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Nage, nage, guerrier! De tes sue«„ ^■
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N.>.e.„a,e. guerrier, Le prix de ta fatigue , ^''■^^'«sangduHurou.
«ois-nous p„pi<^ Esprit du fleuve- Guide sûrement r^os canots
Que d'en haut nul rayon ne pleuve ?our éclairer les sombres flots.
^^^«e. nage, guerrier.- De tes sueur, prodigue, i'ais gémir l'aviron
N^^. nage, guerrier, Le prix ae ta fatigue CestlesangduHuron.
PareUle à l'aile d'un corbeau
On n'entend que l'oiseau qui glane
Quelques poissons donnant surl'eau
LA DESCENTE DBS IHOgUOIS
Nage, nage, guerrier t De tes sueurs prodigue,
Fais gémir l'aviron, Nage, nage, guerrier! Le prix de ta fatigue,
C'est le sang du Huron.
Nos canots volent sur la lame Comme les chevreaux dans les bois:
Ils sont légers comme une flamme Et les flots dansent sous leurs poids.
Nage, nage, guerrier! De tes sueurs prodigue.
Fais gémir l'aviron.
Nage, nage, guerrier. Le p.-ix de ta fatigue.
C'est le sang du Huron.
Passons, car nul feu ne rayonne Dans la ville où dorment les Blancs.
Du haut rocher qu'elle couronne, La nuit a ceinturé les flancs.
Nage, nage, guerrier! De tes siieurs prodijjue.
Fais gémir l'aviron.
Nage, nage, guerrier! Le prix de ta fatigue,
C'est le sang du Huron.
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«BFLETS d'aNTAN
Passons avaiit que l'aube Vive N'éveiUe les flots endonnis.
Passons! Abordons à k rive Où sont cachés nos ennemis,
Nage, nage, guerrier! De tes sueurs prxxligue,
Fais gémir l'aviron.
Nage, nage, guemer! Le prix de ta fatigue.
C'est le sang du Huron.
Vif.
Une troisième nuit roulait des voix funèbres Donnant à leurs canots de vigoureux élans. Enfin les Iroquois, au milieu des ténèbres. Touchaient silencieux, la rive d'Orléans.
Le Huron. retiré sous sa tente d'écorce Rêvmt da^s son sommeil, chasse, amcir et bonheur En perdant, par degrés, sa grandeur et sa forœ U avait oublié la vengeance et la peur
LA DK8CBNTB DBS IROQUOIS
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L'orient resplendit d'une aurore nouveUe; L'alouette chanta le réveil du matin.
Pour entendre la messe, alors, de la chapeUe Les sauvages pieux prirent tous le chemin.
LA FRiàRB DES HUR0N3
Grand Esprit dont la parole Fait rouler cet univers.
Comme une feuille qui vole Sous le souffle des hivers, '''a puissance est admirable, ■ ous t'adorons à genoux.
Prends pitié, Dieu secourable, Prends pitié de nous !
Nos pères, dans l'ignorance.
Ne connurent point ta loi; Ils n'ont pas eu l'espérance, La charité, ni la foi.
WtFLBT» d'aNTAN
Nous, pliM heureux que nos père», Nous t'adorons à genoux.
Prends pitié de nos misères, Prends pitié de nousl
Ta lumière nous éclaire Comme le soleil levant.
Ta parole sait nous plaire Comme les soupirs du vent.
Nous tremblons en ta présence, Nous t'adorons à genoux.
Prends pitié, Dieu de clémence, Prends pitié de nous!
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LA DBRNlàRB HBURB
Mille insectes vêtus de transparents corsages, Luisent comme des fleurs sur le sillon fumant. Traînent à leurs greniers quelques graines sauvages. S'abreuvent de rosée ou gazouillent gâtaient.
JLA DBBCBNTB DBS tHOQUOIS
Le* rameaux <1e U vigne, où circule la sève, Versent l'ombre autour d'eux, sur le champ diaprt. Et le trèfle odorant avec grAce relève. Au milieu du gazon, ton beau front empourpré.
U botivreua, en sifflant une cantate douce,
Vol'j d,' cime en cime, au bord de la forêt;
Ou, pour tisser son nid, cueille des brins de mousse
Emportés p.i;- le vent sur le tiède guérêt.
Les Hurons matineux, que la sueur inonde. Ensemencent leurs champs, sans autre anxiété Que celle de savoir si la gl(\be féconde Sera jaune d'épis au soleil de l'été.
De leur retraite, alors, les Iioquois farouches S'élancent en poussant d'épouvantables cris. La flamme est dans leurs yeux, l'outrage, dans leurs Ils cernent les Hurons désarmés et surpris, [bouches.
Dans cet afifreux combat, c'est l'autour qui se noie Dans le sang généreux des timides agneaux. C'est le tigre altéré qui déchire et qui broie Les cerfs inofïensifs qui boivent aux ruisseaux.
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