LE LISERON
Depuis ce jour, rampant dans l'herbe, Je m'enlace autour d'autres fleurs; J'abrite leur tige superbe Et je relève leurs couleurs; Et quelquefois les jeunes filles Me fauchent avec leurs faucilles, Pour faire un nuage à leur front :
Je nais pâle et toute fanée, Je suis le lierre d'une année.
— Foulez les pauvres liserons!
Novembre 1848.
TROISIEMES