ont insulté , méconnu , Irahi les droit» qu'ils devaient défendre ; à, trop confions ddns les apparences d'an amendement forcé ^ nous croyons que ceux qui se sont conduits ainsi auront pu tontà-coup prendre des sentimêns opposés , et . sacrifier leurs prétentions à leurs devcHra > alors> dupes de la plus sotte crédulité et du plus inconcevable aveuglement, nous ne paraitroQs plus à l'Europe qu'une nation avilie, aussi insouciante sur ses intérêts que peu jalouse de ses drcùts, et insensible aux outrages. Alors, ëoperdant notre tranquillité intérieure, et tout espoir de prospérité , nous perdrons encore l'estime des nations voisines , que' nos malheurs ne' nous avaient pas ôtée. ' >

Ne croyez pas que , pour éviter les excès que je viens de vous signaler, j'en veuille

fiure naître d'auties' d'un genre opposé. Non, Messieurs, je yeax qae la modération soit l'essence :da caractère- de nos représentaos, et qa'à-la-fois sujets fidèles et bons dtoyens , ils ne se permettent pas plus d'oatre-posser les limites fixées par la cons* titution , que de rester en-deçà.

Mais je n'espérerai jamais de bons résultats d'une assemblée composée d'hommes dont les vues particulières seront en contradiction avec les droits qu'ils, doivent défendre : cor, .quiconque a des intérêts opposés à ses devoirs ne fera jamais rien de grantl ni d'utile. C'est cependant dans cette position que ae trouveront presque tous ceux qui, ayant une grande naissance, quand même ils n« seraient pas imbus des préjugés qui l'accompagnent trop souvent, sercMit toujours obligés d'accorder quelque dioseBnrespectfaumain,àropiniondeIeurs égaux , aux Kens de la parenté etderaihitié.

Or, ces concessions ne peuvent se faire qu'aux dépens de racoompliissement rigoureux de leurs devoirs.

Je le répète donc : les olwix que nous alloQ» faire doivent, être démocratiques; ils' Je seront sans inobov^ent ; Us. doîvént Tétrè par la nature même du GrouTemement , qui a donné à la Chambre des députés un côntre-ptùds suffisant dans la Chambre- des purs. Cet équilibre n'existait pu en i8i5 : un étranger qui fût Venu en France , et qui n'eût p^ la la charte , aurait pu croire, en toyant la compositiod de la Chacdbre des députés , que la noblesse avait deux <ïorps pour la représenter dan^ l'Etat. ,

Comme je ne suisextrémeénfieh, jene prétends pas exclure complètement les iiobles de rbonneur de représenter la nation; mais il laut que ceux en fkveur de^uels vous ferez une exception lUent prouvé qu'ils attachent plus de ^tix. à leur qualité de citoyen qu'à leur titre, et que la-pros^' périté de l'Etat , le bonheur et les libertés du peuple leur sont plus cber» que les jjoUis- •ances de leur vanité.

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LE GENTILHOMME

J E prends la pardle > parce que je trouTe qu'on .a jugé lin peu sévèrement une classe k laquelle j'appartiens. Oui, Messieurs, )e suis gentlUioniniéj personne dëToiisiles'en doutait : je ne mé prétaux jamais de c* titre quabd on pOùrràU croire que la Vanité m'y pousse ; mais quand il s'agit de combattit one eïclusian que je crois injuste^ et des reproches queje crois es.agérés^ .je déclare hautement que je itle fais honneur d'appartenirh^ttedasfieqâârdn attaqué.

SçuVenbBfTous, i&efiAbtxt9,'^'ae'f^0itàb la Cbambrèdes pairs'|;}«ie'tont fidifUés lés plus én^t^quesréclamatitmb contre léséga-

( 104 ) remens du faux zèle, at qtie, .cette année encore , cette chambre n'a pas été la der* nîère à ùgnaler son attacliement aux principes qui assurent la liberté du peuple , et que consacre la charte.

, Four moi. Messieurs, que mes inclinations n'appelaient point à figurer dans nn rang aussi élevé, j'ose me flatter d'avoir rempli tons mes devoirs de citoyen: si- vous voulez me permettre de voxis parler un . instant de moi , vous en jugera vousmêmtos.

J'étais fort jeune quand mon père mou-' rat. J'avais un frère plus âgé que mdi de plusieurs années. Il hérita en quelque sorte de l'autorité de mon père. Son ascendant sur moi était une habitude de l'enfance. Notre union n'avait jamais été altérée. En suivant toutes ses volontés , je croyais ne suivre que les miennes.

Au commencement do }a révoluticm, mon frère n'hésita point à prendre le parti d'émigrer. Four la première fcna, nos pen-r tées oe furent pas les mèms^. Je voyais les

( io5 ) choses sous un antre point de Toe : je ue croyais pas que tout fdt perdu parce qàe le Roi avait reconnu les dr<»ts du peuple et accepté la constitution ; je ne croyais pas que ces grands changemens, résultat, du vœu de la nation > me délia^nt de tout devoir envers ma patrie , et me donnassent le droit d'aller lui susciter des ennemis, et combattre contre elle. Il me semblait qt^ la France n'avait pas cessé d'être là France parce qu'elle avait changé de système , et que le courage con^tall à rester plutâtqu'à fuir. Mais mpn frère ne voulut rien entendre. Ses pressantes sollicitations, et plus encore l'attachement que jelui -portitis, triomphèrent'de nja répugnance. Je quittai la France avec lui.

. Mon.jrère.étaJLt marié , et avait un fils eh bas âgfu jSon épouse vo^ulut lQ.SuÎTre et partner no9 pewe^., nos:&tigae0 et nc^e misère. ,. ,• , .. [,;, :;-,,^ , -, .

Mon fràrç e| :moi « nou^ ser^^es dans l';^mée des pfinQe$; sa i^piufAgepsis. épffo^ ne se sépara pa& de lui^ et SQ&Tikles iiù>ur

(.06) reméns de Vaiteée avec son fils , qni , soumis bien )eaBB aux éflréuTes de l'adversité , recéyùt'de ses parens l'eseni|tle de la rési- ^ationi âe'la'cohstBnceôtdB la Vertu.

La fortune t qvà nous pei^éâotait , nous téservait n% coup plas terrible que tou« 6enx qu'elle BOdM avait: portés jusque là. Un Êovps de pBttàatlB , qui s'était gUasé âut' ïei derrières de notre armée j attaqua tios bagages, dispersa rescdrtb ^i^ '^^^ défendait , et s*efflpata d'uutî grande quantité âb hnliti. èi de beaucoup de»priaoniïiers. Mon inalfaepi^Ux tt^td , ttilljôui-s aterfUé dût la sûreté de son épfiUs^ et de sob fila , ti'avfiii point vodld qu'ils le sUttisôeùt de tt-dp près, et avait exigé qu'ils Wstàdseitt iWc léA bagages. Cette précaution, dibtëé^r AatendfetSè, fui té qîli les pétdit ; ils tûtrlbèrent entt^ ieâ Ùâtifâ dés pstt-tiMtis.«âiJérais.

€«rt ététlètàébt plobgeâ rù^a &ère dans un désespoir difficile à décrire. Aussi laffligé que lui pêut-étt^j mais plus âiaitt^ de ma dâtlteut, je fit totiti» les dém«rcbes pbsi&ibi pdui?' tfbtebir dès renaeignetneos sur

( 107 ) le sort (le ma bëlle-^ceto. Ije générttl ^ laiméme., eoVoyaaax aTiant-'pOBtes Ërançaiâ pour réclamer ces deDïinnôceDtei Ttctim^ (les'jrbBinces de la guerrb,'oa du moins pour dnnàxiderqafelles fassent bieq traitées. On noas xéponflit qu'on n'avfaH ïtudinJe odffaaUsadcè des prisbntiters que nous AéAgninns: Cette réponse i^cberrà de iseds^oeabler; Il âevirtt trop sûr qne oaug ne leit reverrions, plus:

M*on frèreV prive- dès :deuic wuIb' objets qui ratiacbasseot au monde , prît la vie en borrefor, et tie cherpba plus qde l'occasion de s*en débarrasser. MalfaeDrfldseitiçnt i cette ocbdsioD se présentait fréqnemmoiit^ et sa témérité la faiwit naître eBBoréiphis ionvëàt. Il trduVa étiGn , dails nne affaire extrêmement Tire^ la mort qu'il cherchait ; mort gloriefase, qiH'termiDbit dignement une vie traversée par l'infortinie ^ mus honorée par des vertus.

ie restai sètil rëh. -perdant mbn.fi^re> j'av^,f»erdajn<ïbdèiiâierai)M;'4e.&dfMinet Ig sépulture é abn corps: AVefrIpi t^«nséV»'

( >o8 ) lissaient mes dernières afiEèctîons, avec le fil de ses jonrs s'étaient rompus les derniers liens par lesquels je tenais à la société.

La vie active et hasardeuse qne je menais fit un peu diTersibn à ma douleur. Privé de -toutes les affections du sang, une affection plusvive peut-être se réveilla chez moi. L*amonr de là patrie me fit sentir qne l'existence pouvait encore avoir des charmes ; l'espoir de revoir cette France qu'on avait jogée ù criminelle» et qui maintenant ne me paraissait plus que malheureuse, me donna le courage d'attendre un temps plus heureux où je pourrais aller finir mes jours sur ma terre natale. Mon impatience s'accrut lorsqu'il me parut démontré que tous les efforts de la fidélité et du zèle ne pourraient triompher de la' fortune, qui se déclarait (Contre la cause cfue nous servions.

Uurégime plus doux succéda,en France , an règne de la terreur. Une loi nous permit de rentrer. J'en profitai. Ty retrouvai un 'neàl oncle , seul^parent qui me restât. Sa ,

mort me mit en possesûon d'on héritage assez modique, qui suffisait à mes besoins et an-delà. Totu mes biens avaient été Tendos. Je ne les regrettais pas. Les pertes dn cœur m'avaient rendu indifférent sur celles de la fortune.

Je fis des perquisitions pour découvrir quelque chose sur le sort de ma belle-sœur : elles furent inutiles. Il ne me fiit plus permis de conserver l'espoir de la revoir.

En rentrant en France , j'avais renoncé nécessairement à mes titres; mais cette renonciation , que les circonstances m'imposaient y ne me coûta nullement. J'étais revenu de toute gloriole à cet égard. Je trouvais le petit plaisir que la vanité peut éprouver à se prévaloir d'un beau nom , bien compensé par les malheurs et les per-^ sécutions qui en étaient résultés pour moi. Je renonçai même à ce nom qui né me rappelait que des chagrins, et que ma fortune'ne me permettait plus de soutenir.

J'avais pour prénom Benoit. Je me fis' appeler M. Benoît , et je ne charciiai plus qu'à

( 1.6 ) qidiUer et qu^ &ire cjuUier aux autre» qoe J'AVAIS porté un Autre ^oai.

négoûté du monde «t de' la soâété , j* mb fixai dans • iia s'^agB où ojpn 6aole m-avaUIaîsséiitté joatson.Xàj jemaJxou- Taî si heureux âansmoQélaldeniédKicn^'; jctitHiTU tantide dEuriojSS d|aas k i^ieretikéeet dans les habitudes caAamèrec^'qqe plusM'unefDÏs j en meiappelautmoa aacienue condition , je ÏRicaenûs applaudi d^eQ avoir changé, si pe changement n'eût pas été amené par des évéoemens'àiiGai désastreux.

fWs bientôt l^oocasioti d^éjtrp utile aux paysan». J'en aidai plusieurs de niQscousfttls et âe nie4 moyen9^'|i'épi:oaTai combien il est £ù>ite de se faipe aimâr de cette 'Classe '^'iiotanuBS trop calomniée^ J^éprouvai qqe leur: rebonoaissance {irécè.de , pour ainsi dire ^ lie ferwice qik'oii leur repd, et lui auni'it long-temps. '

Xlèsqu'^l^'vireDt'qpeTe prenais Jèucs ip-t téi'éttf à .cœur, ils voulmtent me les 000- £er;. ^Is me>pi*ièrent decoosenlir àfleVenir maij>e.déja-cbinnùine, lia place de maire'

de vUlage mtfui parut pfti au-dessojude moi , pHiRiiA'«lle^evaU lAe mettre à mèmtt de rentke^Uelqfles services : j'aoceptaL

£b ^Qeeptmt , je n'araîa pks bien réÛéclti à taule il'^^eodue de mes £Qaodoa&. Je aa. W cOjOAUiqv'AU mpiÀetotoù il Ëdjat môtti^ en vi^iieuE H lâtgoureusç loi ^ là ooDsciipn tioa. Qpe 4e pAcora j,e vis cpuler saûs poun Toir le» essuyer ! Que d^ priÀreè fs reçuft tâos pouyQÎr Us exaucée: ! Que de douleiuf je paFt9geaî wiiia pouvoitr les adoucir I

Je présentais • ces boones gens le setâ rejnèdP-' qni fiât iBB ïHOn pouvoir, des cousolations-'fe fi8:«witîr.aux:jeuiieft-gens l'aiguilloQ, de la glcioe. J'éyt^illai.chez eux ceUB hume^f l)elliq|}eiue qu'il n'est pas néces-r ^ce4'ii?fqp^Ker,à,d9S,Krançaia. Us partaient avec maUw.defKiae, et du,nu)ias ils a' accroissaient pas, 'par leur douleur, le das^ poix de leora parens. Ma, tâché étftit plus dll&ci^ ftuprès de ceux^-cî ; mais , çn leur oflrant les secours de -la religion , en leur parlant- des besoin&iet de. la. recoanaîssaflce de la patrie,jefiiiissaiS',;»inon parles cout

soler, au moins par leur inspirer d& la i^âiga^on. Par ce moyen, j'ai eonstamment évité qu'il 7 eût des réfractaires dans la cbmmune. J'ai sauvé à mcft'aâtuidistrés le spectacle de MB exécationsxigOurëiises auxquelles la loi soumettait les pareps. Mais eii déi^orant lés conséqaenceaqae lai con5cri|)^ tion jentrainait , ed déplorant;suirtouirabds qu'on en Ëûsait', )ô ne puis ttie dissimuler que cette loi' e^t la seule par laquelle on puisse avoir unie armée nationale , et qtte tôt ou tard il y > faudra revenin ' ■■

■- riies sacrifices que le Gou^éraetpent exigeai; an nonv de.;la patrie ^devenaient, d'année en année , plus pénibles. L'espé^ rance d'y voir un terme,. espérance qui avait aidé à les supporter, commençait à s'évanouir. 'Ënfin>,'de3 révers inoa'is , que la prudence aurait' pu prévoir, nous avertirent que lé fruit de tant d'effiH-ts était perdu^ et qu'il ^lait se résignera en faire de nouveaux :'oa s^ résigna. '' ' '" ïja fortone'Se^ déclara encore contre nos armesï Alors la France fut menaoîe , et

( "3 ) toutef les icbarges parurent légère^ ^toiu Ita saçriOpes pu-,arent ioçiles , ^o^s^yi'i]^ purent ^JJ|Jar hjH^ fsL ,4éjiffl^ (Je nos faf etB. :Jf pi» •mêfije je ^^on^' .yqbntairepye^t à m^ ^ux repçts. .^ ^e^i^tis rajçuEiif^.l^j^ c[e;Cfîmbsit^e fpa^ le aal^^djs K'ïl^affft, e.l j'épMuyai ^^ l'«H<Mjp (Je \^ »!*??: W» dàpi U9P fin» h^H p^Je plvs ^^ et Je plus indestriiçtU)^ .d%^pl^«iens..:Jâ s^lJL^- ^t«i et};çiflVK:Xll!f[l^\lf. d'4lre.figig}ayé 4as8iuneicçihorlg,;}(Iffll s^fWl». W>t»ÎWi,

gèrent .Jffilis jlft^irtles ,p9U);.4es dpfcij^r^; JHLol)oltJi)si!^WWW=ft?r''W «»^ 401* eût eu plus de succès s'il avaitj^M :pl# ■d'iWS'USUrs' ;- -i.v.r.-ii /,.....'

S«WsBe »; «"*)>'«*■ nWwwaiîiOofflaiér

4t,^iL pawiei,.i!ip« ,cH»JRl»MoRflflSB,doiJ,i!f

7 J.4 ) antique de saiat^liouîs remontait «tir le trâiie'. Cette famille auguste pour laquelle ■j'atàis combattu , à laquelle mes vieux souvMiirs et mes Tieîllés afiections m'attadratenît par des liens si puissans, pn>- ;)hetfâî^à k France dt* cicatriser ses plaies^ et de la dédommager de ta gloire dont eOe devatt^re désabusée, [fctr le bonheur qui "laibyàitdèpuis silong-femps.' '

Moii'céeut se'ïoÙTnôt'à Te^rance et à .h 7oie. Je retbbkrlai 'dans nidn Habitation lé^èclës-pa^isaD^ qM kn'àTaièiit tàiïylk, ëtje ■ptirvina 'à leur -fitfrê'partager me» senlîmétii poav la dynàistiâ^ qni itmont^it sur 'lëlrAWe.' •■■■ '•^'^■•■'- ■■ ■ ■ ■■ ■; ■■'■> '■■'-' Vous 'VOUS imaginez peut^éCrey'dSès*- •sienrS; ^'anssiiftf-faj^rès la testitQ^atlti^ je Teptis mes éilidie^-Kti^'ëuy én'ajottiaM Tnilêmcr de notfWauï^^e' je" me' déeoru 'd&'épànléttës â'tirâ -gradé ttoii^ bu quatre ■foiSsTi^êneul? à cehir^è'^faWiB aotrefois; " 'qaë^WSioiiçài'déS^rétfenlions'àJé'H-ériftvêtii des p^éitiiei^'^plàËl et'lcfltfblé'de pAï- 'nloiàs; ^ue ■ je" pris im air in^riMJttt^vec

p:h»Goo^'le »

les payaaas> et un air protecteur aV'eiilea fonctionnairea publics; qu'enfin je parlià . en poste pour venir-, réaliser à Paris'lës ■rêvei d'une ridicule ambition. Non, Mes*- Heucs.>:'^ne fis' rien ide-tout cela. Je gardai Dion nom de Benoit aveo'lequel j'araia étér heai!eux{)én(]ant quinze -ans. Je ne remis pas mônantiienkihifocine. Jele.coil'éèi^ais ocHnme'Un honorable soavenir d^ àktige^ ^ue j'aTBÏs coùros fiour la b&nse ded Botir- •bom et dea-lfiêrTicesqueTeitii^Vais rendus^ mais je me ^râaiËîéu:âcr'IiÀ faire' voir li^ jour, n&^voulant pas atbîr l'air d'une' ca^^ ricature', ni' donner 'à> rire aux petits ea-^ ' fans. Je ïie ^mandai 'ni grades ni pensionâî Je ppéfiiun^is' bien que le Roi sel-att'buffi-' «âmàient iwsailli de tous ées homilies'affâ4 mes d'honneurs et d'argent, qui ,^ s-'étant cachés pendi^it la temp'ète^'et reparaissàiafE av6ç le^alûe^ viéitdrttietit se vantei-^ë l'avoiçrétaUi sur le trâile'de ses pèrefs." ïë tontiovai d'être àyectoat^e monde câ que' j'avais, été: jusque làyAt-ijO' ne qulttai'pa» ma réputatîoa-de faon homme poiir ipreri-> drê celle d'intrigant et de fanfaron.

Je restai dana moa village , hearenx d'être étranger à toutei les soUisea de mes coa&ères, qvi, pl«s fous qu'avant la terrible leçonqu'ilsaTaieutreçue, semblaient ne s'altacher qa'auK moyens d'attirer sur eu^ua seeond orage* <

La France commencaitàgo&tef les bieu'- ^ùts.d'iw gou?emenisnt feodé «ur ks loi^. IToutes 1^ sQVjFC» de la pro^rité se roa-^ TQÙent, lorsqu'une entreprise sans-eKentple vint menapet sa .trànqnillilé<.> son b<»t* bear y son'cïXtsteace. C'était. 16 moment de se raofttrçtf (f estait le momnit de éprouver que j'jé^B RMwi attaché aux BbnitboAs^* peHK qw ftTaiéot tant fait stHiber leér aéle et WnrA.pn>«e9iesi Je ,n'hé»taiipas, j'engageai Jes paysans à sWmer pour défendtv le trône. Je me rendis de ma personne A la préfeRtMf e , et nw £a inacrke poot marcher dan^j^ vpUintaîrè9.'Apeii}e'i*organisatîoa de ces .corps projetés^était-^eUecommunoée, que nQUS appiibicsque le {loi avait -quitté P^m^et que nq^e&fts «raient désonnait San» bt^ comme aaossucoés;

J'avais, épigré , Messieurs, je savais ce qu'it en coûte à un cœiir français de Vexi-' - 1er de sa patiîe et de combattre contre elle. Je retournai dans iuon villagt;. liO toëu d^ lialùtans zne condamna encore atËE fonotions de maire. Les raisons qui m'avaieut fait accepter la première fois m'empéchè>rept de, refuser la secoade ; plus le moment était difQncUe^ plus je pouvais être utile & ces braves gens. Ce motif nie déterminet. Bientâ4 on le^ appela aux ài^es. Une se'^ conde invasion menaçait la> France. Ils mè demandèrent ce qu'ils devaient &ire; je leur dis i « Vous êtes propriétaires , voor êtes ..pèresv époux> Ff ançais;'' Tsnliemi ^ là, marchez l » Ce conseil était d'àcepr4 avec leur yplopté. Ils.me voiœroièfent'yils partirent; jnais en les voyant s*ë2c9gner> je prévoyais tous; les malheurs qui allaient fondre suf ma patrie.

Une, épouvantable catastrophe cmiârma mes sinistries conjepture's, et ïie laissa: à la France d'aatre consolation que celle de revoir Ies.-[«iDoe9 dont Ipicaractère lui

("8) ]>erniettBÎt encore quelque lueur d'espérance.

.. A tous les rcCvages, à toutes les exactions dont les étrangersdésolaient la'France ,se joignit bientôt un fléau non' moins redou- .table , je veux aire cette exaspération , cet -esprit de fureïir et de perâécution qui accompagne toujours une réaction. Des homsnes égarés ne deibandaient que des Ticlimes, et cette àrmée,-doat la France s'é- 4ait enorgueillie Yin^ ans, fut eii butte à tous les traits dé ^ calomnie , à tous les outrages de la vengeance. L'es foucfîon- Baires publics ,' imbus de cet' esprit , ou fei- .gpaitt d'en être imbua poùt* s'éviter des disgrâces, -en secondèrent les progrès de toute jleàr' autorité. La conduite la plus exempte de reproclies ne fut plus pour personne un.motif de irânquiî)ité;-I>s campagnes se ressentirent du trbhblè qtii agitait les villes, el nioî-mênie , pour ne point avoirvôuludevenir'persècuteur, je faillis être persécuté; ' ' ■ Deux ofEieiei>s,'fiW de deuxihabitàns du

("9> TÎUagd», revinrent chee eux après quo l'arngiée fut licenciée. Avant qu'ils fussent arrivée , j'avais déjà . reçu {^usieurs ibis. Tordra de les surveiller et de les faire arrêter au ^moindre soupçon. Je les £s' vei)ir cbez i^aoi et je leur dis ; a Quelle qu'ait été ytrtre, façon de penser, vous devez aentir n^intenant que le .devoir de tout li'rançaja est de se sontuçttre pour éviter à sa patrie de nouveaux malheurs. ^ feutrant dans vos foyers, ce doit être avec l'intention d'y vivre en citoyens .paisibles et en sujets soumis. Fi'ometlez:moi que ce sera là votrç conduite, a Ils me le promirent et tinrent parole.

Je ne cessais de recevoir des ordres pour surveiller tous les paysans qui avaient mar- 'clié volontairement dans les balaillons de gardes nationales mobilisés; pour .rendre compte de leurs démarches et de leurs discours; pour tenir la main à ce que lespffî*- . ciers en demi -solde eussent le moins de communication possible avec eux. Je ne jrépondiâpaa aux prenâères lettres j à laâa

( li»)

on' mè pressa Ullement , qne \é- iècliUnà une fois pour toutes que les paysans étaient tranquinès^ que je t-épôttdàis de lenr-sdU^ mission; mais qudj'éftnsilniire et ttcHtf p6%bt espioii ; que je deVab les proiéget et- noof pas les dénoncer ; qu'èiit conséquetOée on ■vottlftt bien n'exiger dé moi ^ue ce qui était dans le Cercle de nies attributions.

On Tenait d'envoyer ponr^tis-^fet de rarrondissemènt un jeune- homme &avL cai'actère bouillant, qm- croyait servir & merveille le Gouvernement eti fajsanftout ce ^d'il fallait pour le faire détester. H m*adressa une lettre pleine de Reproches j où il me meuaçait de me faire destituer ; je lui répondis que je li'étais pas accoutumé à ni'entendre parler sur le ton qu'il prenait avec moi , et qu'il me ferait gr^nd plaisir de me débarrasser d'un emploi qui né m'exposait plus qu'à des insultes et à des désagrémens. Je ne reçus ni réponse à ma lettre , ni ma destitution , que je crdyàis inévitable; mais un événement vint bientôt troubler la tranquillité dii village, et

( lal )

me remit en rapport avec le soâs-préfet. ■

. Vn matin , après une nnit peadmt laquelle il avait faîË un vent très-Tiolent , lo drapeau blanc , qui était hissé sur le clocher de l'église ^ fut trouvé dans une mare à quelque distance de là. Cet événement ne fit aucune sensation dans le village. On . n'y vit qu^un accident causé par le vent ; on hissa un autre drapeau , et personne n'y pensa plus; mais un mauvais sujet , la seul qui fût dans le village , écrivit an souspréfet que le drapeau blanc avait été renversé et tf atné dans la boue , et qu^on dvait tout lieu de croire que les deux officiera en demi-solde étaient les auteurs ds cette acte de rébellion. Il safifisait que cet homme dénonçât ^our obtenir de la confiance. Je reçus par un exprés l'ordre de faire arrêter de suite les deux officiers. Je les fis venir chcs moi. Je leur demandai s'ils avaient quelque chose à se reprocher. Ils m'affirmèrent, sur leur parole d'honneur, que non. Je leur fis voir l'ordre que • j'avais

reçu , et. leiir conseillai d'aller se cacher pendant quelque temps chez des parens qu'iU avaient dans un village peu éloigné. Us suivirent mon conseil / et moi je me réjouis d'avoir prévenu une injustice: car je suis ennemi âea pei^écutions et des persécuteurs,. de quelque' masque qu''il8 se couvrent.

Je répondis au sous-préfet que les deux officiers n'ayant aucunement troublé l'ojdre et la tranquillité publique, j?aTai3 différé leur arrestation jusqu'à ce qu'il ei^ p' prendre de plus^ amples informations dont le résultat lui prouverait qu'ils n'étaient point coupables. Le sous-préiet, furieux, accourut lui-même au village avec une escorte de gendarmerici II descendit à la municipalité , et m'envoya chercher par un gendarme. Pour le coup, je mis mon uniforme et ma croix de Saint-Louis, et, sans montrer ni empressement ni frayeur, ^e me rendis près de lui. Mon unifornie-'Ct ma décoration parurent le surprendre uu peu. Cependant il m'adressa la parole d'ua

( "5 ) ton hautain. Cèst vous qui êtes le maire? Oui, Monsieur, loi répondis-je poliment.

^- Et vous avez méconnu vos devoirs , vous av^ trahi les intérêts du Roi , au point de différer l'exécutioti de mes ordres? — Monsieur, lui dis-je, la décoration que: je porte devrait vous avertir que je ne suis point accoutumé à trahir les intérêts da - Iloi; qu'au contraire, je l^ai servi avant vous et mieux que vous , prohablement , et que votre emploi né vous donne pas le droit de prendre avec moi un ton que je n'ai jamais supporté de qui que ce soit.— -Monsieur, me dit'il en se levant, en même temps que je suis souïPpréfet , je suis gentilhomme-!... ;— Je le suis comme vous , lui répondisse î et - monsieur Benoit, quand 'un gentijhomrtie l'insulte /'-redevient le comte D***. — Le comte D*** ! s'écria-t-il ■ en pâlissant , ne me trompez-vous pas? — J'en suis incapable, lui répondis-je. — Vous aviez un frère-! — Je l'ai perdu. —Vous aviez uo neveu.' — J'ai fait d'inutiles démarches pour le.retrouver!.,.0 mon oncle!

(1.4) â'éctia-t-il , en se précipitant dans mes bras ^ çt en moaillailt mon visage de ses larmes. Je le pfesaai sqr won sein , et }e pleurai ayecloi. - . .

.. C'était moD neV.en , Messieurs, mon neveu, qui était tombé avec sa mère au pouvoir des partisai^- La frayeur et le «hagrià ayapt rendu s4 mère très-malade, les partisans les abandonnèrent tous dcax dans tipe petite vUle. L'épouse d'un seigneur russe qui p^ssait.-par ta eut |àtié de l'état ^ ma belle-sœur , lui fit donner des soins et l'emmena' aveo elle eu Russie quand eOa fut guérie. Moa neveu servit eii Rus^ H^ y où il pècctit: 6a ttèr e. Rentré en France ieit i8i4 , il prit lé nodi d'une tvrie c(»isidérable que Jui laissa un parent de sa mère. Il avait, fait beaucoup de démarchés pour me retrouver ; mais mon nom de Benoit m'empê<Aa, d'être découvert.

Après le premier moment .d'effusion., ,mon nevea fut un pea embarrassé au sujet 4le la démarche qu'il venait de faire. Je ne lui fis point de reproches , je me contentai

(1=6) idelui &ire. observer qtlè, â. son premier transport.de colère ne l'avut amené dans Je village , il n'eût point dongé Heu à notre reconnaissance , probablement il eût fut ■ mettre son oncle en prieian pour avoir re' fusé de persécater deux innocens. Vou^ Toyêz, lui dîs-|e, que pour n'avoirpa^ Tooltt donner la main ià- des mesures op^ pressivcs , vous étiesprét à me eoiïsidéretr comme un ennemi du iloi , ' moi qui A versé mon sang pour lui, et qàiâers mieu:t aa cause par ma modéraUon qaé vous (mr votre zèle fougueux. '-■•

Je lui représentai combien Q.- compro- mettait les'tntérto 4ki tëè» èa èerend'ant ' l'instrument d^iln 'pctrti ,' et en perdant fcà oaractère ie jUKtioe et ^d'Impartialité ^ïA doit distinguer un magistrat. ' ■ i

.11 profila dé laleçoB.IlV^âeoota'pIàsi^ âéaonciaïeàrs; il ne vit plus'dàâs'Ies évé-r nemiéns. les. 1 plus Hfflples^ âes^'ijàdioes.'cte ■ eomiilot'^ et dans lés bomfUÈs^to (Jus pai^ aifolés .des.icbn^^atenrs : grâOë à fiëthëtl-^ reux-chângMnentfsonarrefidisseaient, oà

il régnait betuiconp de fermentation et de mécontentement, était^ au bont de troi»

tnç>i5, le piqs painble-et le plus soumiB da -département.

Vous voyez y Messieurs', que, quoiqod gentilhomme, )'ai rempli ina tâche de cï- -toyen , et qu'une seule leçon a suffi à mott neveu pour lui' rappeler ses devoirs. Il en est beaucoup qui se sont conduits commç moi ; mais ilç lie se mettent point'en avant ^ ils ne cherchent point à attirer les. regards sur eux : .ç'cstpourcelaqiu'onlesconfond avec ceux qui ne veulent que se mettre en évidence. . : , ■

- Il en est un bi^ plosi-gt'alad' nombre en* «ore à'.qi^i :^J,ççôa9 de ^-'expérience ont profité. Tous d'ailleurs reçoivent en ce mo* ment de leuc^^Uverain. une ;gAnile' et auguste [Jecou^ qgi ne s$m^atf être perdue po^reux : soq Amour poUr les lois | aa me*

, ^érationi]ui.l'éIpignetdb.taf)!tleejftxt[ienMs; Ml bonté .qQiJm.eMjciUeitoutesJesELffîtoM lions, sa wigee^'-éclairée qui lui:i'ait; rejeter

' tous les pcéjiu^.coiitraiinsrAiuLjiiiniÉiss

. ■ ( la? ) ■ ■

du siècle , sont un exemple que tous imiteront sans doute autant qu'il sera en leur pouToir. S'il en est qui , loin de l'admirer, le condamnent et se permettent de le blâmer, ceux-là sont connus ou faciles k connaître. Retirez-leur votre eonfiance , tout le mtfnde tous âpprouTerà ; mais ne confondez pas avec eux ceux qui , pénétrés de -leurs devoirs de citoyen , et sacrifiant leurs . préjugés, leurs affections et leurs res^ntiniens au salut de l'Etal ^' sont animés des Sftntimens de notre -sage monarque ,- et veulent, comme iaij toiri ce' qui pourra 4attf>er la -^Foncê. ' '■■■■-■ '-:■■;

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