A UNE JEUNE ETRANGERE
UAND tes beaux pieds distraits errent, ô jeune tille. Sur ce sable mouillé, frange d'or de la mer, Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille
Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer.
! L'écrin de TOcéan n'en a point de pareille ;
Les roses de ta joue ont peine à l'égaler; j Et quand de sa volute on approche l'oreille.
On entend mille voix qu'on ne peut démêler.
Tantôt c'est la tempête avec ses lourdes vagues Q.ui viennent en tonnant se briser sur tes pas, Tantôt c'est la forêt avec ses frissons vagues. Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas.
Oh! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure Que rend le coquillage aux lèvres de carmin. Un écho merveilleux où l'immense nature Résume tous ses bruits dans le creux de ta main