‹ Recueillements poétiquesChapitre 7 sur 126 · SUR SON ORDINATION · texte numérisé non relu

SUR SON ORDINATION

TTpj^i: sein expirant d'une femme I ^ j Qui te montra le ciel du geste de l'adieu , ' ^^ Une nuit de douleur déracine ton âme, Et du lit nuptial jette ta vie à Dieu. Comme un vase, où l'enfant distrait se de'saltère , Frappé d'un coup trop fort laisse fuir sa liqueur. Ton âme laisse fuir les eaux de notre terre , Et la mort a fêlé ton cœur !

Tu ne boiras plus de notre onde , Tu ne tremperas plus tes lèvres ni tes mains A ces courants troublés où les ruisseaux du monde Versent tant d'amertume ou d'ivresse aux humains: L'âme du prêtre en vain à notre air exposée Est la peau de brebis qu'étendait Gédéon : On trouvait le matin sèche de la rosée

La miraculeuse toison.

Page 1