‹ Reflets d'antan [microforme]Chapitre 32 sur 33 · L-étendaKl d'Albion flotte sur notre ville · texte numérisé non relu

L-étendaKl d'Albion flotte sur notre ville

Duhaut de son rocher Chan,plai„. ému. regarde C~ s'est accompli son ^veaudacie^'""' En son bronze superbe il s',.tonne. Les deux ?".^'"r-'*i-''-.-rlecapso,itair Lu: révèlent pourquoi Dieu souvent doTt'se tai:. Pourquo. souvent aussi, sans r^en nous si^r* Malgré nous I, nous «éne où nous devons^:*

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U foule est remuée ainsi qu'au vent d'automne U vague, la moisson, le. bois. Le canon tonne Ecoutez retentir les appels du clocher... Quels navires géants voyons-nous s'approcher! Les gloires d'autrefois ne sont plus disparues Des chevaliers brillants chevauchent dans nos rues bt VOICI que s'avance un envoyé du -oi i Qu'il vienne confiant, qu'il vienne sans effroi- Ce n'est pas sur nos bords que l'âme se déguise Que la haine mûrit, que le poignard s'aiguise; ' Et Québec, il le sait, est un royal séjour.

Béni le souverain qui règne par l'amour La justice est sa loi; sa force est la clémence La liberté qu'ailleurs on rêve dans les fers Sur son empire heureux étend ses rameaux' verts.

Tout est éblouissant sous notre ciel austère Québec, nimbé de flamme, est un nouveau cratère- Le fleuve roule au loin des vagues d'or fondu- '

La nuit a des soleils; et, le sang répandu

Sur le chauve sommet, et plus loin dans les plaines.

Aux jours des grands combats et des amères haines

faemble avou- à jamais empourpré le gazon.

MO

MrLBTI D'ANTAN

Kévetlknt tout à coup l'écho de Thoriion. Des cuivreg «dùmU monte U chwuwn fière. Maint e«^dron«,rpt. C 'est une armée entière Et, ious le rythme dur des sonores sabots. Les guerriers endormis sentent frémir leur^ os.

Dans la rade profonde, au pied de nos falaises, Les navires nombreux, pareils à des fournaises Avec leurs tours de fer où grondent les canons' Les navires puissante qui proclament les noms. L« deux noms immorteU d'Angleterre et de France Mêlent leurs grandes voix à cette exhubérance D'ivresse inattendue et de bruyants transports Le ciel à ces plaisirs semble s'unir alors. Il aUume dans l'air une clarté qui grise. U matière s'éteint et tout s'idéalise.

Tout revêt, il nous semble, un éclat virginal. La terre nous échappe, et, d'un vol triomphal Vers des mondes nouveaux s'élance la pensée. Cela pouvait-U être une ivresse insensée ?

Nous avons sans regret accordé le pardon. Il nov . faut oublier la haine et l'abandon: L'abandon de la France et la haine saxonne. Si l'heure de la paix est bien l'heure qui sonne.

IN CONCOKDIA SALVI

Meurt, ferment de diicorde. Espoir, reprend» ton vol. Peuple né de la France, aime et garde le >ol Qu'à tes aïeux vaillants, Champlain, nouveau Moïse, Au tempe jadis donna. C'est la terre promise.

Québec, sur ton rocher longtemps le voyageur

Viendra dresser sa tente. Il viendra tout songeur.

Pour entendre sonner le clairon des batailles;

Pour saluer aussi les antiques murailles.

Les bronzes glorieux élevés, à la fois.

Aux héros de l'épée, aux héros de la croix!

Pour voir Montmorency, dont le torrent s'écroule

Avec des hurlements que l'éternité roule I

Et nos caps sourcilleux, fiers débris du chaos!

Et rUe de Bacchxis qui sort ivre des flots!

Et pour voir s'entasser en de géantes rides.

Vagues de bleus saphirs, nos belles Laurentides!

Et pour voir la Saint-Charle à son tour accourir.

Et lasse, au pied du roc, soupirer et mourir!

Et le fleuve bercer, riant ou taciturne.

Dans l'ombre ou le soleil, les eaux de sa grande urne!

Et les champs dérouler leur merveilleux tapis

De pâturages verts et de jaunes épis!...

Et devant ce décor que nul ne saurait peindre.

Dans un ravissement qu'aucur ne pourrait feindre,

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