AUTRE VERSION DE LA MEME PIECE
Cette urne est le dépôt des cendres de Molière. Il se faisoit un jeu de jouer les humains;
I. Imitation du Roscius hic situs est tristi Molierus in urna par Etienne Bachot, 1686,
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Mais, en jouant la Mort, il passa par ses mains : La cruelle à l'instant lui ravit la lumière.
{Mercure, janvier ijSô.)
Cy gist, dessous ce monument, Le corps de l'illustre Molière, Qui de malade imaginaire Le devint véritablement; Et comme la tin de la vie Se rapporte au commancement, Ce pauvre acteur, en ce moment, Pour achever la comédie, Voulut faire son testament, Et tinit par la tragédie.
(Bibliothèque nationale, mss.fr. 17056. Résidu de Saint- Germain, paq. 4, no 6, fo 195. — Portef. de Vallant. t. XIII, p. 65.)
DiC
De la plaisanterie interprète éloquent*, Comédien parfait et poète éminent,
I. Épitaphe imitée du latin de l'historien Eudes Mezeray : Placidis Manibus J. B. P. Molerii, nostrce cetalis Plauti, simul Roscii {Oraison funèbre, t. lei" de la collection, p. 70).
On le vit corriger par son fin badinage
Les défauts, les travers de tout rang, de tout âge.
Son utile enjoûment nous faisant la leçon,
Il fut meilleur censeur que l'austère Gaton.
Casimir Cornu.
« Est-ce là le bon Molière ' Que l'on conduit au cimetière ? »
Ce disoit un de nos voisins.
« Non, répond un apotiquaire, C'est un Malade imaginaire Qui se moque des médecins. »
[Paris ancien et nouveau, par M. Le Maire. Paris, Th. Girard, i685, 3 vol. in-12.)
Molière, ce fameux comique, Qui, par sa prose et par ses vers, Admiré de tout l'univers, Est devenu l'objet de la douleur publique ; Tout Paris regrette son sort, Et soutient qu'il est grand dommage