DES COUVE N S
SX AUTRES IHS TI TUTIOHS.
Un des plus grands bienfaits dont naah soyons redevables à la léyolution, c'est la suppression de ces asiles où des êtres richement dotés pour être inutiles à euxmêmes comme aux autres , s'engraissaient , dans une stupide oisiveté, de la sueur des peuples t consacrant souvent au libertinage des facultés dont un vœu contre nature leur interdisait le légitime exercice. Tons les peuples ont senti cette vérité. Les Es-pagaoles> qu'on n'accusera pas d'avoir élé trop îndulgens à notre égard , disaient souvent aux militaires français qui occupaient . ]enr pays» qu'au milieu de tous les maux qu'ils en avaient reçus , ils leur avaient une grande obligation , celle de les avoir délivrés des couvens et des moines. ïh étaient loin de penser , lorsqu'ils tenaient ce langage.
'(58) qu'uftsoaveraiii dont iis sonfaattxient ïe retour avec tant de passion, dont ils voulaient reconquérir la liberté au prix de leur sang , leur témoignerait sa reconnaissance en les replaçant sous ce même joug qu'ils s'applaudissaient tant de voir brisé. On, a pu îvtger, du moins par l'efffet qoe ëelle mesure aproduit^ai elle^était conforme an' vœu de la nation.
Four nous , nous n'avons jamais eu à' craindre ce déplorable oubli die la i^ison' et! de la politique. Vingt-cinq années , pendant lesqtwltes l'écrit humain a fait de si" gtandb pas , avaient consacré parmi bous l*anéantissement des vœux religieux et le Gouveïnement , qui venait recueillir les fruits heureux de la révolution, en adoptant d*an£J manière Itandie ses belles et nobles iûst^'u- , tioiis .avait dissipé toute espèce de dbiltcâ à cet égard.
Comment donc se^it-il'qu'on n'enfendc plus parler quede couvens, et que les joui?^ naus révèlent chaque jour à la France étonnée Texistenee de quelqu'un de ce»
éUblissemens quisembleot soi'Ur Je leurs f Liines par enéhantenrent ? De toutes parts lëà^commimautés'sb rassetiibîettl ; leis fotéts dd Fe^fchè voiéittf refleurir l'abbaye de lia Tràpë.; ses soîiïaîres éparpillés traversent h*tr iûên pour retrouver leur antique asile, *ï Va France est diaqae'ibùr édifiée du récit deaaaàte'riWs auiquelles se Hvrent ces faquirs enifopéens (i).
If y âdé]^ lotig- temps qa'une circulaire aux âmes éht'êtïéjÏTies et charitables Ves engageait à^c66péïér pat- lettrs dons au rachat des biiérts dfe te couvent. On leur indiquait iJiifc adresse'où eUespiourraienVdêpbser leur sU{iërflU', en- leiir pràmettant qii'àa jour des réti'ibii tiens leSfeig'nteilr leiir éh tiendrait compté. Zélés serviteurs' de Dieil , quand d'ôEfroyables chairs pestent sur la France, quatidàlàsQitedésHmpôtsqù'ellesnécessiteat «*aVance tamisère publique avec son hideux
(i) Il ésL bon que les péaiLencea soient joiotea aveo l'idëe de Iravatl] dod avec l'idée d'oisirelé ; avec l'idée du bien, non avec l'idée ArV extraordinaire. {Esprit des Lois'', liv. xxtv , ctiap. 12. )
(4o) cortège, croycz-Tous que les âmes chr^ tiennes et charUabîea aient beaucoup de superfln ?. et, si elles en ont , pensez-vous qu'elles ne puissent Pemployer plus utilement qu'à doter l'abbaye de la Trape ?
Je suja certainement bien éloigné de conr foudre ces austères religieux avec ceux qui ' s'engraissaient dans une opulente oisiveté. Mai^ enfin à quoi sert cette communauté? Peut - elle subsister sans dotations , sans biens qui lui soieut affectés, et dè»-]ors ne devient-elle pas une chargé pour la société à laquelle elle ne rend aucun service? La raison n'a-t-elle pas montré l'abus de ces vœux irrévocables que dicte souventl'exaltation d'un moment et que suit le tardif repentir? Sousun gouvernement où' chaqtie citoyen se doit à son pays , faut-il encouiager ce détachement des choses du monde, cet isolement complet , qni est toujours ua larcin fait à là patrie, àl'iDdustrie> à la population ? A quoi bon ouvrir des asiles dia~ pendieux à la pénitence ? chacun ne peutil pas faire pénitence pour son compte?
(4i) I/honnête homme qui veut se séqaestner du mimcle peut fort bien se creuser un aalre dans un rocher , se construire une batte dans une forêt. Là> libre àluî découcher sur des cailloux , de creuser sa fosse , de manger des racines et de s'administrer autant de coups de discipline qu'il croira pouvoir en supporter. Cette retraite particulière aura même plus de mérite ; elle n'acquerra point cet éclat qui lui donne une sorte d'ostentation, et qui va encore réveiller l'orgueil sousje cilice.
Si l'antique abbaye s'était relevée -seule , on pourraitgarderlesilence; mais plusieurs autres couvens de cette règle se >ont établis en même temps. lie Maine en possède quelques-uns , par-tout on encourage cet appât présenté aux fainéans et aux cerveaux faibles. Dans une ville où je passais dernièrement un garçon perruquier , âgé de vingt-huit ans , désabusé des plaisirs dn grand monde, s'arracha auxséductionsde la société pour entrer dans un couvent dp trapjstes. Toutes h» dévotes admirèrent c«
C4a) paavpe hère qoi, daniaon imagination, sô plaçait sans doute sur la tnéoie ligne que oe généra) aixtricbien d&tit la pélïiteuoe a retenir dans' les yomaaax. Sa.-^ iAiote résultat en morale commëTen politique , qise de faire' croire aux classes laborieuses que VacoomplissemeAt des de^ ToiM et des travaux auxquels leai? rristô condition lescondamûe n'est paa le meîlïeur fnoj-en de gagner' le ciel, et qu'au contraire , eu- sebouâat lefkrdéau de ton¥é oliligation sociale, elles travailleront à leur salut bien pUis efficacement !
Outre les trapistes , ttous avons aussi lèa chartreux, qui sont rétablh dan^ l^D&uphiné. Dieft sait si nous ne revérroiïs pas les capucins-, les carmes et les cordeliers.
En- 1816 , le Mémorial religieux annonça-qu'il devût être fait à la chambre des Députés une proposition tendant au rétablissement des jésuites. La proposition eût été digne en tout du temps qui l'eût Vu naître, dés hommes qui devaient la faire et de ceux qui 'l'eussent probable-
(45) ' ment aocueitiie'; elle eût été u'n f«it précieux à ajouter aux matériaux histori-' quea de cette époque : elle n'eUt pas lien Cependant;; mais Kannotice u'es' était pas moins une préparation , un achcmiiie-< ment à Texiéccition , une manœuvre de «e système rétrograde- que nrfus sigtaa- Ibns , qui alors était triomphant ; «t qui depuis a toujours -continué de marcher èi sou but f soit publiquement, sôit soiïrdement,en dépit même du Grouveratîment.
La proposition n'eut pas Keu , et Cependant les ùiaisons de jésuites furent rétablies. Cet ordre étonnant , doint ïa vaSI^ ambition tendiàit'à'la domina^on- UniT^rselle, qui ne s'effrayait d'aucun crime, d'aucune bassesse pour parvenir à mettre le monde sou&l'empire du fioc, qui bientôt en butte à .l'exécration des peuples et des rois, du clergé et des"autfés' ordres monastiques , s'écroula bruyamment au milieu des malédictions de' l'Europe en-i tifere ; cet ordre renaîtra peut-être ; sa chute a marqué'les'premiers pas de larai-
(44) SOU dans le iB" siècle ; son rétablissemeiv^ -marciuerait les premiers pas rétrogrades de la raison dans le ^9" siècle. Souples dans la tempête , ils ne reprennent point encore Wi titre qui réveillerait tant d'odieux; souvenirs : contens d'avoir obtenu plusieurs maisons dans le sein même de la capitale, de pouvoir déjà correspondre aveq leur général à Rome » peu connus sou^ le nom de Messieurs de la foi, ils ont l'air de se consacrer uniquement à l'instmction de la jeunesse j mais qu'on s'en repose .sur eux , qu'on les laisse s'insinuer près des hommes puissans, bientôt ils ob* tiendront concession sur concession ;
Bientôt nos yeax verront, do seÎD delà poituîère-, Ce ËtnlÀme elFrayjnt lover sa t^te,alu'ère.
( Volt. Henr. , chant I. >
Bizarre caprice de la fortune, qui sembl» «e repentir d'avoir été. juste une fois en, précipitant' cette société du faite de la puissance dans la poussière d'où el]e s'ap- |>rête aujourd'hui à la tirer pour lui ren-«.
( 46 ) dre peat-être son aaoienue splendeur ! Est* ce la France, est-ce le 19* siècle qui devaient s'attendre à voir se rétablir un ordi^e qui a effrayé lo monde pat deux cents ans d'intrigues , de persécutions, ds complots et de forfaits? L*£arope entière doit s'en étonner , et l'ombre de Henri IV a dâ gémir au fond de son tombeau.
' Si nous ne possédons pas encore toutes les espèces de couvensqui existaient autrefois, nous pouvons nous flatter d'en avoir que nos pères ne connaissaient pas : témoins les coavens de missionnairea qui •ont Qne création moderne.
On m'objectera peut-être que les communautés reli^euses ne coûtent rien au Gouvernement , et qu'avec la faculté qu'elles ont de recevoir des legs, elles seront bientôt assez riches pour se suffire à elles-mêmes. Je ne doute pas que la charité des fidèles mourans ne soit vigoureusement stimulée en leur faveur par ceux qui président à leurs derniers moiQcns. Ils useront sans doute et très-am-
(48) Les carmélites étaient tolérées sbas le dernier' Gouvernement. Cette tolérance était jaste : elle donnait aux personnes qui étaient irrévocablement liées à cet ordre la consolation de vieillir parmi leurs compagnes et de mourir sous l'habit qu'elles avaient choisi. Mais comme un établissement quelconque doit avoir un but utile , elles étaient obligées de se consacrer à TéducaliondespetitesfiUês. Aujourd'hui elles sont dégagées de cette obligation, et rendues à leur inutilité primitive , elles peuvent de plus recevoir les personnes qui veulent s'engager dans la vie claustrale par des vœux éternels.
Il s'est aussi établi beaucoup de maisons de trapistes femelles : je connais une ville où il y en a jusqu'à quatre. Ces femmes u'instrui^nt pas les jeunes personnes , ne soignent pas les malades , ne rendent , en un mot , aucun service à leur prochain ; mais en récompense elles se donnent la ' discipline.
XI est une institution religieuse, qu'on
( 49 ) ne saurait trop protéger , à laqaelle les hommes ont toujours payé tin just? irlbut de vénératioa et de reconnaissance ; car les hommes, malgré l'ingtatitude dont on le» accuse ; saTent honoi)er ce qui est bon et utile. Cette iuslitivtiqp est celle qui se consacre au soulagement des malades. Quel»
Gouvernement encourage lapiétp respect table qui se. dévoue à .ces péuibles fonctions , personne n'osera l'en blÀmer : malheur à celui qui peut penser sans attendrissement au zèle sublime qui anime ces pieuses créatures , à la charité héroïque qui leur fait surmonter les plus ^fi^i-eux dégoûts pour adoucir les maux de leur»
semblables ! Que les feipmes qui veulent consacrer à Dieu les restes d'une vie .passée daQs les agitations du moode, voient cet exemple et osent l'ïmiler; qu'elles readent leur pénitence profitable à la paiit-, Treté souffrante ; que ce soit là leurs mortifications, leurfi macérations: celles-là. sont respectables., car elles soat utiles ft rhumaoilé.
(6o) Hors ces ^tablissemens , tous les autres sont inutiles, 'tOQS les antres sont uue plaie pour TEtat , et c'est au Gouverne-' sD«nt à mettre nu frein à la piété irréfléchie qui -voudreàt le» rétablir. Que les ' saints et les saintes qui Veulent se signaler par 6e pieuses fondations aillent en Es-' pagne et en Portugal , dh le champ leur «st encore ouvert : pour nous, nous ne' sommes pas clignes de les posséder. lia''. jfVance s'applaudil d'avoir un gouvernement fondé sur la raison, les lois, la liberté et la morale. Un tel gouvernenMfnt n'a besoin ni de Jésuites , ni de Chartreux. , ni -(9e Trapistes, ni de Carmélites, ni d'Annonciades. - ... ,
A cAté desmonastères relevés , rebaissent d^autresétablissemeDsbienmoÎTtsimportans par leurs conséquences , mais non moins encroûtés de larouille gothique, et qu'on peut regardwpareillement comme uneincnrâob des siècles passés dans \e- «ècle présent. ■ Tous les pays ont -Vu Ja crédulité et 'l'igaocance attribuer à des statues , à des
( 60 chapelles , à des' fotitaities , à dlbs grottes des propriétés mtf^éillencies etla paissance des miracles: De Ik ces pèlerinages, ces peuvaines dont Po^ginâ se perd daus les temps de barbâiib.'LrEspagtle' fut souà ce rapport une terre 'faVorlsée du ciel : on y trouve-à chaque pas de ces- images iniracoJeusea ; pas de'- pays où où puisse faire son salat à meillettr- marché. Il est tel péleriitage qui, aasaisonbéde quelques of- Irandes , rapporte à oeïui qui l'entreprend trente an» d'indulgètlibe. ^
(i) tiorsquela religion ju^lifie poor une chose d'RCcid^ntj elle perd imiiilemeot le plus graod ressort qui soU'parmï les hommes. On croit chez les lodieDS ^u'e'lrà'eanz da Gange ont une Terlu' sanctifiante. Cïbt <Jui tfieareiit sur ses boi^s sont réputés exempts in petnœ de l'autre vie, et devoir habiter une région plfiine de délicM. OnefiToia des lieux lei pl«i reculé* des urnes pleines decepdros des moris, pour les jeter dan$ le Gange. Qu'importe qu'on vive vertueuseméot ou non? On se fera jeter dans le Gange. {Esprit dei Jjois , Ht. XXIV , chap. i4- ) ■
Si Montesquieu eisX ^utu , ou s'il e(tt osé', il u'avàit pas' besoin d'aller chercher si loin ses «ieibpléi.
XiEt Fnint:e Jouît aasa;d^ ces brillanS.aVail-* tages. Un nombre iûfi4lde miracles attira de toutes parts les liomniages des Sdèles; L'émulation s'en mêla ,. et chaque pro« vÎDcepnt s'enorgueillit t}é rekifermer dans son sein un assez bdnnqmbrede ces lieux privilégiéSt II y en- eut«bea i3t>u»beaacoup auxquels on attribua la .vertu de rendra fécondes les femmes stériles ; ils attiraient on grand concours des deux sexes , et on a remarqué que c'^taiônt' ceux qui atte^^ gnaient le mieux leur but et remplissaient le roienx leurs promesses.
Quelques-uns de ces pèlerinages ont conservé leur antique célébrité j la foule des fidèles assiègent encore les autels de ces Saints vainqueurs du temps et de, tous 1^ e£Forts de l'impiété. La tyrannie révolutionnaire put à peine arrêter momentanément ce concours. Le gouvernement quî loi succéda eut la sagesse de laisser une entière liberté sur ce point ; car on est aussi blâmable de vouloir réprimer de force lea pratiques innocentes de la piété, que do
(65) ckucher à la faire sortir de sea UnSites. . - Mois la raison a marché , les lumières 86 AOnt propagées ;4'1 révolution est venue })0(t« ua«odp £ital àux'préjagés , et voilà pourquoi les lieux saints qui jouissent jencor« de leurs antiques honneurs sont en -si'petit nombre. Tous les autres, et. même les plus célèbres , ont perdfi leur splen- -dear; ils sont tombés de la désuétude dans l'oùbU. Les chapelles , les statues sont en ruines; quelques, débris attestent à peine leur existence passée; aucun cantique n'en trouble le silence ^ et aucun genoux pieux n'ea vient môme balajer la poussière.
' 'La religion n'es est cependant pas moins hofiorée, le culte n'en est'pas moins flo- 'liMtttit ? Qu'importe 1 -toat est perdu si les neuvaines ne se rétablissent. Chevaliers 'de la foi, restaurateurs des préjugés-, propAg&teurs.de l'ignorance ,' ailiC' armes!
Voilà un champ digne de vous. La France peut-elle subsister sans pèlerinage ? K'estce pas la meilleure école de la morale et de toutes les vertps ?
(M) Allons , mâssieiEirs, y<tU& ^oi est'^écidé; il faut rétablir ïe& c^peUés , Ie^:iinBi^s , les calyaires } mais , pour les rétftWir , il ■vous fewt de l'argent. — Eh Iwaa,! il. y- a moyen de s*eij proqurer^ Noud feroos n* appel à la piété des Ëdèlea. —i Quoi J à «ette piété qui s*«5t exercée d'wiB manière si active et si touchante pendattt .he tfsmps calamitetix quiviennent de s'écouler ! mais voudra-t-elle consacrer à. rétablir des masures y à façonner de grotesques statues les dpqs qui pourjraient sauver tant de familka de I» misère et d(i dér sespoir? -«Que «Utes^vous-làl Vousnons 'pajflw de Qette piété ^lùtoarcbe à la siûte « de' la bicaifaisance' et qui en e«t iç^^r rab^e j mais nous c'est de la piété l^dte
ptu'e qti'U nous &ut.
S^n ctm^ueiice les journaujs yont prpr '<^aQipr que telle cfaiiq>ellie s'apprête à rentâtX^ pfif sou9cri^Qii;« par Actions , pfr loterie. Ayîâ aux amateurs ; qu'ils apportent leuj; argent » o'eat tout ce qu'on leur demande ; que les tron^ttes de la r^nmA'
( 55 ) jBée sonnent, etqu'ejles annoncent à toute TEurope que la France, naguère la plus puissante, mais encore la pli^ éclairée des Dations , que la France constitutîgnnelle et libre va joindre un nouveaa lustre k ses titres de gloire en offrant à tou» les éclopésdu inonde des cures (lùraouleuses, .à tous les mariages stériles des moyens de. iécondité., et à tona les pécheurs repenlans des sources d'induJgences et des v<Hes de salut !
£t qu'on ntï craigne pas qïie cas lieux Jong-temps abafld'onoés , long-tenips oulitiéa aient perdu d& leurs ancdennea Vbrtiis, dQ leurs divines prérogatires Ayez b .^i 5. et la gripe: ne sera pas en teUprd.
Miracle i7 faut , miracle w lera.
^ Bienheureux soii^t Çirignolât !; tous dont la Bfetf^e cite çneore avec, reconnaissance les. nombreftx- bi^ifait», âëns^vous
Qohlié' dans' cette . sx^'Mtnalixni génésAle ; vosautels détrAitfclie:He relèvecont-il» pasi* I^ popi^Iation di» |>aya os peut que gagner
(.66) au rétablissement de vos honneurs , qui cliarmera non-seulement les amis du bon vieux temps^ mais encore les amateurs de la haute antiquité , en leur rappelant ce culte de l'Egypte qui-nousparait si bizarre, et que nos mœurs nous font concevoir ei difficilement.
Croirait-on que de semblables nouvelles, que de semblables propositions puissent être offertes à la curiosité , à l'empressement des citoyens dans un pays où la nation , appelée à discuter elle - même ses droits , est intéressée à protéger tout' ce qui peut étendre les progrès de la raison, et à bannir tout ' ce qui tend à ramener les pré)ugé8 ? On. ne peut se le dissimuler, il y a là deux principes dont la contradiction évidente a déjà frappé beaucoup de monde , et dont la lutte , quoiqu'inégate , jette passablement de ridicule sur la naition , et -d'iucertitndè sur sa volonté. > -
Si ceux qui , suivant un aveugle sys-»tème , se font ainsi tin jeu de nous exposet aux railleries de nos voisins , voulaient ré»-
^ (67) fléchir de bonne foi , ils verraient que ces établissemens qu'ils prônent comme si utiles aux mœurs , en ont prasque toujours été le plus funeste écueil.' Nos rieillès chroniques sont remplies des aventures gaillardes des pèlerins , et beaucoup de nos contemporains en ont vu ou entendu conter des choses peu édifiantes. Le Béarn en fournit encore dans ce moment un exemple. L'attention de la police a été appelée sur des pèlerinages nocturnes y qui se font dans les forêts aux environs de Pau. Ces forêts , séjour des enahantemeris et des innoceus plaisirs (i) , ne paraissent pas dans cette, oirconslianoe fevoriser une morale très-enchanteresse > ni des plaisirs par&îtement innocena.
Osons lé dire , ce n'est point un zèle éclairé , ce n'«t pmnt un amour bien entendu de la religion qui dicte de sem- ,
(i) Expressions romantiques employées par uii -membre du la Cltambre des Dépui^ , pour prpÙTar .qu'on ne devait pas vendre les bois de l'État.
( 68 ) blables. démarohes ; c'est cette opposition ea qaestioa quij caloulont mal toat ce qu'elle fai^ , se nuit à elle-même , et voulant se &iFe des armes de tout , en met de tçrriblcs dans les maius de ses ennemis. Le temps des couvens , des pèlerinages y des miracles est passé pom:. nous ; le culte est établi en France dégagé de tous les abus, de toutes les absurdités qui ont iailli entndner sa ruine totale. Que ceux qui ont le malbeur de les regretter tâchent d'y suppléer pour eux-mêmes; mais qu'ils se résignent à la nécessité, et qu'ils se gardent surtout de chercher à les iàire renaître , car en même temps pourrait rezudtre cet esprit menaçant qui , combattant sans mesure la superstition et le fanatiane , en vieadrait peut-être encore , comme cela a dé}à ËiiUi arriTer , à étouffer la religion sous leurs débris.
. le saia bien^ que ces tentative» infructueuses tombent d'elles-mêmes , et que la raison en fera justice ; maia en attendant elles font ron^r les hommes sensés ; elles
(59) alaFmeât ceux -qui desùest- Féel}«aeiit l'affermissement moral et raisonné de la religioD; elles faamilientla nation aux yeux de l'Europe , et. c'est priacipBleaieDt soiis ce. derniéf rftpport que tout citoyen a dnHtd'élaTer là Toîx pour les faire cesser.
DES COMMUNIONS, COÏfVERSIONS , elç,
X«ohsqu'en: i8i5, urt înptftnt de Tertijgtï fit croire à tin parti aveuglé '-par son triomphe et revêtu d'une immense autorité,qu'il serait possible de faire rétrograder la naiiou française aux mœurs du quinzième siècle , ce fut principalenient à la religion ou plutàt à ses ministres qu'on eut recours pour essayer de réaliser cet espoir insensé. Eu conséquence , le rétablissement de la religion, qui étaibMoute établie , et l'épuration des mœurs qui n'étaient ni plus ni moins pures qu'autrefois , furent le texte de tous les discours et le but avoaé de tous les efforts. Dans les sujets qui en paraissaient le moins susceptibles on trouva moyen de glisser ces grands mots qui étaient devenus de véritables mots de ralliement. Les fonctionnaires de l'ordre civil et judiciaire s'érigèrent en prédicateurs ,* des préfets firent
■ i>,Gbo.j^lc
(6. ) crier vive ia religion ! et tous les. vieux pécheurs qui oçcapaient Â^ emplois oa qui voulaient en avoir, se, lro»rèvQOt convertis comm^pa^^mir^plei.. Cependant les hotumès sensés haa^s^if^nt: lea épaules efe ^ taisaient, parce qu'alors il ne faisait pas bon à parler. Le p^ple en entendant des. choses si nouvelles, restai^ i^bahi et continuait son fraip^e vie ordinaire.
Ce n'était point, là ce qu'on voulait; car pour. établir le. nouveau syBtè^e!:^ il.falr. lait prouver qu'il ét^it po^^bii^» .Qt pour prouver qu'il éti^t pçsHble , il f»}M)t montrer des résultats. Ces résuJUbi^s jtk'ét^içiït pas faciles à obt^pijr:d%pPMp]e.,iq^- écoutait, patiemmept'çe qu'ioa;lui.(ili9ftit) mai^ qui, n'en tens^i^ o^pte;, ç,t; qui'. poussait même qnelquefois l'irrévérence ju^u'à s'en moqoer* Il-fftllut j^tër Iça^^çu^ d'un autre côté ,. et gq /ut aux soldats Hf^ou ^nna la préfêreacie. Ce choix,- qui pa-: raîtw bizarre au. {limier abord:,' A'était cependant pas.trQp/m^ rtusonné^f.et l'exr périeDçe le déoiQintrj?.
La TÎe A» camps élot^ie tiéicesSBirËment le soldat des praUqaes de la religiDn, mais en même temps eUe lui donne une grande indifi^rence pour tout ce qui y a rapport: d'an otMe côté ^ la dfecîpKne militaire le rend un être passif fet toujours-^êt à céder à rîmpulsion qu'on veut Ini donner , lors^ qu^elle lui vient de la part de ses che&^ Ces dispositions étaient bien pins favorables qikë celles du pebple , qoi s« laisse difficilement m«ier Alâ baguette; on s'en aperçut, et on en profita:
1m. noaTetle armée se composait en partie dfe jeunes-gens, qui n'aVuent'jamais servi , et qui étaient ' prêts à faire tont ce qu'on vondriùtf ils crurent que la cominnnîoa faisait partie du service' des places.
, Les'Tieux soldats, accoutumés à tma vie ypreiqne toujours passive , assistât a une au}sse comme à i»ae revue , ne voyant dans l'une «omme dansl'autre qu'unevdlv vie plus -bu moins longue , furent d'abord un peu surpris quand on leur parla dé
<63) communion. Cependant considérant que c'éuit peut-être un moyen de se faire bien venir et d'être ïnieux traités, ils ne crurenï pas que la chose valût la peine de contester. Ainsi leur iasouciance même leur donna l'apparence de la ferveur , et leur inorédidité ne fut pas à l'épreuve de quelques bons traitemens.
"Alors on les oatéclnsa. On encouragea leur édifiante docilité; le glaive fit place dans leurs tnains au cierge pacifique, et ces néophiles d'une nouvelle espèce, escortés par les enfans de chœur et environnés d'un pompeux appareil , offrirent à la curiosité publique un spectacle aussi nouveau qu'inattendu. Presque par-tout on communia, on se fît baptiser, confirmer ; on marcha processîonnellement ; on cria i^ive Jésus f vive sa croix ! c'était plus peutêtre que les modernes apôtres n'avaient osé . espérer. , ,
Cette victoire était importante ; mais sou efiet demeurait incomplet si elle n'obtenait Une grande publicité : les journaux ue-fii-
(64) rent plus remplis que de récits de ce geur£. On les présenta à radmiration , on le% proposa à rimitation , et on doutait d'autant moins du succès d'un pareil exemple , qu'il était donné par nne classe d'hommes à laquelle on était le plus éloigné de supposer les sentimens dont il semblait être le garant. Puisque les soldats étaient rentrés sons l'empire de la dévotion , qui est-ce qui pouvait refuser d'en 6ire autant?
Cependant ou fut plus surpris qu'édifié de ces qouveUes. Ces vieux et respectables soldats étaient pour la plupart ceux qui jadis éfonnaieilt l'Europe par leurs vie foires, dont ces mêmes journaux publiaient à chaque instant les triomphes j et qui dans un temps plus rapproché se sacrifiaient avec le plus héroïque abandon pour sauver leur patrie du joug étranger. Il n'est pas un Français qui n'ait fait ce douloureux rapprochement , et on conviendra qu'il n'était pas adrtut de le provoquer (i).
(i) Les joarnaux , par leur contena , ont soumit
(65) Pendant qa'oa préparait ces ressorts »
tout avait changé de iace. L'esprit public était toujours le même ; mais on l'avait consulté ; le Gouvernement avait ouvertles yeux , la raison triomphait , et on ne voyait plus dans ce projet , d'ahord si vanté , de nous ramener aux anciens us^es, que le rêve de quelques cerveaux malades. I^e
donné lien h ces aortes de rspprocfaemens qai ne pon- Taient manquer de frapper ceax mêmes qui [es écri-> vaient , et qui eutsept dû leur faire tomber la pluma des mains.
On se rappelle le temps où ils' pnUIaîent soigoensement , an commencement de ehaqne mois , le nombre â*ofGciers, de Bons-ofBciers et de soldats qu'<m avait iorcës de s'éloigner de Paris dans le courant du mois précédait.
Us annonçaient cette prouesse comme ils annon- {aient dans un autre temps le nombre de prisonniers , de canons, de drapeaux enlevés à l'ennemi.
On eût dit , 1 les entendre, que ces deux faits étaient de même nature et devaient produire le même effet. Craignaient-ils donc qu'on ne Vaperç&E pas combiea les temps étaîentchangés^et que les Frao^s n'eussent paa déjà sssea de motifi de a^éaierjuimut Trpes... !
P^hyGotH^IC'
parti réf«rfBBtelir£réiittt 4e ngc en -n^rant lui édiapperna tnoRiphe ^'il avaitcru «a moment eerlun- Vaincu, wna étte abaUu, it ne vauhit |iu qmtter le dttn^ de bataïUo MU» combattre- X^a xessorts qa'it avait préptréspaœrAécsderlaviiikçdffq, il leB fit jouer 3uêa9 «^oftospénnoe de ucpàs; ainsi 1m aUlîtains oommawaiu for^ plus nombreux qtw jamais, et les TOTitDBttx mireat mie activité étonoante à poblieir ces meï~ veilles; mus , vaina efforts ! l'ensemble du système était détruit. La chambre des députés ne secondait plus cette pieuse ligue, X«iwtic»it «ortie de sa stupem-,, recomnençait à rire de ce qu'elle trouvait ridicule. La presse , aupafavattt si dé Touéé , se permettait de temps à autre quelques écarto^ de fiberté. II n'y avait plus d'uniformité danslamçrcfae. Les attaques n'étaient plus epoi^enpes ni dirigées Ters un même but. Ço n'était plus de ces, efforts vigoureux et simnltaaéft pac leâquçU on pe«t Qspérer de ramener la fcetuoe scws ks drapeaux qu'elte abandonne. C'était des duirges par-.
:,Go()^le
(67) tielles qui n'avaient ponr but que de retarder la marche de l'ennemi , en lui faiâant croire qu'on aVAit encore pluâ de force, qu'on n'en conservait réellement.
•Ce combat a été soutenu avec acharné" meut. On ne sait même pas quand ceâ ihïréptdes champions voudront céder à la Toix publique , et s'épargner enfin le ridieole d'une défense inutile. Cette guerre a «n Ms actes He dévouement , ses traits d'héroïsme. Des chefs militaires, moii èoutens d'avoir converti leurs solrtafs , obt Voulu être désignés nominativement à fadmirâtioD publique comme les auteurs de ces' glorieax triomphes. C?è^ ici le lieu de remarquer combien le^dévùuËment à la caus& que l'ott Sert inspire de désintéressement et d'abnégaliim d6ft>i'niémt;. !De la ^art dé raumônier du corps ou du Curé de la pa' lUisse , e'c^t été uh acte de vanité, car ils M trouvaient Ki sur leuf terràlii , et ces Conquêtes étaient de leur ressort. De la pari d'un chef, militaire dont cm est habitué en' France à attettdte d'aotres exploits et d*âu-
( 68 ) très victoires, c'était un exemple de la plii* profonde humilité.
Nous voyons encxire des journaux jetep de temps à autres des étincelles de ce fea qui commence à manquer d'aliment. Quaq^ se rebuteront-ils du peu de succès que cette manoeavre a obtenu depuis deux ans?
quand ceux qui soutiennent leur zèle mourant renonceront-ils à cette guerre ^ ou du moins emploieront -ils des moyens j^tu efficace et moins décriés ? le plus tôt sera le meilleur. Si le ridicule n'en retombait que sur eux, il serait juste de les laisser, jouir k leur aise d'une célébrité dont ils paieraient tous les frais; mais il eu rejail- . lit toujours quelque chose sur leurs pau- •wces concitoyens , et alors on a le droit de les engager à en revenir au sens commua pour l'amour cle leur pcochaiu.
Il est une autre manœuvre qui a^ été moins prodiguée que celle-ci , qui est même à-peu-près tombée; mais qui n'a pu être employée.quepar une insigae maladresse :
c'irat celle des abjurations d'hérésie. O» a
(69) cité avec emphase l'exemple de quelques protestaos du midi qui sont rentrés dans le giron de l'église romaine. L'époque de ces nouTelles était celle où. la.différence de culte avait causé des troubles sérieux dans c^ contrées. Qnandla chambre des députés t'était levée avec des hurlemens forcenés pour en nier l'existence , était-îl bien adroit de venir nous parler d'ab;urations?Un particulier qui abjure un culte quel qu'il soit, n'est ordinairement poussé à cette lâcheté que par le besoin ou par la terreur. D'après les démêlés sanglans dont on avait une connaissance confuse, %'était-il pas raisonnable d'attribuer ces abjurations plutôt au second motif qu'au premier?
- le n'ai pas la prétention d'avoir le premier senti ces vérités, qui ont frappé tout le monde; mais il 'y a lieu d'être surpris que d. peu de personiies aient témoigné publiquement pour ces mi^rables moyens et pour ceux qui les'emploient tout le mé- '^ pris qu'ils doivent inspirer. Le silence qu'bti garde sur de pareils faits est toujours {iris.
.( 70 ) sinon poor vn sigae d'approbation ^ nu moins pour une marque de otaitita , qui engage ]e zèle réforniatenr à redoublée d'efîorts et d*itnpud<«nce. Tout Françaia doit dooo manifwt^r hautement suc ce su-^ jet sa façon de penser. Four moi, qui ai i-empli ce devoir , qn ue manquera pas de m'accuser d'être un impie, un révoluUonnaire , ds désirer ]e renversement de la religion et le bouleversement 4e la société- Je me suis attendu À ces inculpations , raison'nemens ordinaires de4 hommes que j'attaque >.et je m'y résigne. Je ne suis cependant poiut un nctvateur , puisque je m'élève contre des innovations; je ne veux rien détruire, puisque je ne demande que le maintien pur et simple de ce qui existe.
On aurait même irès-grapd tort de conclure de tout ce que je viens de dire que je blâme la piété des soldats et que je f.audiais qu'on y mît des obstacles. Je me plains seulemeut qu'un homme ne poisse aller à confesse sans qu!on en instruise toute la Fra);ice>.et qu'otiiàaw de l'acte le plus my»-
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(7») tifienx une non véUe politique. Je tae plains qu'ara eaTiicakie ïcs Bete» de dëmttiait d'un appanâ ei cfùne ptibticilâ ^'ils be doivent JEinniB avoir. La vraie piété Bit modeste; dile H« rednrelie psint Yéeïàk. Son témoi'gnage intérieur Itli suffit; elle «tt sti^ëaauL des applaudissemens des hommes. Je me plains enfin que des soldats ne puissent faire leur salut, se livrer à des soins purement privés et personnels , sans qu'on prône cela Gommenn acte d'utilité publique.
Je 'me^is peut-être trop arrêté à des faits sur lesquels l'opimon publique s'est assez prononcée. Cependant il est des hommes qui bravent le mépris et qui semblent même ^y complaire , pourvu qu'ils y fiissent participer leurs compatriotes. Ces nouvellistes ridicules nous exposent à la risée des étrangers , et c'est ce qu'il faut éviter quand on aie malheur de ne pas être aissez fort pour se venger des railleries.
Les réformateurs qui se plaignent que la Tévtdution a confondulous les rangs, dé- ' truittoutes les nuances, ôté àchacunTea-
prît de son état , devraient songer qu'ils tombent eox -mêmes dans cet excès, qoi est si souvent le texte de leurs homélies. Ne méritent-ils pas ce reproche , enx.qui ven-^ lent donner aux casernes les mœurs et le» faabitudeétfes séminaires?
J)V DIHAVCHE.
Lx âîmanche est un jour consacré au - repos et aux exercices de piété ; il est observé dans tous les pays où la religion chrétienne est établie (i).
Distinguons icil'observatiou du dimanche considérée comme acte d'obéissance aux lois et considérée comme affaire de conscience. Comme affaire de conscience, elle ne peut être imposée que dans les pays où fleurît la sainte inquisition ; cpmme acte d'obéissance aux lois , elle peut l'être dans toua les pays où il y a des lois à ce sujet, et certes nous sommes riches en ce genre.
Depuis la révolution y on ne se piquait pas d'un grand rigorisme sur cet article ; ,
(t) Qnand la reb'glon ordonne la cessation du travail , elle doit avoir égard atix besoins des Iiommes ; plus qu'à la grandeur de l'être qu'elle ItOQore. {.Esprit àet Lait , IW. xxiv , chap. 33- )
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(74) mais en i8]4 apparut tout- à-coup cette loi si noQTelle sur les dimaïicBes et fêtes, que les dévots regardèreht comme un chef- 4'œnTre de politique , et les hommes raisonnables comme une mauvaise plaisanterie. On avait tellement perdu l'habitudede ces saillies bouffonnes qu'on se crut transporté dans un autre monde. On se tâta pour voir si on était bien éveillé. Ce n'était point un songe cependant , et cette loi qui ne laissait qu'aux apothicaires l'exercice de leur commerce , commença à être mise en vigueur. Alors parurent les caricatures et les épigrammes, en petit nombre à la vérité! Xa nation sentit avec un tact infîui qu'il est des choses qui sont audessous de la plaisanterie ; le silence était la seule arme à employer ; l'esprit de ténèbres, qaelqu'entreprenaat qu'il soit* a quelquefois une sorte de pudeur qui l'empêche de profiter de ses succès : .c'est ce qu'on vit dans cette circonstance. Cette loi , sans être combattue , tomba d'ellemême ; à peine eut - on le eouragâ de hir
(75) faire exécuter pendiuit qu^ae temps:
]e ridicule qu'elle portait avec elle l'écrasa.
Cependant elle n'a point été rapportée > et quoique tombée ai promptement en dé-^ suétude, elle peut servir encore de pré- ' texte à tout individu chargé de fondtious plus ou moins subalternes de là police , qui jugea propos d'avoir des scrupules, ou qui veut avoir Tair de Ëiirc mieux son devoir que les autres. L'indulgence dans ce cas a*est qu'une inatructioa verbale du supérieurà l'inférieur; la sévérité se trouve toujours autorisée par la loi.
. Il est ju9te.de convenir que la police, lorsqu'elle n'a. été soumise à aucune influence , s'est'montrée assez indulgente sous ce rapport. Loin de défendre positivement le travail, elle n'en défend que l'apparence ; pourvu que les boutiques soient à- peu-près fermées , peu lui importe qu'on se livre à un commerœ clandestin ; elle ferme les yeux sur tout ce qui ne frappe , pas ceux du public ; il est même des es-
(76) pèces de commerce , teJs que celui des objets de première nécessité , dont elle permet le libre exercice : pour les autres ^ e^Ie feint d'ignorer la ruse innocente du marchand , qui , laissant sa porte entr'oa* verte, trouve moyen de faire quelques bénéfi(!ès , prenant sur lui tous les risques du péché ; elle compatît à la misère qui travaille pour avoir du pain le lendemain, ou pour ne point être surchargée de travail les jours suivans^elle voit sans colère une activité qm, aux yeux de la raison, ne peut jamais être iin délit; elle avertit > elle menace même, mais ne punit jamais pour un sujet aussi frivole. Telle est la marche qu*a suivie longr.temps la police; telle est celle qu'elle devrait suivre encore.
Le zèle religieux , au contraire , n'écoute rien , ne tolère rien , ne considère rien ; tout travail est à ses yeux danmable et sacril^e ; point de milieu avec lui. Le dimanche doit être partagé entre la prière et Toisiveté pour -ceux qui meurent df
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( 77 ) iaîm, entre la prière et le cabaret pour ceux qui ont de l'argent
Les bonnesâmes qui voudraient voir renaître rheureux temps où on prêchait !*£• yangile le sabre à la main, ont considéré que si la police suivait toujours la marche indul- ' gente et modérée dont on a parlé ci-dessu3 » lesiatérêts.dç' la rel^on seraient compromis. £n conséquence , il a fallu tâcher de lui inspirer une sainte rigueur , et de lui faire remettre en pratique quelques lambeanx de cette loi Ëunense frappée de ridicule par la damnable perversité du siècle. On y a assez bien réussi. Les gendarmes j les procès-verbaux et les amendes ont i^ chauffé de toute part la piété dq» fidèles , qui oubliaient que c'est un crime de travailler le dimanche. Grâce à cette . marche * tout-à-£ait philosophique et tolérante, la France a la satisfaction d'apprendre par la voie des journaux que la gendarmerie a verbalisé contre des malheureux paysajis occupés le dimanche à rentrer leur récolte , qui peut-être eût été perdue le leUr
(78J demain (i). Voilà on bon coïnïneticement, voilà les intérêts du culte en bonnes mains. Sous Loois XIV y ce furent les dragons qa'oa forgea de c(mTertir les hérétiques; il est juste que œ soieiit anjourdlit» les gendarmes qui ra^^Ilent les catholiques k leur devoir. Ce corps essentiellement protecteur de la liberté pàbGqne , peut bien, sans dér^er à sa destination , de* venir propa^teur de la foi.
Paris même voit refienrir l'antiqne sé^ vérité qui stimulait le zèle de nos pères } ^est on des premiers schemioemeiis pat
' lesquels on a voulu nous donner un avantgoût des douceurs du bon vieiuiHempa. liés phiIoso(Aes dtt i8" siècle s'étaient élevés contre î'absorde (yramiie qui interdisait ,
* sous des peines sévères, le travail à des geai
. (i) Lorsque Giostanlîa ilMit qa'on chomerail 14 âimancberil iîtceUeordonDancepoar tes villes etnon; pour le peuple des campagnes. Il sentait.qne dans les TiHes étaient les travaux utiles, et dans les campagnes tes Iraranx nécecsBires. (Ej/>tietiesLott,]iv. Xxit , ehap. a5^)
( 79 ) qui ea avaient besom : on ne s'attendait pasque, dans le ig* ùèole,]eQrs réclama- ,iions devinssent encore nécessaires, et cela ftu sein même de Paria où l'opinion exerco son enipire d'une manière si absolue.
C'est à Paris que les commissaires de ^lice ont imaginé qu'il ne suffi^t pas de s'en tenir à proscrire le travail trop apparent» qu'il iallait encore qu'eiT passant dans les rues le dimanche on ne pût , quelques bous yeux dont on fût [tourvu , voir dans l'ahscuiilé d''une boutique aux trois quarts fermée , la lingère , la mercière ou la mar- ' chaude de mode coudre dans son comptoir. En conséqoMiee les ageas de police de courir les rues, et ausùtôt que plotigeant.ayec des yeux de lynx dans l'intérieur d*uu magasin entr'ouvert , ils ont cm apercevoir l'apparence d'un travail sacrilège , les voilà entrant d'autorité^deniandantarrogamment à la marchande pourquoi elle se permet de traTailler, et lui mettant sous les yeux l'énormité du «rime qu'elle commet en ne chômant pas le saint joar du dimanche.
T7n jonr, an marchand qnin'étsU point an sot , répondit ainsi pour sa femme , qui ' é tait restée toute interdite ) :
a Monneur l'agent de police, de qoel droit Yous introdnises^- TOUS dans mon domicile? de qoel droit tods mêlez-Tons de cfi qae )e fais chez moi ? J'ai satisfait au règlement; je n'ai point d'étalage ; mes contrevens sont fermés, qu'avez - Toas à me dire 7 Croyez>vous qae le commerce ne soit pas suffisamment entravé j qae VaugmentatioD des patentes et des impôts ne soit une assez grande charge ?
faut-il encore que les scrupules religieux de la police et de ses agens achèvent de nous désoler? Quand le percepteur m'enverra demander mes contributions, il ne s'embarrassera pas si c'est pour avoir trop bien sancUfié le dimanche , et négligé les bénéfices que ce -jour, pouvait m'ofirir, que je suis dans l'impossibilité de le satis' &ire. Quand niesenfans meferont entendre le cri de leurs be-soins, assurément, il est fort beau de leur donner l'exemple de la.
( 8i ) ]tiété, maU il faut àuâii leur donner du , pain, des TêteinenS et de l'éducation. C'est ea traTaillant que je gagne de quoi satisfaire à toutes ces obligations ; c'est en travaillant que je remplis mes devoirs de citoyen , de père et de chrétien. Croyez que celui qui, après une semaine laboriease, coQsacre encore le dimanche au travail et à la fatigae , doit y être forcé par tine nécessité bien impérieuse, et que, ponrinon eonipte, j'aimerais beaucoup mieux pouvoir, comme ceux qui sont plus opulens que moi , . me livrer à la piière et au repos. ■■
» Mais ce délassement in'est interdit; mon commerce a plus d'activité le dimanche que les autres jours: c'est sur les bénéfices du dimanche que je compte pour &jre face. à mes afbirea, et Toilà que vous venez me priver dé ma principaleressoùrce et détruire mon dernier espoirl
B Vous feriez bien mieux, monsieur l'agentde police, de fermer lesyeux sur les contraventions , que- d'en chéndier là où il n'y en a pas. yous feriez bien mieux de vous -■ ■ . . ■6'
penmader qa'il &iitIaissMr chacun libre tbéz lui , et qa6 ce n'^t point arec dos attendes qa'on £iit de» chr^ena. Voua ferie*. mieux gurtoutde prendre un langft^ plua an^c^iie & votre pEofaMÎon et à voa focictions. âeotez-Tou» tout oe qu'il y a de plaiaaot à ea-> tendre prêcher 1a {Hété par un ipqwotftet . de fille$ publiques, à tous tout reosaunuf der robservati^n dn dinuachct aVCQ le mémesèJe que'^ous'iiiette&i ài aurveiUep ks mauvaid Ueox , lea maison» de jeii Qbles obf* "baréta?
» Si je parkiar itoutautrel, feamexrâ de yoiu f«ire sentir combien toiu- tartes atteinte à la libecié publique. esi, tous in>r troduisaot cbex imn pour oensur^ ce.qu* j'y faia, pour prescrine- à ma iemms:âe m tenir dans sa cuiaÎBe plutôt que dans bc» «(Huptoir; mais Yona êtes agent ^ police, et par conséquent je db tous parlerai pal de liberté, parcegoe TOUS ne ea^Erâpatce que c'est, ou plutôt parce queTovsn*^ef ioràtué que pour l'entraver, la morceler et 2a comprimer partoosles moyens pouibles^ »
- ' B' n^ RTait EÎcai i répondre â ce brave . bommef aassiPogent de policfi ne loi répondit rieD^ il se centeatti de balbutier qaeiqucG mata dé eeïîgîea^ cfioipiété, dd désobéissanco à l'autorité ^ et prit / en sot" ttfat j le niimén> de- 1k maisoiï,
Vis-à-viftéUil: im marchand devin dofil kc boutique était reinpha par des irrogsM qui beuglaient Une chdnsoa de corps-degar'de. Onnelftorditrieu. Oemœavrtiféo de se ïooler le dimancbej mais o'ârt un êrirae aa citoyen hidufitiieiïs , h là mère laborieuse de travailler pour nourrir lenr ■ Manille. Feuse^o» pouvoir noufrratfieneF «I teo^où de pareilles absùrditéd fâisaieM fortune ? les coHM»iâsaîre& de police crtHén t- ¥k Uat élo<)d«tiop nasee perstiaàve pour *elft? .
- Oepcnduft le idwohand fui assigné ^el' qpes jours après. II en avait l'air pres«(ue côtit«ist;il M un>yidt ràf- d'avûÎF raisTHi , et il esp^aît , en faisant ent«»dte ses plaintes, garantir à I*avèinr ses confréreB d'an semblable désagrémcint ;■ mais^ wi entrant au
(84) tnbunal, toute sa confiance parut Fabondonner lorsqu'il vit ses juges assis, au pied d'un crucifix, «c Ah ! dit-il à. quelqu'un . qui l'accompagnait , je ne m'attendais pas k ce que je Tois ! U ne manque que Yexsarg^ Domine, etc. (i). Qu'a donc à faire cette image dans ce lieu-ci?E8t'il po^ible qu'on ose débiter derïuit elle les fredaines des filles de joie ^ et toutes les autres gentillesses dont retentit sans cesse cette enceinte ? Chaste et doux .Sauveur ! que votre placo est mal choisie, et que vos ofeilles doivent souffrir! '■'
■• Fendant qu'il parlait ainâ , on appela sa cause. L'avocat du Roi exposa comme quoi le délinquant avEÛt travaillé le dimanche ; et conclut à l'amende.. Le marchand allait répliquer ; mais un habitué des séances da tribunal s'apju'ocha de lui et lui tint «e discourasensé: ■■•'.■■ -^
« Si vous voulez suivre un boû conseil-,
(i) Ea^urge Dominits et Jfidfca.caiititin.tuam^ • Cdlèbre derisp âc4 couTODS de l'în^uûilîoB. . ' i,\
(85) TO03 -paîtriez,'.. et vous ne âirez rien. Vous voyez que M. l'avocat du Roi a conclu k l'amende ; quoique vous alléguiez pour votre défense , il persistera dans ses conclusions , et .votre discours sera comme non avenu. Que » vous vous avisiez de vous défendre avec un peu- trop de dialeur, et de faire trop bien valoir vos raisons f voua pourriez pour le coup empirer votre a^rç, et vous mettre dansuamao'' ; vais cas. M-- l'avoGa;t du Roi vous pronvera quand il voudra que travailler c'est blesser lareligipn,etpDur peu que voQs-lui échauffiez la bile,, il vou3 prouvera que c'est insulter le Roi. II vous prouvera de plus que par le fait de votre- déËensê^ vous avez aggravé-VjOitre faute , et que. vouseuasiez dû yous borner à faire amencte honorable : sur quoi il requerra contre vous ' une augmentation d'amende , et le tribunal vous con^ damueça.à une .augmentation, d'amende-.
Croyez-en mon einçpérience; j'eb par devers moi des preuves du savoir faire de ces. mesisieurs. Taiset-vous,, et pay.tz. »
lie JUDJchand était déjà déocracerté. It HÙnt ce conseil, m itrt et paya. H fut persuadé qu'ii avait bien fiât quand il -nt qna d'autre» tnarcbauds , «loi étaient à Taudience pour la même cause , avûent toa^ été condamnés , at»l qa'Us se fussent tas , soit qu'ils eossent parié.
Jje lendemain la Quotùliennè annonça .à tous les amis de la reli^B et dés mœart que tant de marchands de tel qûartwr avaient été mis k fanende pour n'avoir pas hermétiquement fermé leur boatique. Et toutes leé personnes en J)ieu.pleorèrentde foie, ievérrait les yeux an i»el et décrièrent: Voilà les vrais moyens de {>essua5ion ! voilà comme on fût fleorir lé crilte ! «
Mais ce citoyen qui se taimit et qui payait, croit-^a pour cela que son ressentiment fut moins vify et son indignatiou moins profonde ? 'Croit-oa que ces sentimens, qu'il n'osait faire éclater, n'en re-^ tombaient pas avec plus d'amertume sur son cœur ? Que déféré par un agMit de po^ lice, condamné sans être entendu, forcé
(87) pour no délit c<mtrottv6 , mais 4iiii, £&t-il vrai, n'en était pas moms ohimériqoe; foroé } di»*ie , de âoançr ]e frak de ses ineurSf le bénéfice de plusîe|i|n}cmi« , croiton qu*U n'aocnsât pas les lois d'dtre insuffi- «aotes ou trop sévères , et lenn orgunes de les éluder on de les éteadre? Disons-le ; le méotntentemoatle rendait ifijaste. Il accunit le Gouvern^Bent de ne pas JtreîUer assez à la tranquillité des dtoyens , et de sacrifier lears intérêts et lenr liberté & de Tains sorapules, k une rigidité hors de saison. Un instant de réflexion l'eût Calmé. Il n^ eftt pli|s vu la faute du Gouvernement^ mais bien celle de cet esprit ténébreux qtd se glisse par-toat ponr contrarier sesopératîo^ j dénaturer ses inten^ns et l'éloigner constamment da bat qu'il veot atteindre.
Cet abus est peu de chose peat-âtre en comparaison de quelques-uns de ceux qu'on a cités précédemment; mais il est toajoura k résultat du mâme système. Ce ne sont pin*: de ces attaques de vive force et eu pleinjour, de. ces sorties impétueuses qa*oa
{ 88 ) ne prend posla peine de dégoûer; (feslano nmplenianœuvrede détail. Onnevoit point ici, comme à rarticle des Missionnturesi des énergumènès qni se jettent à la tête des chevaux pour empêcher le char d'avancer ou pour le détoarner de sa route. CTest sealement le calcul d'une rage impuissante qui , ne pouvant Tarréter, )ette au moins des pierres sons les-rones pour rendre sa marche plus cahoteuse et plus difficile. ' .Qu'onnecroiepasqnecescfaosés^quîparaissent iasign^antesen dies-mêmes, soient sans résultat. JMon ; elles passent de bouche enhouche, et on sait assez TefFeique produit une vexation sur le caractère français. Cest ici le lieu de faire une réflexion .daat ye ma fusse ahstenuil jF a deux ans, par respect pour mes concitoyens, parce qu'alors elle était trop juste et trop iond^;. mais que je puis me permettre maintenant, parce qu'elle devient chaque jour moins vraie , et que notre caractère enfin fixé finira par la rendre tout-à-fait fausse j c'est que nous faisons peu d'attention à ce qui attaque la
(«9) .Ëbexlé ep masse. Nous n'avons pas tissée de prévoyance pour calculer de suite les effets d'une mesure préjudiciable au bien public. Nous sommes à cet égard dans une espèce d^iud^érence qui ne se dissipe qu'au m'omept où lès conséquences qne nous n'av(His pas prévues viennent nous toucher immédiatement. Ainsi, tant que notre anjour-propre , nos intérêts ou. nos .affections sont intacts, nous ne considérons ni la m^se. de ' nos . concitoyens , ni l'avenir ; mais sitôt qu'une vexation , une injustice peraonnelts. viennent nous tirer de cette insouciance» alors notre impatience et notre inéeontentement se manifestent avec aigreur. Sem,blables à ces taureaux qui supportent le joug» mais qui se révoltent contre l'aiguiUon , une. légère piqûre sa£5t pour nous irriter; une simple contrariété nous blessé» nous exaspère, extâte nos réclamations, lorsque souvent nous avons vu sans inquiétude et sans murmure une mesure qui compromettait le bien-être général. Je me plais à le répéter ; cette ob-
( gp )
«errstiai^ devient chaque jour Dunns )Ctttar qii*eAieiae-VeLéié;mtii3 ilB'«i6«tpasiitoia« •vrai qu'un ^uveraMnent sage doit «vcôr égard i oelte .^sposHiMi des e^>rit«. En «astttbol Je bonheur et la liberté pnUiqti» par des lois j, il âiùt veiUer à cq que tles Bgens Mihaii«rne« , pour cooaplaire à des cotetîes amoHirauaes dû Tieux tempe, n»
trooMeot point k tnnqDtlËté domflstiqiu des dtoyeafi. £n profégesot le commerce , et cherchant à ranimer le crédit > il doU: empêcher qne , pour des scrupules minu^ tieax qui ne soot plos de notre déole, m mette des entraves à l'industrie do jobt*chaad.U dcàt enfin suivre inrAriablêiaeat ee prinimpe d'une sagesse éterztdle et qo* )a tolérance derrait graver dans le coeur df tons'les soerrerains , de laisser l'c^Mervatioa des pratiques religieuses à ladispso^on dç ceux qui les aiment ; mais de ne pas -pré^ tendre les imposer de force k «eux ^ni croient pouvoir s'en passer.
(gi)