‹ Redgauntlet drame en trois actes, precede d'un prologueChapitre 41 sur 46 · LE SHÉRIFF, ARTHUR · texte numérisé non relu

LE SHÉRIFF, ARTHUR

LE shériff, à part, suivant fVillie qui sort. Mais quoi permettre? (ffauL)Onncm’ôtora pas de l'idée que cet homme fait partie de

MAGASIN THÉÂTRAL

nui conspiration... enfin!... (Haut, tristement.) Excusez moi , ni Gord , avant de vous remettre ceci , je voulais vous préparer de vive voix à tout ce qui vous arrive d'heureux... hélas!...

ARTHUR. Que voulez-vous dire î LE shériff. Le messager a confié îi ma discrétion la nature de cet envoi... C'est une fortune immense , des titres magnifiques , la pairie d’Angleterrequ’il renferme pour vous. . . hélas !...

Arthur. Quoi! lord Broghill... * le shëriff. Ce vertueux paird’Angleterre, cet irréprochable clievalier de tant d'ordres différents , cet austère favori de notre grand roi...

ARTHUR. Eli bien T...

le siièriff. Il est mort!...

ARTHUR. Mon bienfaiteur!... mon pérel...

le suLriff. Que voulez- vous? Ou ne peut pas avoir tous les bonheurs !i la fois.... Sous ce cachet vous trouverez ses dernière s volontés qui vous sont adressées... Ah! croyez que si j'avais su plus ntl posséder dans mou comté

le fils que dis-je ! Héritier de lord

Hrnghiil , je me sera» empressé certainement. mais, je le sens , je suis rie trop ici, mylord... et je vous laisse à U trop légitime douleur d'une si magnifique succession.

IWVvvnvvvu' WUV vwvMVvWwvwvtvvvvv vwvtvw vwv « ivvAWv

SCF.iNK VII.

Il fait nuit, an apparie det flambeaux.

ARTHUR, toit.

Mort! mort!... Ce testament, du moins, en me privant du père que je vénérais , va peut-être me perler de ma mère... la révéler à mou amour!.... Oh! s'il me restait une mère 1... Lisons.,. Ah! ce moment est solennel... la main me tremble !. .. (Il brise le cachet.) «Arthur! je vous écris au lit de mort... a vous n'élos point mon lils.»(ffo«/.) Je ne suis point son fils. Mais qui suis- je donc?

« Tout enfant, vous me fûtes confié par votre

• mère..... De mortels ennemis de votre faa mille demandèrent votre sang. Trop faible a pour résister, je livrai un autre enfant prêt a ii expirer. Mais votre infortunée mère ne » put être prévenue à temps de cet échange!

• elle est morte de douleur I... Votre père a > suce. mbc dans la guerre civile... Vous êtes » seul au monde de votre race... » ( S inter tompant.) Mon Dieu! mon Dieu!... «De » votre race à tout jamais exilée de la Grande- » Bretagne. Veuillez, avec mon nom, accepter « ma fortune; ce n'est qu’uue restitution des p biens confiés par votre mère... Et pardon-

• nez-moi de ne pas vous révéler le nom de

• votre triste famille, non plus que celui des

» infantes ennemis qui l'ont perdue ! .. Ae- » copiez, c’est le dernier vteu d'un mourant,

» l’existence glorieuse et prospère que vous a offre votre atui, votre père encore.

> William Broghill. > Ainsi, le seul homme qui savait le nom de mes parents meurt sans me le révéler.... le voile qui s'était un iusiant soulevé sur le mystère de ma naissance y retombe pour

jamais ! Aies pauvres parents ! je ne

saurai même jamais votru nom !... Oh ! quoi qu'en ail ordonné lord Broghill, je le découvrirai ce nom... ce nom frappé par une proscription impitoyable!... Je le préfère aux titre du puissant favori de Georges 1111 A l’espérance du sort brillant qu'il m'offrait, je préfère ces souvenirs sacrés de misère et de deuil... Au fauteuil de pair d'Angleterre, l'humble rocher, la pierre funèbre où j'irai lire à genoux et eu pleurant le nom de ces pauvres exilés que l’arrêt des partis, du moins, ue pourra pas bannir de mon tueur orphelin ! ( Ici un entend chanter dan» le lointain indistinctement le premier couplet de In ballade de» UedÿaunlUl.) Celte voix...

la signal de W'illie... C’est sir Hcrries qui approche sans doute...

La voix fleWillir se i approche, et l'un entend plu» uisiindteiuent te deuxième couplet.

A son repentir, à sus larmes Son père ne pardonne pa ;

Son, ilrux drapeaux divers, leurs armes Se reneontrent dans les combats; Méconnaissant son tils, lui-mènie, quand, ,ous ses pieds il te foulait.

Le père accomplir i'anarhémo Qui pèsu sur le» Redgaumlct!

Ah! c'est la ballade des Rrdgauntlet !... Qui m'a donc parlé des malheurs de cette famille éteinte?

La voix de W'illie, beaucoup plus près encore, commence le troisième cuuplct.

l.c fer du coursier qui s'emporte Frappe le fit» sur le pavé,

U lui naît un frère qui porto*

Ce fer sanglant au froui gravé.

s ht ne », répétant.

Ce fer sanglant au front gravé.

si Ll if, continuant.

Tous porteront au front de même Ce signe... effroyable reflet Ile cet éternel anathème Qui pèse sur ius Redgauntlet.

ARTHUR. Mou Dieu! mon Dieu!... Mais il me semble! Oui, le seul souvenir d’enfance qui me reste.... une violente dispute entre mes deux parents Et mon père... main-

tenant je me le rappelle... Il me semble qu'il se dessina sur sun frout, au plus fort de sa colère, une empreinte sanglante..,, que je reconnaîtrais si je la voyais encore... Mats rien de précis, rien de distinct.... mille

BBDUAUHTLET.

idées confuses se heurtent, sc détruisent daua nu tète !... Mon Dieu I rendez-moi la mémoire, ou plutôt rcndez-tnoi la raison!... car

je deviens insensé! Mon Dieu! mon

Dieu !. .. ayez pitié de moi !...

AVMVUVW vwtuvtnvu vvvtVtAVW«VWWW»W«VtMWiVWWWt

Page 1