‹ Reflets d'antan [microforme]Chapitre 30 sur 33 · IS · texte numérisé non relu

IS

Pousw^ par l'éKolsmc ou l'espoir du succVs, De \ieiu enfants <lu sol, des Canaditns-franvais, Restaient au premier rang de l'armée ennemie. Quand devant eux, là-bas, la mitraille vomie l'ar les mortiers anKlais sur le temple sacré, Broyait le mur bénit ou le frère exécré!

Les nôtres ripostaient hardiment. Leur défense Était aux yeux des grands une damnable offense ; Et l'anathème osait les buriner au front...

Les vieux troupiers rageaient. Ils pressentaient l'affront

D'un vain engagement, d'un échec ridicule.

Et voilà qu'en effet leur bataillon recule...

Coursiers, drapeau, canons, soldats, tout est chaos.

Tout fuit devant le feu de nos jeunes héros!...

Quel espoir dans ton cœur, quel espoir et quel doute,

ô Chénier! à l'aspect de l'étrange déroute!

■■riiTi d'antan

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A ton cri ,1. tri,«„phc. 4 um joyeux tmnnport Te cor.paK-t,.«., t<„„l.A. ^ri^nt .lan. 1» „,.,«

Et tu en... un moment, que le dmit I-cm,«rt.it t

Mai. Colbome étonné. rap,«l«it, exhortait

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U batailLm rompu de. ctu.Is a,rc.s«n.r.

S arrête, «=re/onne. Il a fait v.,ltc. W

L élan est formidable, II veut punir 1 audace

De tous ce. jeune. p,«„ ,^.,,0., agenouillés (rouillé.-

Oui prewent sur leurs conirs Icoirs vie,,,

luurs vieux mousquets

Avec un bnut de KTéle, un éclat de cymbale, r* '*""."* '^°" «'A^iettent «m. le. balle. Et, sou. la voûte, il court, du portique à lautel

Un soufnen.de, un .urne ardent, ul Jr::, Quel on d,ra,t le vol de. démons et de. ange. Et de p,^„„ds soupir, et des sanKlot. étrange. De. tombeaux enfoui. «,u. les dalles de bois Semblent monter. Ce «>„t alors, toute, ce. voix

LA MOIT DK CHANIBR

Avec l'airain qui pleure en travcnant rc»|)ace, Comme l'appel tic» nids quan.l l'Biijlc cruel pnue.

Et l'aigle, il était U! Non. c'était le vautour yui venait d'arrêter «on vol sur l'humble tour. Et le temple, ce nid du Ixm Dieu sur la terre. Allait être meurtri sans pitié dans sa serre! C'était lÀ u revanche. 6 vieil orgueil saxon! Et Ir. friiion de joie après l'âpre frisson.

Et te» enfants tombaient. f> ma pauvre patrie! Il» tombaient, te» enfants, comme l'herbe flétrie Sous l'acier du faucheur, aux jours embrasé» d'août. Ils n'étaient pas vaincus, ils mourraient, c'était tout.

Saura-t-elle jamais, cette docile horde.

La horde des peureux qui vantent la concorde

Et pensent que, pour voir la vertu s'affermir,

Il faut briser le «laive ou Ir laisser dormir ?

Saura-t-clle jamais que sa grandeur future,

Est l'œuvre bien souvent de ces preux d'aventure ?...

mi i

REPLETS d'aNTAN

Au bruit de la mitraille, aw clameurs des boulets S ajoutent tout à coup de siiustres reflets C'est l'incendie. Horrible et douloureux spectacle La voûte où court le feu, sur le saint tabernacle ' Et sur les défenseurs de nos champs opprimés Laisse tomber déjà cent tisons enflammés

Ma.s nen ne ralentit, pourtant, l'ardeur des nôtres. Chémer voit le danger. Il va des uns aux autres

Brave jusqu'à la fin, grand même sans espoir ' Pour les encourager à faire leur devoir Jusqu'à la mort.

Malgré le fer qui les refoule, Heur faut s'échapper du temple qui s'écroule Mettre l'^pée au poing, et comme un tourbillon !=e frayer une route au coeur du bataillon

LA MORT DB CHAniBR

— Suivez-moi, mes amis, clama le patriote. Il s'élfBce déjà...

Mais un Iscariote, Un de ces êtres vils que l'or trouve soumis. Se tenait au milieu des soldats ennemis. Guettant d'un reU cruel sa glorieuse proie. Il voit Chénier qui sort, court, attaque, foudroie Tout ce qui lui résiste et tout ce qui s'enfuit... Il épaule son ■-•^e; une étincelle luit; Et le héros s'affaisse avec ce cri suprême:

— Vive la patrie!

Or, luttant toujours quand même Il se dresse aussitôt sur le sol qu'il rougit; Et s'apprête à tirer.

Alors l'autre rugit.

Bondit à ses côtés, le renverse, l'assomme. Et ce n'est pas assez! Dans sa rage, cet homme Lui fouille ta poitrine, en arrache le cœur. Et le montre sanglant au bataillon vainqueur.

On entendit dans l'air uneplainte étouffée. Quelques gouttes de sang tombèrent du trophée.

REPLBTS d'aNTAN

Comme des pleurs de feu, sur le sol dur et froid. Et l'on dit qu'aussitôt, en ce sinistre endroit, On vit naître une fleur aux ardentes corolles... 0 vous qui m'entendez, retenez mes paroles. Cette fleur qui surgit alors avec fierté, C'est la fleur des martyrs, la sainte liberté!

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