CHAPITRE XXVI
«UKEnSE SODTEILE. RETOU» DE J-SKOHO DM» SA OONCLOtKHf.
JjEKOND reçut le leademaio nne lettre de soii endroit, qui le remplit de joie, et mit 6a à toutes ses inquiétudes., On lui aanonçait que Thomas et sou fils avaient étë mis en liberté le lendemain de son départ , que le père Thomas étantmalade, onn'avaitpas voulu Iniaiuioncer cette nouvelle; mais que maintenant ce bon ^pieillard étant rétabli, et rien ne troublant plut la joie commune , on l'invitait à venir l'auge menter par sa présence.
Lerond alla remercier l'homme qui lui avait * offert ses services avec^tant de bonté. En entrant àl'hfttelfil trouvason solliciteur radieux, qui, malgré'les différens qu'ils avaient eus ensemble , vint à lui pour lai Mre part de sa joie. Il lui apprit que, forcé de renoncer à ses premières prétentions , il s'était retourné d'un autre c6té; et venait d'obtenir nne mission de confiance. Lerond jugeant , avec son bon sens ordinaire , que ceux qui étaient l'objet d'une pareille con-
i54 fiance , méritent peu celle des honnêtes gens f se bâta de le quitter. '
Lerond ^ promptement ses. dispositions, et quitta Paris sans regret. Tout ce qu'il y avait vu , ne lui rendait que plus cjber son modeste village, qu'il espérait retrouver calme et paisible , comme il l'avait été si long-temps. 11 était persuadé que. l'état le plus . heureux de la vie est celui d'un, paysan qui , possesseur d'une fortune hoaDièl&,. ayant .reçu assez d'éducalioa pour apprécier les avantages de sa position , et jouir de tous les agrémens qu'elle peut lui procurer ,-.eototiré de sa famille qui l'aime et de ses égaux, qui sont tous ses amis, se livre alternativement aux travaux les plus utiles, aux loisirs les plus agréables , aux affections les plus douces.
En arrivant chez lui , il trouva tonte sa &mille daus la joie. M. de Fierenville ne pouvant plus exercer ni autorité ni influence , avait pns le parti de quitter des lieux si pea dignes de le posséder, et de venir dans la capitale. Robert s'était banui lui-même d'un endroit où il n'osait [Jus regarder personne en &ce. L'ancien loaire avait repiis ses fonctions, qn'il n'aurait jamais dû quitter. Le curé , qui s'était laissé entraîner par Ëiiblesse dans le parti de M. de
i55 FiereDTille, maistpii dans le foad avait an bon cœur , était redevenu doux et charitable comme il l'était autrefois ; enfin le calme et la confiance étaient rétablis dans ce village, dont tons les babitans semblaient ne plus former qu'une seule et même famille.
Lerond vient d'épouser Catherine *, le père Thomas a béni cette union , qui assure le bonheur de ses derniers jours. Thomas 61s , toujours bon citoyen, toujours dévoué à sa patrie, a oublié les persécutions qu'ilaéprouvées;etcomme il voit que le temps est passé oùil su6Qsait d'avoir servi pour n'être pas jugé digne de servir , il espère encore pouvoir rendre sa vie utîIoMiu Roi et à la France.
Cette famille est heureuse; elle adresse tous les jours des vœux au ciel pour la conservation du Prince qui a voulu régner pour tout le monde, et qui a rassuré ses sujets contre les prétentions des Robert, des Fierenvitle et de , tous ceux qui leur ressemblent.