A M. ADOLPHE DUMAS
i8 septembre i838.
Musa pedestris.
M^ANS les plis d'un coteau j'étais assis à terre, Le soleil inondant l'horizon solitaire, jUne brise des bois jouant dans mes cheveux.
Paix, lumière et chaleur, servi dans tous mes vœux: Mon jeune chien, quêtant parmi les sillons fauves, Effeuillait à mes pieds les bluets et les mauves, Faisant lever, joyeux, l'alouette du sol. Dont le rire en partant l'insultait dans son vol : Et tout était sourire et grâce sur mes lèvres ; Et, semblable au berger qui rappelle ses chèvres Et rassemble au bercail les petits des troupeaux, Tous mes sens rappelaient mon esprit au repos. Je bénissais Celui dont l'immense nature Prête place au soleil à chaque créature, Et la terre de Dieu qui , du val au coteau ,