ACTE III
LE COMTE
Mais je n'en sais rien... Et, avec votre permission, je vais de ce pas rapprendre. H passe.
MADELEINE, indiffërenie.
Est-ce que vous allez lui donner audience dans la rue par le froid qu'il fait? Recevez-le ici.
LE COMTE
Et vous?
MADELEINE
Moi, je vais tirer ce paravent. Je ne ferai pas de bruit, et je m'arrangerai tranquillement pendant ce temps-là.
Mais, permettez, c'est que...
* MADELEINE
Quoi ? Est-ce que vous avez des secrets pour moi ?
LE COMTE, riaat.
Non... mais il en a peut-être, lui!
MADELEINE
Tant mieux! cela m'amusera... Je m'ennuie tant, mon ami!... D'ailleurs, vous savez que je suis honnête homme! Voyons! (Aiuot à Ta porte. ) Faitcs moutor ici le monsieur qui a demandé monsieur le comte.
LE DOMESTIQUE, en dehors.
Oui, mademoiselle!
LE COMTE
VoyoDb, Madeleine, c'est ridicule!
MADELEINE, aUank au panTent.
C'est extrêmement ridicule , mais ça me plaît ! ( Eiie tire le pararent
joeqne sur le derani de la seine.) BoUSOir, mOC ami I (Elle passe ^.arrière le pararent. I
LE COMTE
Je VOUS assure, Madeleine, que cela n'a pas le sens commun!
MADITLEINE.
Puisque je ne ferai pas de bruit!
oO RÉDEMPTION.
LE COMTE
'Ce ifeèi même pas délicat de ma parU
MADELEINE
- Ni de la mienne... Pourquoi voulez-vous être plus délicat que moi?
LE COMTE, iniiUtant.
Madeleine!
MADELEINE
Mille baisers! (On entend au dehors : — Par ici, monsieur! Madeleloo rit. )
LE COMTE
GhutI taisez -vous au moins, folle!
MADELEINE, passant ba tête en dehors du paravent et d*an ton de compassinn.
Vous êtes faible, mon ami! (ta porte s'outfc, Maurice entre. Madeleine .s'assoit devant sa toilette, et met du rouge }