LE CHANT DBS MARINS
Où courez-vous ?...Le vent s'élève et le flot roule. U départ soune-t-il ? Vive Dieu! Quelle foule! La grève a des sanglots, mais les deux sont sereins. Vogue, barque!... Écoutez la chanson des marins.
«Au levant qui se rose ont pâli les étoUes;
La brise matinale agite au loin les eaux.
Alerte, les gabiers! Hissez toutes les voiles,
La corvette fuira comme les grands oiseaux.
Sans peur mettons le cap vers un lointai ^ rivage
Adieu, France la grande! Adieu, terre des preux!
Ton nom fera tomber les fers de l'esclav-çe,
Et passer des éclairs sous les bois ténébreux.
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«SPLBTS D'antAN
«Tu berças, vaste mer, notre enfance hardie.
Tes chants nous seront doux sur les bords étrangers
Notre âme de marin ne s'est pas engourdie
Et Dieu qui le sait bien la garde des dangers
Que notre barque, 6 mert comme un champ te laboure!
Ne ressembles-tu pas au sol rude et fécond ?
N'as-tu pas dans ton sein des fruits que l'on savoure >
Et n es-tu pas souvent notre tombeau profond ?
«Maître, mousse, ou gabier, que chacun soit au poste
Le devoir et l'audace achètent le succès.
Par delà l'océan, va, beau navire. Accoste
La terre où genneront, demain, des coeurs français
Ne gémis pas sur nous, vieille France chrétienne.
Si d'une allègre voix nous te disons adieu
Nous voulons te grandir. AUons, quoiqu'U advienne'
Mais qu'avons-nous à craindre avec le Don de Dùu
LA TRAVBRSÉB
Vogue, joli vaisseau! Que le flot sombre écume Que le rocher battu sonne comn.e une enclume,'