CHAPITRE y I
avoir à ce qui me regarde. Que je vous aie vu autrefois , cela est certain ; car personne ne peut oublier ce regard , qui semble avoir le pouvoir de pétritier ceux sur qui vous l'arrêtez.
Ce que je venais de dire ne semblait pas mettre le juge de paix fort à l'aise. — IIoI eh! fit-il, il est temps de se mettre en chemin , voisin. Mon cheval a plusieurs milles à faire , et je ne me soucie pas de traverser de nuit les environs. — Tous et moi , monsieur Nicolas, il faut penser à partir.
Le juge avait pris ses gants et cherchait à les mettre à la liàte, pendant que ÏM. Nicolas passait sa houppelande et prenait son fouet. Leur hôte s'elTorçait de les retenir, et parlait de souper et de lits. Tous deux lui faisaient maints remerciements de son invitation, tout en ne paraissant nullement disposés à s'y rendre; et M. le juge de paix Foxley était embarqué sur un océan d'excuses , escortées d'au moins cent hem et d'autant de hé.' eh ! préliminaires, quand Dorcas entra brusquement dans le salon , annonçant un gentleman pour affaires de justice.
— Quel gentleman ? — et qui demande-t-il ?
— Il est arrivé en poste sur les dix doigts de ses pieds , répondit la servante , et il demande à parler à Votre Honneur pour affaires de justice. Je réponds que c'est un gentleman , car il parle latin comme le maître d'école ; mais — oh 1 — il a une drôle de perruque !
La personne ainsi annoncée et dépeinte entra bruyamment dans la salle. — Mais voilà mon papier entièrement plein, et dans ma triste et singulière situation j'ai de quoi remplir une autre feuille de ce qui suivit l'intrusion — devinez de qui , mon cher Alan — de votre burlesque client , — du pauvre Peter Peebles I
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