‹ Réductions catalytiques en présence de noir de platineChapitre 22 sur 49 · TT · texte numérisé non relu

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Réfraction moléculaire...

Détermination du poids moléculaire par saponification : Acétate, 5 gr. 03; solution normale de potasse, 2595.

Poids moléculaire. ......

1. Decker et Koch, Ber. d. d. Ch. G., 1905, t: XXX VII, p. 1739. 2. Haller, Comptes rendus, 1899, t. CXX VIII, P. 1293,

En LR,

BeNzZOATE DE PIPÉRONYLE. — L'action directe du chlorure de benzoyle sur l'alcool pipéronylique ne donne que des produits de condensation complexes. Au contraire, la réaction de Baumann conduit à de bons résultats: on obtient ainsi un solide très soluble dans l’éther, l'acétate d'éthyle, la benzine, moins soluble dans l'alcool. Cristallisé dans ce dernier solvant, 1l se présente sous forme de fines aiguilles fondant à 66°.

Détermination du poids moléculaire par saponification :

Benzoate, 4 gr. 542; solution normale de potasse, 1709.

Mrouvé... 253

Poids moléculaire....... L Calculé 256

Réduction de l'aldéhyde cinnamique C°H5 — CH — CH — CHO.

L'aldéhyde cinnamique possédant un chaînon éthylénique, il était à prévoir que la réduction porlerait non seulement sur la fonction aldéhyde mais aussi sur la double liaison. L'hydrogénation de cette aldéhyde conduit, en effet, à l'alcool phénylpropylique CéHSCH2CH2CH2OH. On pouvait penser que l'hydrogénation se ferait peut-être en deux phases, en donnant d'abord soit l’aldéhyde phénylpropylique, soit l'alcool cinnamique et ensuite l'alcool phénylpropylique (").

Si on fixe seulement deux atomes d'hydrogène sur la molécule d'aldéhyde cinnamique, on n'obtient pas un corps unique, mais un mélange d’alcools et d'aldéhydes. En agitant ce mélange avec du bisulfite de soude, on enlève les aldéhydes; on extrait le résidu à l’éther, on chasse le solvant au bain-marie et, en pesant le liquide qui reste, on à la quantité d'alcools formés.

On trouve ainsi que le mélange contient : d'alcools et

: d'aldéhydes.

1. On verra en effet plus loin que, pour certaines cétones éthyléniques (benzylidène-acétone, carvone, ete.), la réduction se fait en plusieurs phases distinctes, ce qui permet d'obtenir les produits intermédiaires si l’on arrête l’hydrogénation en temps opportun.

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Cette méthode, quoique peu précise, est suffisante pour montrer que l'hydrogénation ne se fait pas en deux phases successives : la double liaison et la fonction aldéhyde s’hydrogènent simultanément dans le mélange, la réduction de celle-ci étant un peu plus rapide que celle de la double liaison.

Si on laisse la réduction s'effectuer complètement, il se fixe quatre atomes d'hydrogène et lon obtient l'alcool phénylpropylique avec un rendement d'environ 85 °/..

L'’absorption du gaz est ici beaucoup plus lente que pour les aldéhydes, dont la fonction est directement liée au noyau benzénique : 50 grammes d'aldéhyde cinnamique, dissous dans 190 grammes d’acétate d'éthyle, ont exigé douze heures pour être complètement hydrogénés, la quantité de platine employé étant de 10 grammes. L'alcool ainsi obtenu bout

À 120°-121° SOUS 13 Mm.

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Ce sont là les constantes physiques de l'alcool phényl-

propylique.

En résumé, d’après les maltiples exemples qui précèdent, on voit que la méthode au noir de platine est d'un emploi commode et rapide et qu'elle permet de transformer avec d'excellents rendements les aldéhydes aromatiques en alcools correspondants.

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