‹ RedgauntletChapitre 151 sur 152 · COUKONNEMENT DE GEORGE III · texte numérisé non relu

COUKONNEMENT DE GEORGE III

Les pafliciilariiés racontées ici sont, naliircllement, lout-à-fait imaginaires, c'est-à-dire qu'elles n'ont d'autre fondement que ce qui pourrait être supposé probable si pareille chose avait en'ectivement eu lieu. Cependant le récit de quelque chose d'analogue circula long-temps et généralement, bien qu'ayant aujourd'hui perdu tout crédit, ceux qui le répandirent, si même ils ne l'inventèrent pas, étant avec la tradition elle même tombés en poussière. Le profond attachement qu'inspira à ses adhérents l'infortunée maison des Stuarts subsista plus long-temps peut-être qu'en aucun autre cas analogue et en aucun autre pays ; et quand la raison fut réduite au silence, quand tout espoir fut détruit par des déceptions réitérées, on eut recours aux simples rêves de l'imagination pour remplir le vide affreux laissé en tant de cœurs. Parmi mainte anecdote produite et mise en circulation à cet effet, la tradition dont il s'agit, bien que dés moins authentiques , n'est pas la moins frappante ; comme excuse de ce qui, dans son récit, pourrait paraître une infraction trop forte aux lois de la probabilité, l'auteur est dans la nécessité de la citer. Il a toujours été dit. quoique avec fort peu d'apparenee de vérité, que lors du couronnement de George IIÏ , quand le champion d'Angleterre Dymock, ou son représentant, apparut dans Westminster-Hall, et, employant le langage de la chevalerie, s'engagea solennellement à soutenir de son corps, en combat singulier, le droit du jeune roi à la couronne d'Angleterre, au moment où il jeta son gantelet comme gage de bataille, une femme inconnue sortit de la foute et releva le gant , laissant en place un autre gage, atèc un papier où il était dit que si l'on accordait un champ loyal de combat , un champion de haut rang et de haute naissance viendrait contester à armes égales la prétention du roi George au trône britannique. L'hisloire, comme nous l'avons dit, est probablement une des nombreuses fictions que l'on fit circuler pour relever le courage abattu du parti. L'incident était cependant possible , en le supposant incité par un motif égal au risque , et on pouvait aisément l'attribuer à un homme du caractère enthousiaste de Rcdgantlet.

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