ACTE V
veil... peut-être même avions-nous des témoins cachés... Mais, enfin, je suis battue, et vous avez tous les honneurs I — Là-dessus, monsieur, bonsoir, ou plutôt bonjour... car je vois déjà poindre l'aurore... Pourtant, rendez-moi un dernier service. Voilà douze heures que je parle sans m'arrêter... j'étouffe... un peu d'eau, je
vous prie. (Maurice prend une carafe sur la cbemince et lui emplit un yerre d'eau.)
Voulez-vous boire, Maurice?
MAURICE, allant à elle.
Oui, donnez.
MADELEINE
Non, vous êtes sot. Ceci est une drogue pour les comédiennes.
Je bois a vous I (sue Tlde le Terre et ebancelle. Maurice pousse un cri et lui
saisit la main.) Cost la mort Quo jo viciis do boirc. Me crois-tu, maintenant?
MAURICE
Non! ce n'est pas la mort! C'est la vie!... c'est Tamourl... c'est le salut! — J'étais chez Mattéus... j'avais entendu... j'ai pris le poison pendant le souper... Ce que tu as bu n*est rien!... rienî... Ren^ets-toi... reviens à toi,. ma bien-aimée!
MADELEINE
Ah! que dis-tu ? (eIIo le regarde comme en déliie.]
MAURICE, la soutenant et penché lur elle.
Oai... va... je te crois! Je t'aime... j'unis pour jamais ma main à ta main... mon âme à ton âme... Sois heureuse, pauvre ange!
MADELEINE, glissant de so« brai et tombant k genoux.
Ah ! je crois en Dieu !