LE SHÉRIFF, ARTHUR, AVILLIE
le SHÊniFF, saluant profondément. Je présente mes respects à lord Arthur Brogbill.
Arthur. Lord Broghill! ce nom n'est pas le mien encore...
LE shériff. C’est pourtant celui qui est ajouté sur l’adresse de ce paquet... Comme on ignorait eu quel endroit do pays vous étiez, on a été trouver naturellement le shériff pour vous le faire parvenir. Comme vous êtes le seul étranger qui portiez ce prénom , j'ai conjecturé naturellement...
W1LUE. Il ne sait rien, je m'en doutais.
le shériff , apercevant Wtllic. Alt ! je ne voyais pas ce coquin... Celui qui a osé insulter lortl Macalbane. .. Et tu es encore dans le pays?... tu veux donc absolument faire connaissance avec notre prison ?
vvii.LiE. Comme je suis vieux, je voyage à petites journées... si vous ne trouvez pas que je m’éloigne assez vite , il faut envoyer une bonne voiture aux exilés pour se priver plus promptement de leur présence.
i.e shériff. Si tu cs encore dans le canton à l'arrivée du gouverneur...
AVILLIE. Ah! monsieur le shériff, Willie s’engage à disparaître du canton avant l'arrivée de lord Campbell. (Bas à Arthur.) Je vous laisse et vais sur la route... si j’apprenais l'arrivée de sir Herries, une ballade que je chanterai de loin vous avertira qu’il approche; toutefois, si notre auguste shériff veut bien le permettre...
le shériff. Permettre quoi ?
Arthur. Je vous remercie.
AVILLIE , à part. Oui, ce dernier service à ces pauvres enfants... (Haut.) Monsieur le shériff je me relire, et rendrai compte partout que dans le comté de Galloway la justice est un de ses plus beaux produits... Au revoir, monsieur le shériff.