CHAPITRE XIII
— C'est du poil du chien qui ni"a mordu, poursuivit-il, — du chien qui me mettra en pièces un de ces jours: et pourtant, damné idiot que je suis! il faut toujours que je l'aie à la gorge. Mais, comme dit la vieille chanson — et il se mit à chanter d'une voix agréable .-
« Buvons, buvons, quand nous sommes en vie; Dans l'autre monde on boira froid. «
Tout cela ne guérit pas votre mal de tête , continua-t-ij. Je voudrais avoir quelque chose qui pût vous faire du bien. — Ehl parbleu, nous avons à bord du thé et du café. Je vais ouvrir une caisse ou un sac, et vous en aurez de fait dans un instant. Vous êtes à Tàge où l'op préfère encore cela à quelque chose de plus substantiel.
Fairford le remercia, et lui dit qu'il prendrait volontiers du thé.
Bientôt après on entendit Nanty Ewart qui criait à son mousse : Défoncez cette caisse, — prenez-y votre plein chapeau de thé, sjnge bâtard que vous êtes ; nous pouvons en avoir encore besoin. — Pas de sucre ! — tout a passé au grog , dites-vous ? — est-ce que vous ne pouvez pas en casser un autre pain ? — Et que la chaudière bouille plus vite (jueca, marmot d'enfer!
Grâces à ces ordres énergiques, Nanty put revenir trouver au bout d'un moment son passager, qu'il avait laissé souffrant et épuisé; il apportait une tasse, ou plutôt une pleine canette de thé, car tout se faisait en grand à bord de Jenny la Sauteuse. Alan le but avec avidité, et il en parut tellement soulagé que Nanty Ewart jura qu'il en voulait prendre aussi; seulement il le galonna , ce fut son expression, d'un simple verre d'eau-de-vie '.
• f^oyez la noie H, fin du volume.
300 REDGANTLET.
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