SECONDE ÉDITION
A PARIS
t L'HDILLIEE, LiBiuUE, rae Serpente, n*. i6j '^■^ \ DELAUHAY, Libxàihe ^ au PaU»-Roy«l.
hyGoogle
LE PAYSAN
LE GENTILHOMME
ANECDOTE RECENTE
lieues de tfio. f^y», poyr ^ îq^ér^ qui loi étaient étrangers. Cependant, comme le père était on homme très-sqnpnis ans lois, il avait payé sans mnrmnres un homme, qui marcha pour 90D fils.
Lerond avait perdu soa père peu de temps après. 11 se réjomt beaucoup d« la réTolotion de iSt4, tpàle mettait paiu tgqjoQXS^ ice qu'il croyait, à ral)ri d'un service militaire forcé. Ses inquiétudes le reprirent au mois de mars i8i5; et en effet ptn ^en fallut qn'il ne fiit forcé denqarcher dans un bataillon d^ gardp nationale m^obilisée. 11 s'en dispensa pourtant, ^ les événemeos du mois de juillet , en dissipant encore une Ibis toutes ses craint^, lui ren* firent la. tranquillité et loi causèrent la. joie la plos vive qu^il eûteacore éjHt>nvée.
Il y avait d^ns le village un anciep ch&tean, qui,, avant la révolution , avait appartenu au çqgneur del'endroit.Ge seigneur ayant émigré, ses. biens furent mis en vente. Un 4e ses parens avait acheté le chàteaa et one partie des dépendances, à un prix peu élevé, dans rinteotioo Afi les rendre au légitime propriétaire s'U rentrait jamais dans, sa patrie. Sa fortune assez modique ne lui avait pas permis d'acheter la totalité. La moitié environ des terres avait été
avait reveoclu^s a^ Tgèvç. het^a,^., lequel le; avait laiçséf» à son SU*
Lerond se tfowvait donfi» «w?i s'en, 4c>uter, liropriéiaire. 4'unç partie (Ub tmes 4* l'aiïciçii se^n«;^r d» viJltage.. U était près de SiÇ mitrifir avQc la, fiUâ da labouieurThopia»» dont il ét^t ivnpureux: c'ét9itIemeUleivpartiderQQc|roit. lie père Thomas ébtit riçliej il agréait I? r^U^^ d^ç, 4e Leroad, et Ç^lheriqt! &&fillene \e valait paf avec ipdiQerençe. 11, ii!y ayait dç^ç, point d'ol^|a«le 3*4 bopheur dC; Qt& dçi^ jeupes gem.
Liçrqnd étf^t^ipé des paysat^. Il é^U biçn 4v«ç le cqré. Il avait pour ^xti uq M, SiruQç., qu a,viHt atitrçbis habité 1«( caftit^le, et qqi s'é: tflit fif é à Ucaqip^^e; , où il viv^t d'i^o reveAV 4^Ë¥, modique;. Ce M- Si,ipc«ft lis^t liemco^p ^ vivait très-retifé , e^ Içs p^^yst^i^ avf^ient pooF lui de l'estime et du respect. Leroqd ét^t fort bien aussi av^ le maire de l'endroit > bidWiQ.ç respectable, q^i u^wt à rendre service à sçs adnqDisitvés» et contre Içq^^ il ne s'était pas ' élevé une pWnte dopais plu^iiçprs «imée^ <p'il rempUssait cejB foncti^njs.
Le maire avait pour adjcint un nomnié IVo* bert , auquel on avait donné cette place , parcç qu'il émvftît bien et qu'il avait une certaine
ba})itade des affaires. Cet homme, ayant été
autrefois cierc de procureur, était venu se (aire maître d'école dans le village. Sa feranïe, qu'il rendait très-malheureuse , étant morte , it ferma l'école, et devint le secrétaire de la communej qui te logeait, et lui donnait aonuellementuUe petite somme, qui le mettait à même de vivre. Robert n'était aimé de personne. Il était hautain, persiffleur, intrigant, et'peu scmpaleux quand il s'agissait de son intérêt. Lors* qu'il se vît veuf, it convoita la dot de Catherine et se mit sur les rangs; ma's un tel soupirant n'était du goût ni de Catherine ni de son père. On lui avait déclaré franchement qu'il n'avait rien à espérer, et il avait cessé ses poursuites, conservant nn profpnd ressentiment contre Thomas et sa fille, et surtout contre Ijerond, qui était son rival préféré.
La tranquillité la plus profonde régnait dans ce village j oii l'on ne s'était nullement ressenti de nos dernières commotions politiques. Les événemens n'y étaient connus que longtemps après qu'ils étaient arrivés et quand déjà on n'en parlait plus ailleurs. Les paysans ne s'cccupaient que de payer leurs impôts et de vaquer à leurs travaux.
Ce calme ne fut pas de longue dnrée.