SCÈNE il
Les Mûmes, NIXQN.
Nixon. Monseigneur, une lettre qu’un péclteur vient d'apporter poor vous.
EUX. Al nteet. (,’esl de lui lisons.
« Mou vieil ami , je vous écris daus uuc ca- » liane de pécheurs, près d’Aiman , et vous
> £ais parvenir en toute hâte «a lto lettre pour • vous épargner des périls inutiles. {Haut. ) « Grand Uieul... {Lisant.) Plusieurs de mes » parlisaus les plus puissauls ont abandouué » ma cause; les secours que j’attendais de
> France tue manquent.... Lord Reynolds,
> qui aurait pu ramener la victoire de mon » coté eu entraînant avec lui les armées qu’il
> commande, ue me répond pas Je lui
« avals uiïert jusqu'à la main de Lilia eu lui u proposant delà reconnaître. .. . Mais, sans
> doute , il trouve plus de profit à la fidélité » envers Georges 11 L. Je rends à mes nobles
> et braves amis leurs serments. Quant à » vous, le plus dévoué de tous, je vous laisse
> la tutelle de Lilia; disposez de sa destinée... » Qu’elle vienne pour la dernière fois em- » brasser le front d’un parent, mais non ce- » lui d’un père !
» Charles-Edouard. »
Ainsi plus d’espoir, plus d’avenir! GeUe fidélité que j’ai gardée à mes maîtres leur aura élé fatale comme celle de tous les guerriers de ma rare à tous les monarques de la leur !
Ainsi s’accomplit toujours cet anathème qui prédit à nos armes ime disgrâce éternelle , en même temps que le deuil, la discorde, le parricide à nos fovers. Et mon fils! — mon nis i ... .•
EOXi.Kï. Prenez garde , nous ue sommes pas seuls.
REJXJAiiNïUT. C’est vrai, et quelle que
1 ti
soit ma douleur, il faut me contraindre et exécuter lesordmtde celui qui sera toujours mon maître ( Haut.) Nixon, vous chercherez dans ie pays un postillon admit et sûr, al vons me l’amènerez immédiatement.
Nixon *ort.
foxley. Mais Ote*- vous bien sûr vous-même de cet homme ?
hedgauntlet. Il ne sait rien de la conspiration dcCliaries- Edouard en Ecosse; voilà pourquoi je l’emploie.,.. L’ignorance est la plus sûre de toutes les fidélité*. Ah I si l’espérance qu’a fait naître eu moi cet inconnu vient à s’éteindre...
FOXLEY, au fond. Monseigneur! le voilà!
le voilà ! Oui, j’aperçois à la grille un ménétrier qu’on introduit.
reocaüNTLET. Mon Dieu ! voilà celui dont, après vous, dépend ma destinée.