LE C0Q.U1LLAGE AU BORD DE LA MER
Emporte-la, mon ange! Et quand ton esprit joue Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis, Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue, Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.
Si dans ces mille accents dont sa conque fourmille, Il en est un plus doux qui vienne te frapper. Et qui s'élève à peine aux bords de la coquille. Comme un aveu d'amour qui n'ose s'échapper;
S'il a pour ta candeur des terreurs et des charmes; S'il renaît en mourant presque éternellement; S'il semble au fond d'un cœur rouler avec des larmes; S'il tient de l'espérance et du gémissement;...
Ne te consume pas à chercher ce mystère ! Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c'est moi ! Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre , Qu'un écho de mon cœur qui m'entretient de toi :