VIII PRÉFACE
par Brécourt l'année suivante, et par Voisenon au X VHP siècle.
A peine ces vers ont-ils paru, que l'auteur est emprisonné au Grand-Châtelet, où l'ont précédé son aïeul Villon {avec lequel il n'est pas sans ressemblance), Marot, Molière lui-même quelque trente ans plus tôt. M. Colombey, auquel on doit une intéressante étude sur Dassoucy, veut que l'OxMbre de Molière ait été la cause de cette disgrâce : selon lui, Dassoucy aurait fait six mois de cachot « pour avoir osé glorifier un honnête homme de génie mis hors la loi religieuse ». D'autres prétendent, avec plus de vraisemblance, que ce fut la jalousie de Lully qui fit mettre « à l'ombre » le « doyen de tous les musiciens de France » au moment 'même oii l'astucieux Florentin profitait de la mort de Molière pour accaparer son théâtre et en faire chasser la Comédie au profit de l'Opéra. Dans cette épreuve, ses amis les Béjart n' oublièrent pas le prisonnier : ils lui fièrent passer provisions et secours quand la bise fut venue.
Dassoucy ne survécut que six ans à Molière. Il mourut pauvre, comme il avait vécu, âgé de soixante-quatorze ans.
Personne ne fit son épitaphc.
On a voulu lui attribuer encore une autre plaquette, également rare, et qui, elle aussi, n'a