‹ Recueillements poétiquesChapitre 87 sur 126 · A MADAME DE LA CH · texte numérisé non relu

A MADAME DE LA CH

luEL visage oserait se mirer dans la glace Dont ce cadre embaumé festonne le contour? I Est-il un front de vierge ou d'ange, que n'etface La fraîcheur de ces lis qui n'ont vécu qu'un jour?

Toi seule , oh ! rien que toi ! soit que d'un blanc nuage La dentelle à ton front colle les plis soyeux, Soit que tes blonds cheveux encadrent ton visage, Ou qu'un bleuet fané s'effeuille sur tes yeux.

Brise devant tes traits ton miroir de Venise , Qui sait les retracer sans pouvoir s'animer; Mire-toi dans une âme où l'amour t'éternise : Pour un miroir vivant, réfléchir c'est aimer!

Mon cœur nourrit aussi de sa sève une chose

Qui fait rêver du ciel, et qui fait dire : Hélas î...

A chaque heure du temps une larme l'arrose :

Quel est son nom ?— Soupir ! — Qu'embaume-t-il ?— Tes pas !

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