‹ Rédemption: comédie en cinq actes et un prologue (volume 2)Chapitre 27 sur 61 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

On entend au dehors un bruit d'applaudissements ot des clameurs enthousiastes. Deux Gardons de thé&tro entrent d'aborJ portant des bouquets, et se tiennent

de chaque c6:6 do la porte; pais entre MADELEINE!, «n toilette do

théâtre, portant un énorme bouquet; elle est suivie de GËRTRUDE, . qui porte aussi des bouquets.

MADELEINE

Merci, merci! mcUeZ tout ça Ikl ( Les domestiques déposent les bouquets

sur le divan et sortent.) IIs sont tous4bus, ma parolel Ils Ont failli m'a^-

sommer, (eue dépose deux bouquets sur la toilette.)

GERTRUDE

C'est qu'aussi mademoiselle a joué comme un ange, ce soir!

MADELEINE, ôtant sa mante.

Voyons, ma bonne, est-ce que je ne joue pas toujours comme un ange?

GERTRUDE

Oh! bien certainoment, mademoiselle.

MADELEINE, passant à gauche.

£h bi^n, alors, qu'est-ce que tu chantes? (eiio se laUse tomber s» le canapé.) Ouf! que je suis lasse! — Gerlrude!

GERTRUDE

Mademoiselle I

MADELEINE

Quel dommage que lu ne sois pas sorcière, ma pauvre fille!

GERTRUDE

Pourquoi, mademoiselle ?

MADELEINE

Parce que tu ferais ta fortune en une minute. Qis-moi le nom d*un jeune homme que j'ai rencontré ce soir à la porte d'une église, et je te donne cent mille florins I

GERTRUDB.

Quel jeune homme, mademoiselle?

MADELEINE

Puisque je te le demande... Un étranger probablement... S'il était de Vienne, je l'aurais vu quelquefois au théâtre... oui... je l'aurais certainement remarqué... il ne ressemble pas à tout le monde... On voudrait avoir un frère comme lui. Ahl je suis folle I (sue M lère.) Voyons, cniève-moi ces épingles... c'est bien... Maintenant, tu peux t'en aller... Je vais arranger mes cheveux, mettre mon rouge, et quand il sera temps, je t'appellerai pour ma robe.

(sUe retourne à m toilette.)

GERTRUDE

Mademoiselle a encore une pièce?

MADELEINE

Oui... un acte, à la fin. ..-Va... (oa frappe.) Vois donc qui est là )

GERTRUDE

Mademoiselle, il y a lord Sheffied, le duc d'Estival et le prince Erloff.

MADELEINE

Entrez, messieurs, entrez I

Page 1