‹ Recueil politiqueChapitre 20 sur 63 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

IiL «$t encore d'autres a1>us qae je n'aâ pcHot indiqués ; ils sortaient du cerole ^ne je nie fluis tracé. 3e n'ai ootmdéré bmm , anjel; , -pour aîn dire , <qa*k Pextériear ; je n'ai voulu parler que de ce qui frappo nos -yeux tdos les jours. Parmi ees abus dont je ne parlé pas^ £t en est dont les suites flont inoalcnlables , dont les coU' giquences nioniles exigeraient de grands , développemens. Telle est , entre -antres , f instruction publique presqu'entièrement thtOï&anitéo aujourd'hui eux eeddsiastiqae». Une plume plus éloqiimte que la- micftme pètirrdi mentreir au Gouver^ nement les inconv^niens qui drâvent eOj résulter pour lui-même^ et aux pères de Camille les nonreaiix dangers auxquels sont exposés leurs cn&ns ; elle leur reiwéstfiterait ces en&ns séduits par des dis-

( ftO

eojOTS ii]3ntiqt]es, par des insinuations dangereuses, démenUat toutes Jes espérances que fondait sur eux kt tendresse paternelle pour, aller grossir les troupeaux de cette Jeunesse dégradée ^ qui eufouit dans.. ]e$. sénÛBaires le germe de tf ut sentiment iioble, ,4^ tout talent aille ; qui , renonçaut aux ^cultes d'hommes çomuje aux foncrtions de çitoj;en., fait d'avance le sacrificedesarqisqn pour obtenir le droit d'étoufter celle d^& autres j ^ui , pqrtapt sur un frooj: âéti;! pa^ une précoce dissimulation, la conscience ^e son avilissement, ose à peinalever les yeux sur leshpmiipea.ep. qui elle-

, ne yoi^,ppur,aii>sidIre,. plus ses semblables^ et bien moins encore flurle^temmes^qu'elle-

, ne doit connaître que dans le mystère dit sacrilège j^qn^n'est occupée qu'à cacher ses.

, désirs , ses p^usées , sestf entimens , isous un masque imposteur pour prendre les allore» dfuAétat où il faut qu'un jeune homme de .yin^t ans (i) apporte la. bonne . foi d'un

(i), Noiil^idfttcitn oBt fîxé i^ tFuUe MM la âate ds

(95) imbécille ou la duplicité cl'tm hypocrite.'

Il TÎejlâra aans doute- -quelque citoyen courageux qui-, ayant un talent égal à soa patriotisme, développera ceB importantea Térités'. Pour moi , je dois ttie cootenter do les indiquer; elles sortent du plan que)e m'étais tracée J'en reviens auxiréfléxions qui se présentent naturellement- àpi^ Ift lecture des différens chapitres decetouirrage. ' <''■■■

Quedemandeat les prêtres et cette armée, ^é dé vots qui se' sont faits leuï^ cltampions î' Sur quoi fon&nt^ leurs plaintes?- Foiùqvioi cheEchenMls à eutraVer la . marclità

l'<hBaBGÎpalîon'|HiUtiqae, c'eet-è*dii^,'qa'ilr ont cra' que ce n'était qii,'|t oe^ âgaqu'uo homipe, allait assex d'aplomb et de jugement pour aser de.-la p^^jtade de* droîU de citoyen et concourir k l'dlection des députés. En reconnaissant la sagesse de cette disposition , on a lien' de s' d tonner que', dans le même pays , lin bomme k viogt-quatre ans accomplis soit jug^ susceptible nonseul ement de raraplif lèB^'febcliotu'dû ptiwdélicX de < tous .les BÙnisières , mus encore 'de diriger la con- •eienoe des antres. . ,. . .

(94) d'un gaavememeût qui a Sut plai {loat 1q clets^ qae m nta&tioa ne Mmblait )e lui permeUxe? Tandis qoe des -cfaatges émir-* mes pèsent sar les elanesleï pluslsbaridi-' sesstles ]diu ulika àela somélé, n'it-inoa pas oméiioté le sort des nnàietmda culte 1 Tondu que U plns-aévOTe éotmcmie pii* Ttit de fettn empkàs &ttntâeùmet estiiiMbles aenitentt , ne s'occvpdtraa pas à' lépartic i des prêtres et à des chanoines les damt que leur accordait la' monâfioelice des Qumbxes (i ) 7 Enfin , bmdis qnr y tum; d^ mimer les dépense* on so^prime des admî* nistrotnai-èatièrck, n'aagmente'feKm poste mHB)»e des érèqnes? Qne- Tenlent-ib de plusî cniient^ls qa« I\>bteiitioa de ceeia-< ^gnes ËEVeors les mette en droit étea exi^ ger d'autnM ? .

Qu'îts ne s'y trompent pas ; la protection du GouTcrneraent, toute paissante qu'elle est» n'est ri^ pour eux s'ils ne se concilieut pas l'opiûion publique » et c'est jusqu'à

(i) Voyez le BulUtia. des Zais^a* i5i.

présent c&qtrïl»oi)t trop i>tfg%A. Ldi& àë faaic BrrogaouDëirt de l«ur triomplM eC da fooloir Mm o«»0 y a)oat«e qttdque chtat, ilfrdi^veBtohereheràse lefiùre pardonneTi Pcot-étre ttfi jfigfflKcnt ]^It» déliré, nna plu» joêU) îdie d«S kotUttiM «t â« ck<M« )eur «vsaént dibtà une condiiHe toute otH posée àoeUeqa'ibOQttQaoé. A)tA-«, aa lieu «te'stflliottcr «au» cesM k tibémlité du 6i>u- "Vecnement) ila y eussent mis dêsbûroes et ea enflseut refusé les bienfaits; ib «nraleot •enti , qu'au Ariliea des misèn^pubtiquév , îlsne devaient point obeTolKfr à se rendre tkkes et priissaus ; Fesprit d« le reffi^on et dé la charité leor oFddonait dé paHager lèé privation? de leûn frères, aalieu de ohet^ «faer à i^en exempf«r. Cbnddiinnés par leurt Toeux à rentmoer à tons le» avimli&geft du loxe, de k richesse et dii bi«i-é(re , Â tim phu ptmt kuf prochain qne peflt ètï3t-^ mêmes , tb eoasent partagé , adouci ivi aaux de leurs concitoyens , au lien de ocno^ trfbner çn qœlqiie sorte i l'es augmenter j «b faisant «tvir à leur avantage parti'

tCiilier des trésors qui eussent été mieux employés peut-être à soulager la ^éteèsato de l'Etat. Alors, en les voyant vraiment hamUes et modestes, qn.Be.fût rapproché d'eux. L*opioion publique, réconciliée avec' eux , au liQu de cbertiher à les rabaisseï*^ leseûtéjev^ bien plusrhaut.quene pourra jamais I.e tiare toute la protection du pouvoir: Une telle conduite eût été plus atil« cent fois à la, religion et à eux-mémesqu» les missionnaires, le rétablissement de^ çouvens et des neuvaines , les communioiis, les co)ivers\(m6 et lea amendes.

Puisqu'ils ont dédaigné ce triomphe , le plus beau et le plus réel qu'ils pussent obtenir, qu'i^ ptpfitent du mpins des leçoo^ de l'expéiience. S'ils ne peuvent devenir tolérans, concilians et désintéressés , qu'ils £sàgnent au moips de l'être; s'ils n'ont point assez de .raison et de sagesse poiir renoncer àleurs prétentions immodérées,

' qu'ils cessentdeles faire. éclater et de s'en ^ire une. .sorte de mérita ; ' qu'ils se £gUr reqt bien que r«spiit des peuples est formé,

à ov qn'a «ât hHijoun dâ *tre, ae pem ^qe 4é<i>Hiir pw Ici uxxtiiisemetn qu'on TîMrf«it lia donner, et que „ttc con- Tist»» iimvv , «'il «t posàble, ]m ih. «)4«i. MutniisaKS «ai etdvnat dtpnis Ira . Wincw *. I'E«li« jo.qu'„ p|„, ig„„y, fiK*W«. Dan m inoment où lea Fran- «M, tmmi» par k mdliear aux principe. d» bon «( du jart. , rMMinaiM.iit }fi> ifoefm 4'wne «tabitioa qm avait pctnr bBtot P9W «^«w la gicdK, jt la puta.

«a» 4e Jour pauie , <m ne dût pu s'aJtm*o «HjIIs «pimt indulgois pour ntio WWtiw d'un autre gepre, q« , loin d'a- T<»rUm«»e«»«„ etle mjiu bnt,n« pont ionder m wooéa qno lur TaTilisjo.

BWM 4e is satina.

Bnfip , Il voir.l» mamère dont le dergé cherche h aapper tout ca que la réYola- •ion awpsawé, dsntildésapprountoatei les démarches du Gouvernemeiit > dont il l'accuse même d'adopter les principes réwlulionnaires , dont 3 se roidit contre le

( 98 ) torrent de l'opinion , on pourrait finir par conclura qu'il a des iutéréts diamétraletuent opposés aux institutions modernes ^ et que ^aon existence est incompatible aveo' ■ leur maintien. Cette conclusion est celtol qui s'offre naturellement quand on voilT les efiforta puUics ou cacliéa , les moyenaf^ dangereux ou ridicules , - les tirtûUemen^ continuels par lesquels il tâche de faire dé*' vier le vaisseau de r£tat du pointTers le-' quel il s'avance escorté des vœux et des remercimens de la France. Cette conclii» »on ne serait pas joste; mais ses effets se* ^ent funestes. Il dépend du clergé de!»

rendre impossible , et c'est ce qu'il fera en ouvrant les yeux sur ses véritables intérêts : il sentira le danger de placer les Français dans la nécessité de choisir entra lui et la liberté; car il peut voir, d'après la marche de l'ofunion publique, que ca n'est pas à la liberté que les Français renonoeroient.

Page 1