‹ Recueillements poétiquesChapitre 54 sur 126 · AUX INDIGENTS DE PARIS, EN 184I · texte numérisé non relu

AUX INDIGENTS DE PARIS, EN 184I

TOUR me précipiter de plus haut dans Tabîme, Le sort mit mon berceau sur les genoux des rois. (La couronne à mon temps me marqua pour victime: L'orage de mon front la fit tomber deux fois.

Le bourreau me jeta le bandeau de ma mère; De mes ans dans l'exil je vécus la moitié ; Mon diadème fut une ironie amère, Reine ici , reine là , mais par droit de pitié.

J'accepte! Mais le ciel, en prenant mon royaume, Comme pour ajouter un contraste moqueur. Me fit une fortune à l'image du chaume, Et ne me laissa rien de royal que le cœur;

1 Madame la duchesse d'Angoulême avait envoyé , de l'exil . un don pour les indigents à madame Sophie Gay.

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