‹ RedgauntletChapitre 130 sur 152 · SUITE DE LA NARRATION · texte numérisé non relu

SUITE DE LA NARRATION

EDGANTLET courut d'abord à la chambre de son neveu. Il ouvrit la porte, entra, et lui demanda ce qu'il avait à faire jetant de bruit?

— Je veux ma liberté, répondit Darsie, trop exaspéré lui- °^Ki^ môme pour que la colore de son oncle pût l'intimider. Je de- G\tP mande ma liberté , et je veux être assuré de la sûreté de mon meilleur ami, d'Alan Fairford, dont je viens d'entendre la voix.

— Votre liberté , vous l'aurez d'ici à une demi-heure j — votre ami aura aussi la sienne en temps opportun , — et il vous sera permis de le voir là où il sera détenu.

— Cela ne me suflit pas. Il faut que je le voie sur-le-champ ; il est ici, et il est en danger à cause de moi seulement. — J'ai entendu des exclamations violentes, — j'ai distingué le cliquetis des épées. Vous ne gagnerez rien sur moi , si je ne suis assuré par mes propres yeux qu'Alan est en sûreté.

— Arthur, mon cher neveu, répliqua Redgantlet, ne me fais pas devenir fou ! Ta propre destinée , — celle de ta maison , — celle de milliers d'hommes, — celle de l'Angleterre elle-même, sont en ce moment en suspens ; et tu n'es préoccupé que de la sûreté d'un insignifiant avocassier !

— Ainsi vous l'avez maltraité ? dit Darsie avec emportement. Je sais que vous l'avez maltraité. Mais en ce cas notre parenté môme ne vous protégera pas !

— Paix, fou ingrat et obstiné! répliqua Redgantlet. Un moment, pourtant. — Vous contentcrez-vous de voir cet Alan Fairford — cet ami si précieux et d'étolTe si délicate — de le voir sain et sauf? — Vous contenter ez-vous , dis-je, de le voir en parfaite sûreté, sans chercher à lui parler ni à entrer en rapport avec lui? En ce cas donnez-moi le bras, et vous, Lilias, donnez-moi aussi le votre. Mais prenez garde, sir Arthur, à la manière dont vous allez vous conduire.

Darsie fut contraint d'ac(iuiescer, sachant bien que son oncle ne lui j)ernietlrait pas une entrevue avec un ami dont il savait avec certitude que l'inlluence contrarierait ses vœux les plus ardents, et satisfait

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