SCÈNE III
Les Mêmes , MACALBANE.
MACALBANE. OÙ allez-vous?
Arthur. Réparer votre faute et ramener Lilia à celui dont vous n’auriez jamais dû la séparer.
MACALBANE. Fou que vous êtes ! si je n’avais pitié de miss Lilia et de vous-même, sir Arthur, je vous laisserais faire; certain que
vons serez bien accueilli, car tous rendez à Herries sou unique moyen de fortune.
Arthur. Vous pourriez supposer?...
MACALBANE. Je ne suppos»! pas, je prouve.
Sir Arthur, ce billet que Nixon nt'a livré est d'un des plus riches et à coup sûr des plus libertins seigneurs de la cour d'Angleterre; parvenu par l'intrigue à la tête des armées anglaises, il a refusé jusqu'il la fille d'un chancelier, et il ne pouvait, vous l’avouerez comme moi, jeter les yeux sur la nièce d’un pauvre gentilhomme écossais que pour la déshonorer. Vous le connaissez aussi, Arthur...
Lisez, et malgré la concision de cette lettre, dites si j’en impose eu attribuant à sir Herries les plus infâmes projets sur miss Lilia.
Arthur , lisant. « Que miss Lilia ra’ap- » partienne, je fournirai les sommes conve- » nues, et je me prêterai aux projets dont il » est question. »
Il lui donne lo billet MUA. Oh! c’est impossible !...
macalbane. Vous reconnaissez l'écriture. ..
celle de lord Reynolds?
wn.UK, à part. Lord Reynolds ! ah ! enfin, ce seul nom me manquait.
macalbane. Mais ce n’est pas fini , lisez plus lias.
ARTHUR, lisant. « Oui. Signé Herries. »
lilia. Mon oncle! ah! malheureuse!
WJLLIE, « part. C'est bien cela. i macalbane. Ht maintenant, vous comprenez tout ce que miss Lilia valait aux yeux de sir Herries. Lord Reynolds peut nous dire le chiffre au juste.
lilia. Mais cela n’est pas, Arthur!...
ARTHUR. Voyez! Lilia, infamie!... infamie!...
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