ACTE III
SHEFFIED \igw accent anglais .
Ohl admirable I
MADELEINE
Bon! boni c'est entendu I... Mais il faut que je vous gronde... Vous êtes trois traîtres I
d'estival ET ERLOFF.
Ah I... comment cela?
Je vais vous le dire, [oa frapp«.) Vois donc, ma fille.
GERTRUDE, tenant la portière soulerée.
Mademoiselle, c'est l'auleur!
MADELEINE
Ah! je n'y suis pas!... Monsieur, je n'y suis pas!
l'auteur, en dehors, d'nne rois timide.
Mon Dieu! je voulais seulement...
MADELEINE
Vous rouler à mes pieds... Oui... oui... C'est bien!
l'auteur.
Oh I vous embrasser, mademoiselle I
madeleine.
M'embrasser!.., Non... non... vous avez eu assez d'émotions comme cela... Allez vous jeter dans les bras de votre famille, brave jeune homme !
l'auteur.
Je vais attendre... (ShelAed redescend et passe k reztrdme droite.)
madeleine.
C'est inutile! je repose... Va, ma bonne, renvoie-le. — Dis-lui que je l'adore et qu'il s'en aille!... Il m'ennuie! (oertrude sort. Madeleine à la porte, prêtant l'oreille. ) Il embrasso l'habilleuse, ma parole I Ces
pOëteS n'ont pas de mœurs ! (ReTeaant rers les trois hommes qui l'ont écoutée
en riant.) Je disais donc, messieurs, que vous êtes trois traîtres... Et d'abord, vous, milord, je vous prie de reprendre votre projectile. Le bouquet suffisait sans le bracelet. Savez-vous ce que vous avez fait, malheureux, avec votre bracelet?
4î RÉDEMPTION.
SHEFFIED.
J'ai fait... quoi?
IfADELEINE, le regardant en face.
Vous avez tué le souffleur I
SHEFFIED.
Ohl vrai?... le souffleur?... Je n'ai pas remarqué... Il était marié ?
MADELEINE, l'imitant.
Oh! pourquoi?
SHEFFIED.
Je ferais une pension... Mais vous plaisantez peut-être?
MADELEINE
Oui, peut-être... Mais je ne plaisante pas en vous priant de reprendre ce bracelet, et vous, d'Estival, vos émeraudes, et vous, Erloff, vos verroteries! assez proprettes d'ailleurs, il faut être juste!
SHEFFIED.
Ob! non!
Ab! mademoiselle!
De grâce I