‹ Recueillements poétiquesChapitre 53 sur 126 · SULTAN · texte numérisé non relu

SULTAN

Ne les hennis-tu pas de ton naseau sonore? Ton cœur dans ton poitrail ne bat-il pas d'amour, Quand ton oreille entend dans les champs de l'aurore Le nom , cher au Liban , de ce maître d'un Jour?

Oh ! oui , car de ta selle en détachant mes armes , Tu me jetas tout triste un regard presque humain; Je vis ton œil bronzé se ternir, et deux larmes, Le long de tes naseaux , glissèrent sur ma main !

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