SCÈNE II. < Les Précédents, LE DUC D'ESTIVAL, LE PRINCE
ERLOFF, LORD SHEFFIED. Us entrent tous trou en battent des mains. — Oertrude r^ste près de la porte.
d'estival.
Brava! bravai
ERLOFF.
Éblouissante I divine!
.: i ff» Gertrude, d'Estival, Madeleine, Sbcffled.
iVGTE III. 44
s H E F F I B D léffar accent anglais .
Ohl admirable I
MADELEINE
Bon! boni c'est entendu I... Mais il faut que je vous gronde... Vous êtes trois traîtres I
d'estival et erloff.
Àh I . . . comment cela ?
madeleine.
Je vais vous le dire, (on frappe.) Vois donc, ma fille.
«EflTRUDE, tenant la portière sonloTée.
Mademoiselle, c'est Fauteur !
MADELEINE
Ahl je n'y suis pas!... Monsieur, je n'y suis pas!
l'auteur, en dehors, d'une roix timide.
Mon Dieu! je voulais seulement...
madeleine.
Vous rouler à mes pieds... Oui... oui... C'est bien!
l'auteur.
Oh ! vous embrasser, mademoiselle !
/MADELEINE
M'embrasser!... Non... non... vous avez eu assez d'émotions comme cela... Allez vous jeter dans les bras de votre famille, brave jeune homme !
l'auteur.-
Je vais attendre... (Sbeiaed redescend et passe k l'extrême droite.)
MADELEINE
C'est inutile! je repose... Va, ma bonne, renvoie-le. — Dis-lui que je l'adore et qu'il s'en aille!... Il m'ennuie! (oertrude sort. Madeleine à la porte, prêtant l'oreuie. ) Il ombrasso Thabilleuse, ma parole ! Ces
pOëteS n'ont pas de mœurs I (Rereoant rers les trois hommes qui l'ont ^eontée
en riant.) Je disais douc, messieurs, que vous êtes trois traîtres... Et d'abord, vous, milord, je vous prie de reprendre votre projectile. Le bouquet suffisait sans le bracelet. Savez-vous ce que vous avez fait, malheureux, avec votre bracelet?
4î RÉDEMPTION.
SHEPFIED.
J'ai fait... quoi?
MADELEINE, lo regardant ea face.
Vous avez tué le souffleur I
SHEFFIBD.
Ohl vrai?... le souffleur?... Je n'ai pas remarqué... Il était marié?
MADELEINE, riinltant.
Oh! pourquoi? •
SHEFPIED.
Je ferais une pension... Mais vous plaisantez pciit-étre?
MADELEINE
Oui, peut-être... Mais je ne plaisante pas en vous priant de reprendre ce bracelet, et vous, dTstival, vos émeraudes, et vous, Erloff, vos verroteries! assez proprettes d'ailleurs, il faut être juste I
SIIEFFIED.
Ob! non!
d'estival.
Âb! mademoiselle!
ERLOFF.
De grâce 1
MADELEINE
Je vous dis que je n'en veux pas! (eiio passe k sa touette.) Et je ne comprends rien à vos réclamations... Voulez-vous me faire le plai* sir de me dire quels sont les termes de notre traité?... Aussi bien ie moment est venu de se recorder là-dessus... D'Estival, votre boucbe en cœur a la parole!
D ' E s XJ V A L , allant près d'elle <.
Eh bien! mademoiselle, il y a juste un an^ à notre souper de Noël, comme nous étions sur le point de nous entre-tuer, ces deux messieurs, le comte de Grafenthal et moi , à propos de vos beaux yeux, vous daignâtes jeter entre nous votre gant parfumé, avec ces
paroles que je recueillis religieusement : « Messieurs, ce massacre I. Erloff, Sbcffled, d'Estival, Madeleine.